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7 de avril de 2021 Twitter Faceboock

Crise sanitaire
Paris. 400 personnes pour une messe de Pâques sans geste barrières, mais pas de polémique...
Lucien Valduga

Ce week-end de Pâques, plusieurs messes se sont tenues en France, dans le neuvième arrondissement ou dans les milieux traditionalistes à Reims, sans masques ni respect des gestes barrières. Mais les milieux proches de la bourgeoisie semblent peu exposé aux risques des polémiques auxquelles nous ont habitué le gouvernement et la droite ces dernières semaines...

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Crédits photo : capture écran Le Parisien

Tout est parti de la publication d’une vidéo sur Youtube montrant des images de la messe qui s’est tenue à l’église Saint Eugène Sainte-Cécile dans le IXème arrondissement de Paris ce week-end de Pâques. Cette vidéo, reprise par Le Parisien, a été publiée par une personne ayant assisté à l’office et qui a été « hallucinée en assistant à cette messe ».

Et pour cause, près de 400 personnes se sont réunies ce samedi 3 avril pour célébrer la messe de Pâques, sans aucun respect des gestes barrières et de la distanciation sociale. La vidéo est édifiante : pas de masques, des enfants baptisés plongeants leur tête à la suite dans l’eau d’un même baptistère, des hosties distribuées à même la bouche de la main du prêtre sans interruption et sans gel hydroalcoolique. Tout cela pendant quatre heures dans un lieu complètement clos.

Dans le même temps, c’est à Reims qu’une enquête pénale pour « non-respect des gestes barrière en période de pandémie » a été ouverte ce mercredi à la suite d’un article du journal l’Union. Dans celui-ci, un maire ardennais dénonçait la tenue de deux messes traditionalistes pendant ce même week-end de Pâques, qui ont elles aussi été organisées sans aucun respect des mesures sanitaires, des gestes barrières et du port du masque.

Des scènes surprenantes dans une situation où la crise sanitaire a atteint son plus haut niveau de contamination depuis le premier confinement, quelques jours à peine après les annonces du gouvernement de reconfiner partiellement l’ensemble du territoire national et de de fermer les écoles. Or, si Marlène Schiappa a trouvé la scène "inadmissible" et alors force est de constater, deux jours après, le décalage entre la gravité des faits et les réactions médiatiques et gouvernementales à d’autres affaires, de la rave-party de Lieuron qui avait été au coeur de l’actualité pendant plusieurs jours en passant par la fête sur les quais à Lyon.

Comme le montre en ce moment l’affaire Pierre-Jean Chalençon ou encore la vidéo des collaborateurs de la ministre de l’enseignement supérieur Frédéric Vidal en train de faire la fête dans les locaux du ministère en plein couvre-feu, les restrictions sanitaires ne semblent pas s’appliquer de la même façon selon les classes sociales. Dans les messes bourgeoises du IXème arrondissement ou des milieux traditionalistes, on peut sans risquer d’être visé par une polémique tenir de telles cérémonies, comme d’autres se permettent de se réunir, de manger dans des restaurants, de faire la fête, de célébrer, de mettre en danger l’ensemble de la population.

A l’inverse de cette impunité totale, on peut facilement imaginer, dans l’actuelle atmosphère nauséabonde diligentée par le gouvernement, qu’elles auraient pu être les réactions si ces événements avaient eu lieu dans des mosquées et non des églises… Une fois de plus le deux poids deux mesures du gouvernement et des médias est patent.

 
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