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La Izquierda Diario
3 de février de 2017 Twitter Faceboock

Etats-Unis
Mobilisation anti-Trump à Berkeley. « Ceci est une guerre »

Suite à l’investiture de Donald Trump, le nouveau président multimillionnaire et raciste, l’université de Berkeley, en Californie (une des universités les plus sélectives et prestigieuses du monde) a été marquée par une forte mobilisation.

Sergio Abraham Méndez Moissen
Dirigeant du MTS (Mexique) et professeur à l’UNAM

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« Les nazis, hors de Berkeley ! »

C’est la visite de Milo Yiannopoulos à l’université de Berkeley qui a déclenché la colère des étudiant(e)s. Connu pour son appartenance au groupe appelé « Droite alternative » et éditeur du site Breitbart, il a été l’un des principaux sympathisants du gouvernement de Donald Trump. Breitbart est célèbre aux Etats Unis pour ses messages antiféministes, racistes et anti-ouvriers. Milo Yiannopoulos est l’un des symboles emblématiques de la pensée réactionnaire portée par le gouvernement de Trump.

Le 30 janvier, Yiannopoulos a publié sur Breitbart une vidéo dans laquelle il soutient la construction du mur entre le Mexique et les Etats-Unis : « Nous nous dirigeons à la frontière pour aider à commencer la construction du mur du président Trump ».

Dans cette vidéo (en anglais) Milo Yiannopoulos explique lors d’une conférence sa position réactionnaire contre l’avortement.

L’importance de ce site et de personnages comme Yiannopoulos pour le gouvernement de Trump est évidente. Steve Bannon, qui est l’un des anciens éditeurs en chef du site, est l’un des nouveaux stratèges de la Maison Blanche.

"Milo Yiannopoulos commence la construction du mur »

Ce mercredi 1er février, la visite de Milo Yiannopoulos à l’Université de Berkeley a conduit à l’édification de barricades, blocage de route, et incendie de cabines téléphoniques, pour protester contre sa venue. Les étudiants et étudiantes ont organisé une manifestation spontanée, qui a obligé les autorités à annuler la conférence où il devait intervenir. On pouvait lire sur les pancartes et banderoles « A mort Trump ! », « Ceci est une guerre », « Non au fascisme ! », « Devenons ingouvernables ». L’université, qui est l’une des plus prestigieuses et sélectives du monde, a déjà connu par le passé de fortes mobilisations, notamment contre la guerre au Viet Nam dans les années 60

Donal Trump a réagi sur Twitter en menaçant de couper les vivres à l’université si la conférence ne pouvait pas se tenir.

Cette mobilisation, de centaines de jeunes, est la preuve que le gouvernement de Trump ne pourra pas suivre un cours tranquille : il devra faire face à une véritable résistance. Les travailleurs mexicains, qui s’affrontent au gouvernement de Peña Nieto, aux déportations et au mur, doivent unifier leurs luttes avec celles de opprimé(e)s de l’autre côté de la frontière.

 
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