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La Izquierda Diario
13 de janvier de 2022 Twitter Faceboock

#GrèveDu13Janvier
Suivez en direct la grève des profs, personnels et lycéens contre Blanquer et son protocole

Ce jeudi, le personnel de l’Education Nationale et les lycéens se mobilisent contre la situation catastrophique à l’école en pleine vague Omicron. Une grève inédite pour dénoncer la gestion sanitaire du gouvernement, le manque de moyens structurel et la casse du service public. Suivez en direct la mobilisation nationale avec Révolution Permanente.

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Crédits photo : Sud Education 93

18h00 : fin des manifestations

Après une journée massive de mobilisation dans l’éducation nationale, se pose la question des suites à donner à ce mouvement.

Comme nous l’écrivions dans nos colonnes à mi-journée la question de l’auto-organisation et des assemblées générales ne pourront être évacuées pour préparer les prochaines mobilisations et intensifier le rapport de force. "La tension doit être à encourager les travailleurs de l’éducation nationale à multiplier ce genre d’échéances qui restent pour l’heure minimales et à s’en saisir le plus largement possible. C’est à cette condition que face à la gestion criminelle du gouvernement, il sera possible de mettre en œuvre nos propres protocoles sanitaires et d’organiser le suivi pédagogique au service de la santé des travailleurs et des élèves et de construire une riposte de tous les travailleurs de la première ligne, de l’hôpital à l’éducation nationale".

C’est ce que notait Marion à notre micro : ""On est prêts à reconduire la grève jusqu’à l’obtention de moyens. Le gvt veut rencontrer l’intersyndicale pour refermer cette journée de mobilisation massive [...]Il faut l’étendre à qqs semaines des présidentielles où on entend jamais parler des questions sociales".

Même état d’esprit chez Alexis, AED et militant RP, qui pose la question de la constitution de protocoles par en bas pour sortir de la crise à l’éducation nationale. "Le protocole sanitaire de #Blanquer c’est n’importe quoi, on en a marre de ce ministre qui ns prend pour la garderie du MEDEF, qui lance des offensives islamophobes, contre le wokisme [..] on veut un protocole imposé par en bas par les travailleurs."

Une chose est sûre, la détermination est elle bien présente chez les travailleurs de l’éducation nationale et leurs soutiens.

15h00 : journée inédite de manifestation

À Chambéry, les manifestants se sont retrouvés devant le rectorat. Sifflements, slogans - "profs dans la galère, c’est la faute à Blanquer", "on est là même si Blanquer ne le veut pas nous on est là, pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur" - 2 000 personnes sont présentes pour faire entendre leur colère.

À Nice, la manifestation a une ampleur inédite : "Blanquer, fais tes valises on vient te chercher très vite", "crise sanitaire il faut virer Blanquer" scandent les manifestants.

14h30 : les manifestations s’élancent à Bordeaux, Toulouse, Paris

Après les Assemblées générales, la journée se poursuit avec des cortèges dans toute la France. 8 000 manifestants à Bordeaux, plusieurs milliers à Toulouse : la journée est inédite, particulièrement dans le 1e degré.

À Paris, la manif s’élance au départ du jardin du Luxembourg. "En lutte des classes", "leurs bénéfices, les lycées comme sacrifice", "en grève contre le virus du mépris" peut-on lire sur les pancartes.

13h45 : les assemblées générales appellent à la poursuite de la mobilisation dès jeudi prochain

A l’issue des assemblées générales beaucoup de détermination transparaît de cette première journée de grève. Les AG de Saint Denis, d’Aubervilliers, et de Toulouse ont ainsi appelé à de nouvelles dates de mobilisation dès jeudi prochain et le 27 à participer à la date ide mobilisation nterprofessionnelle.

Interrogé au micro de Révolution Permanente, Thomas professeur des écoles dans le 93 raconte : "C’est en train de craquer partout, il faut continuer à mettre la pression sur le gouvernement le 20 et le 27"

Même état d’esprit chez Marion depuis l’ag d’Aubervilliers : "on ne veut pas fermer la parenthèse de la grève dès ce soir ! C’est une grève historique il faut battre le fer tant qu’il est chaud tout les autres secteurs de la société ont les yeux rivés sur notre mobilisation".

12h15 : une "mobilisation historique" selon les syndicats

La colère à la base ainsi que les premières mobilisations spontanées dans le 93 la semaine dernière le faisaient pressentir, mais au regard des chiffres qui commencent à tomber du côtés des syndicats, il apparaît que le mouvement de grève est très massivement suivi ce jeudi.

Selon le Snes-FSU, il faut même remonter à 2003 pour voir une mobilisation de cette ampleur dans le secteur. Pour le second degré, le syndicat revendique 62% du personnel en grève dans les collèges et lycées. Pour le premier degré, le Snuipp-FSU, parle de 75% de gréviste et d’une école fermée sur deux. A Paris, on dénombre plus de 200 écoles fermées ce matin.

11h30 : les assemblées générales sont toujours en cours

11h : dans le 95 professeurs, parents d’élèves mais aussi chauffeurs de bus et cheminots s’organisent

Dans le 95 les syndicats dénombrent plus de 75% de grévistes. Les travailleurs de l’éducation se réunissent en AG avec la présence et le soutien de parents d’élève, de chauffeurs de bus, de cheminots. Les intervenants dénoncent une situation intenable.

Un parent d’élève s’émeut : "il y a des familles entières touchés par la covid, on en peut plus. Nos enfants se contaminent à l’école. Nous sommes conscients de la maltraitance des enseignants, et nous sommes solidaires avec eux ! ils n’en peuvent plus et ça se répercute sur les apprentissages des enfants."

Un professeur de collège surenchérit : "On ne pouvait pas prévoir la pandémie mais on pouvait prévoir qu’avec des moyens de merde on allait pas réussir à la gérer. On est en grève et organisés. On doit continuer à s’organiser en assemblées générales pour décider de la suite. Il faut parler aux collègues pour être encore plus nombreux."

Et un conducteur de train conclue : " Je félicite les enseignants d’avoir gagné la bataille de l’opinion publique. Vous êtes souvent traités de feignants alors que vous avez des conditions de travail terribles. On est tous concernés, il faut un appel à vous rejoindre ! "

10h00 : les Assemblées Générales du personnel commencent

Partout en France, le personnel de l’Education Nationale est mobilisé. Dans certains départements comme dans le 93, les taux de gréviste montent jusqu’à 80% dans le 1e degré.

En région parisienne, plusieurs AG sont prévues : à Paris, Saint Denis, Bobigny, Aubervilliers, Stains les profs et le personnel s’organisent.

À Toulouse, une centaine de profs s’est réunie en AG. Les taux de gréviste sont importants, plus de 80% de grévistes dans les écoles de Haute-Garonne.

8h00 : les lycéens bloquent, la police réprime

Ce matin tôt, plusieurs lycées étaient bloqués par les lycéens en protestation de la politique de Blanquer depuis la rentrée du 3 janvier. Comme à son habitude, le gouvernement répond par la répression à la colère des jeunes. Le dispositif policier pour casser les blocus est impressionnant.

Particulièrement à Paris, la police violente les lycéens. À Colbert, un policier a même tasé un élève mobilisé pour le contraindre à reculer. À Hélène Boucher, une dizaine de policiers ont violemment débloqué le lycée, poussant les lycéens mobilisés et jetant les poubelles.

À Nantes, la police a même foncé sur la foule de lycéens devant un lycée. Un niveau de répression systématique de la part du gouvernement, qui rappelle en effet les violences policières subies par les lycéens à l’automne 2020 lorsque ceux-ci se mobilisaient pour des protocoles sanitaires décents.

 
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