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9 de juillet de 2021 Twitter Faceboock

Racisme institutionnel
Islamophobie. Une assesseure voilée comparée à une "chauve-souris" au cabinet du maire PS de Saint-Denis
Enora Lorita

Après des élections départementales et régionales en demi-teinte, quatre élus sortent du groupe à la suite de propos islamophobe du directeur de cabinet de Mathieu Hanotin, Frédéric Bonnot, à l’encontre d’une assesseure voilée. Un nouveau appel à manifester a été lancé pour lundi 12 juillet.

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Rassemblement ce jeudi pour dénoncer les propos islamophobes du directeur de cabinet du maire PS de Saint-Denis. Crédit photo : Le Parisien.

Les propos islamophobes d’un directeur de cabinet font scandale à la Mairie de Saint-Denis

Depuis plusieurs jours, la mairie PS de Saint-Denis est dans la tourmente. En début de semaine, plusieurs adjoints et conseillers municipaux ont annoncé leur démission du groupe majoritaire, après des propos islamophobes du directeur de cabinet municipal de Mathieu Hanotin.

« C’est une chauve-souris qui le fait émarger » : ce sont des propos islamophobes tenus par des membres du cabinet, et notamment par le directeur de cabinet Frédéric Bonnot, qui ont notamment fait scandale. Le jour du premier tour des élections départementales, Jordan Bardella, candidat RN, crée une polémique qui provoque une vague de propos islamophobes en publiant une photo de lui émargeant dans un bureau de vote à Saint-Denis devant une assesseure voilée. Dans une discussion Whatsapp des membres du cabinet de la mairie, l’assesseure est également moquée, lorsqu’une capture d’écran de la photo est partagée : « Je meurs [emoji mort de rire] », écrit l’un des membres. Le directeur de cabinet commente : « En plus c’est une chauve-souris qui le fait émerger ». Des propos islamophobes qui ne passent pas auprès des élus démissionnaires.

Au micro de France Bleu, Brahim Chikhi, élu démissionnaire, a réagi à cet événement qu’il considère comme la « goutte d’eau » de trop : « Moi en tant que fils de ’chauve-souris’, je trouve ça blessant. […] ce directeur de cabinet n’a pas été sanctionné, il n’y a pas eu de rappel. Il y a une sorte d’omerta, tout le monde était au courant mais personne n’osait en parler, mais pour moi on n’a pas sa place à Saint-Denis si on a ce genre d’humour ». Depuis la publication de ces propos, le directeur de cabinet en question ne s’est vu sanctionné que d’une suspension de 3 jours par le maire Mathieu Hanotin

Ces propos sont loin d’être isolés, quelques semaines auparavant, le cabinet du maire PS de Saint-Denis avait déjà tenu des propos réactionnaires, pointant du doigt les populations immigrées suite aux violences policières contre des familles à la Plaine Saint-Denis lors d’une veillée funéraire : « la mairie de Saint-Denis [veillait] au comportement de la police et à calmer les tensions. Elle développe de nombreuses activités, en particulier, cet été pour ces populations qui ne pourront peut-être pas partir dans leur pays d’origine, compte tenu des mesures sanitaires (sic) ».

Ces annonces tombent mal pour le directeur de cabinet de la ville, qui devait bénéficier d’un logement de fonction ce 12 juillet. Habitué à travailler dans des conditions plus que confortables, son salaire exorbitant de 9100 euros brut lorsqu’il travaillait pour Jean-Christophe Cambadélis comme secrétaire général administratif au PS avait déjà fait scandale à l’époque...

Un scandale pour une équipe municipale spécialiste en casse sociale et en répression

Des déclarations qui viennent remettre la lumière sur ces mêmes élus et administrateurs qui veulent organiser une casse sociale sans précédent à la Mairie. En novembre, la majorité PS n’avait pas hésité a réprimer sévèrement une grève sur le temps de travail et les primes touchant tous les services de la Mairie contre la loi Dussopt. Ce sont ces mêmes raisons qui poussent actuellement les éboueurs de Paris à se battre contre la casse du service public

Plus tôt en septembre 2020, la majorité s’était illustrée par l’armement de sa Police municipale en 9mm, LBD et en chiens policiers en pleine offensive sécuritaire du gouvernement. C’était aussi par la mise en place d’un arrêté anti-chicha que le Maire de Saint-Denis débutait son mandat à la rentrée. En réponse à ces décisions réactionnaires, un rassemblement avait été organisé devant le Conseil municipal le jour du vote.

Au-delà des démissions de certains élus, ces propos islamophobes ont provoqué l’indignation sur les réseaux-sociaux. Deux manifestations appelées par des collectifs ont déjà eu lieu mercredi et jeudi soir. Un appel à manifester ce soir et lundi soir pour le Conseil municipal ont été lancés sur les réseaux sociaux pour exiger la démission immédiate du directeur de cabinet.

 
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