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La Izquierda Diario
10 de juillet de 2019 Twitter Faceboock

A bas la caste politicienne et ses privilèges !
Champagne, Homard… Les dîners de château du ministre De Rugy sur le dos du contribuable !
Flo Balletti

Selon les révélations de Mediapart, François De Rugy, actuel ministre de Macron, alors président de l’Assemblée et sa femme auraient organisé aux frais du contribuable une dizaine de dîners privés (parfois avec une vingtaine de convives, ou à l’occasion de la Saint-Valentin) entre octobre 2017 et juin 2018. Il est temps de reprendre l’une des revendications des gilets jaunes : fin des privilèges des élus, salaire équivalent à celui d’un ouvrier qualifié, et mandat révocable.

Link: http://www.revolutionpermanente.fr/Champagne-Homard-Les-diners-de-chateau-du-ministre-De-Rugy-sur-le-dos-du-contribuable

François de Rugy pose au soir de la Saint-Valentin, sourire aux lèvres, devant les dorures de l’hôtel de Lassay
©Médiapart @Montage BFM-TV

« Des homards géants finement préparés en cuisine », sortis de la cave de l’Assemblée « du mouton-rothschild 2004 du centenaire de l’Entente cordiale entre l’Angleterre et la France (au moins 500 euros la bouteille), du Château Cheval Blanc 2001 (550 euros) »... le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, à l’origine des révélations, peint le tableau de quelques mets luxueux offerts aux convives des époux De Rugy entre octobre 2017 et juin 2018. Le tout dans le cadre non moins chatoyant des salons de l’hôtel de Lassay, résidence du président de l’Assemblée nationale. Une vie de château aux frais du contribuable, comme en atteste cette photo de De Rugy, sourire aux lèvres à l’occasion de la Saint-Valentin 2018, posant devant un grand chandelier, des dorures sur les murs, et, sur la nappe, des pétales de rose.

Au delà de ce repas entre amoureux, Médiapart explique que ces dîners regroupaient entre dix et trente invités, appartenant « tous au cercle relationnel et surtout amical de Séverine de Rugy ». Sa femme qui disait il y a peu à Femme actuelle : « Être femme de ministre, c’est être au service de la France. Cela donne des devoirs d’exemplarité. ».

L’entourage du numéro 2 du gouvernement tente tant bien que mal de lui porter secours : « [Les dîners] visaient à répondre à l’exigence de représentation liée à sa fonction auprès de la société civile. ». Les époux quant à eux se défendent grossièrement. D’après Séverine de Rugy, par ailleurs journaliste à Gala, qui assume que la majorité des convives provenait du cercle « amical », « quand vous êtes un homme politique, vous ne pouvez pas vous couper de la société ». Et d’ajouter, « ce n’est pas privé parce qu’en fait, c’est du relationnel qui permet de se mettre au courant et de s’intéresser à ce que font les gens ».

Ne pas se « couper de la société » ? Les invités étaient-ils des mères isolées ? Des ouvriers en trois-huit ? Des chômeurs ? Des jeunes étudiants précaires des quartiers populaires ?

Evidemment, non. L’entourage du ministre évoque des « personnalités, issues du monde économique, médiatique, culturel, scientifique, universitaire ». Bref, une parfaite endogamie entre membres assumés de la bourgeoisie. Il s’agissait ni plus ni moins, aux frais du contribuable de profiter de grands dîners avec des personnalités déconnectées des souffrances d’une population qui arrive de moins en moins à joindre les deux bouts.

François de Rugy, n’est pas à son coup d’essai. Un début de scandale avait éclaté lorsqu’on avait appris que le déjeuner de son mariage, le 17 décembre 2017 avait eu lieu dans le même hôtel. Par ailleurs, à l’été 2018, un article du Parisien faisait état de « curieuses dépenses » : un troisième chauffeur pour « raisons de sécurité » (selon le ministre), ou l’achat d’un vélo elliptique. Certainement pour digérer grands crus et homards ingurgités par son gosier.

Mais penser que l’actuel ministre de l’écologie qui propose de sauver la planète en tombant la cravate est un cas isolé, ne serait que pure naïveté. L’histoire de la Vème République est celle d’élus qui se servent dans les deniers publics pour leurs intérêts personnels, et leur évolution de carrière, on se rappelle notamment de l’affaire « Fillon » qui a rythmé la campagne présidentielle.

Réclamons la fin des privilèges ! Des élus au salaire d’un ouvrier qualifié avec un mandat révocable !

Le train de vie des élus censés nous « représenter » n’a rien de celui de la majorité de la population. De Rugy ou Fillon sont des exemples parmi tant d’autres. Un ouvrier a-t-il la possibilité, avec une rallonge de son patron de s’offrir de grands restaurants en invitant ses amis ou collègues ? Les fonctionnaires ont-ils une enveloppe supplémentaire de l’Etat pour faire du « relationnel » entre amis et mieux penser leur avancement de carrière ? Evidemment, non.

Face à ce quotidien de privilégiés, les candidats se pressent au portillon pour devenir des professionnels de la politique. Alors que c’est l’impunité qui prime pour ces professionnels de la politique, la majorité de la population est soumise à la hausse de la précarité, au chômage de masse, ou à la souffrance au travail. Il n’est pas normal que les élus touchent davantage que la majorité de la population qu’ils sont censés « représenter ».

En ce sens, il est temps de reprendre l’une des revendications des gilets jaunes qui se battent encore aujourd’hui, après quasi huit mois de lutte pour de meilleures conditions d’existence. Pour vivre et arrêter de survivre.

Réclamons la fin des privilèges des élus ! Qu’ils touchent un salaire d’ouvrier qualifié et aient un mandat constamment révocable ! A bas la caste politicienne et ses privilèges !

 
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