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24 de novembre de 2021 Twitter Faceboock

Gestion coloniale
Répression en Guadeloupe : un jeune blessé par balle par la police d’après un témoin
Emile Causs

Cette nuit encore, la police a durement réprimé le mouvement en Guadeloupe. D’après France Info un jeune aurait été blessé par balle aux Abymes. La répression coloniale continue : solidarité !

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[Edit le 28/11/2021 : "Selon les premiers éléments de l’enquête, il ne s’agirait pas d’un impact d’arme à feu mais celui d’un morceau de grenade lacrymogène lancé par les gendarmes qui intervenaient ce soir-là." note finalement France Info]

En ce dixième jour de mobilisation en Guadeloupe la situation reste inchangée : pendant que la mobilisation combative et les barrages se poursuivent, la violente répression de l’État se renforce. Les images de violences policières se multiplient ainsi, comme cette vidéo d’un jeune tabassé par des policiers.

Cette nuit, aux Abymes, des tirs à balles réelles auraient même eu lieu d’après France Info : « Il y a eu des coups de feu, à balles réelles, à Bouliqui, aux Abymes. Aux alentours de 22h00, un manifestant a reçu une balle, à la jambe, dans ce quartier où des dizaines de jeunes ont érigé un barrage et y ont mis le feu. Touché au-dessus du genou, le garçon a été pris en charge par les pompiers et a été conduit à l’hôpital. »

Sur plusieurs vidéos tournées à Bouliqui, on peut en effet voir un jeune homme à terre avec ce qui ressemble à une balle logée au-dessus du genou. Un habitant du quartier témoigne et incrimine les forces de répression : « C’est eux [la police] qui ont brutalisé les jeunes sans poser aucune question […]. Après des balles sont parties - je ne sais pas exactement quel type de balle - mais un jeune est tombé ». Les jeunes n’étaient apparemment pas armés et pour Elias : « ils sont venus [les forces de répressions] pour faire la guerre, alors que les jeunes n’ont rien fait ils ont chargé ».

Sur d’autres vidéos, on peut voir des grenades exploser, tandis que des cadavres de bombes lacrymogènes et de grenades de désencerclement jonchent le sol des rues du quartier de Bouliqui.

Avec la mise en place du couvre-feu, prolongé ce mardi, et l’envoi de forces spéciales - GIGN et RAID -, le gouvernement montre clairement sa gestion coloniale de la crise en appliquant des mesures d’exception et en réprimant violemment le mouvement de révolte contre l’autoritarisme sanitaire de Macron mais aussi contre la précarité et le chômage.

Face à la répression de l’État colonial, l’ensemble des organisations politiques et syndicales du mouvement ouvrier et de la jeunesse doivent apporter leur solidarité au peuple guadeloupéen en lutte.

 
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