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La Izquierda Diario
10 de janvier de 2022 Twitter Faceboock

Violences policières
Ignoble. Des policiers se déchaînent sur une personne atteinte d’autisme à coups de taser et de LBD
Martin Leroye

A Paris, la police s’en est prise violemment à un homme de 29 ans atteint d’autisme, à coup de taser et de LBD. Un énième exemple de violences policières déchaînées.

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Crédits photo : AFP

Le 3 octobre dernier, dans le 11e arrondissement de Paris, un homme de 29 ans atteint d’autisme rentre seul chez lui après une balade avec ses parents. Ne connaissant visiblement pas le code pour rentrer dans l’immeuble, il se met à faire des allers-retours, se frappant la tête avec ses mains. Une voisine qui ne le connaissait pas décide, en voyant la scène, d’appeler la police. Elle racontera plus tard au journal Libération, avoir dit au policier lors de son appel qu’il s’agissait d’un homme qui semblait « avoir des problèmes psy, qu’il a l’air perdu, et qu’il n’a pas l’air agressif », et raconte que, lors de l’arrivé du camion de police, avoir été « impressionné par l’ampleur de l’action face à une menace qui me paraît malgré tout minime pour le moment ». Elle dit aussi avoir tenté d’alerter les policiers, en vain.

Arrivant à cinq ou six, armés de LBD et de taser, les policiers lui hurlent de lâcher ce qu’il a entre les mains -une cuillère-. Si les versions de ce qu’il se passe ensuite divergent, les voisins ayant assisté à la scène semblent unanimes : le trentenaire semblait inoffensif, et semblait ne pas avoir compris ce que lui voulait les policiers. Ces derniers lui tirent dessus à bout portant au LBD et au taser, avant de lui faire plaquage ventral et ce malgré les protestations des voisins, qui racontent également que les policiers ont cherché à justifier cette intervention brutale, évoquant une prétendue « attaque au couteau » de la part du trentenaire qui leur aurait foncé dessus.

Un certificat médical consulté par Libération témoigne des conséquences de cette cette ultra-violence, l’homme est en effet emmené à l’hôpital Saint-Antoine pour : « un impact de LBD au niveau du thorax (tiré à quatre mètres de distance), une plaie de quatre centimètres au menton, légèrement hémorragique, ayant nécessité quatre points de suture, ainsi qu’un corps étranger de type hameçon de PIE logé en cervicale gauche, dont l’extraction a nécessité une intervention chirurgicale sous anesthésie locale et trois points de suture ». En outre, l’avocate de l’affaire, Cosima Ouhioun, note dans 20 minutes que depuis l’affaire : « les infirmières qui le suivent dans le foyer médicalisé où il se trouve ont observé des répercussions psychologiques, il a eu dans les jours qui ont suivi un comportement différent que d’habitude ».

Cette agression de la police, sur un homme n’ayant strictement rien fait d’illégal, montre deux choses : une psychophobie de la part des policiers, n’ayant visiblement pas de problème à exercer une telle violence sur quelqu’un qui semblait visiblement atteint d’autisme. Mais il serait faux de s’arrêter là : bien qu’une enquête ait été ouverte pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique » par le Parquet de Paris c’est bien l’impunité qui règne dans cette institution qui permet aux policiers de se déchaîner puis d’être innocentés. Ce fut le cas après les violences contre un jeune en situation de handicap à Nantes ou encore des violences contre des militants gilets jaunes en fauteuil roulant.

 
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