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La Izquierda Diario
30 de décembre de 2020 Twitter Faceboock

squat de l’Arche
Un squat écolo attaqué par l’extrême-droite à Paris après une offensive sur les réseaux relayée par LREM
Paul Morao
Nora Pardi

Ce lundi, les occupants de l’Arche, un local dans le 10ème arrondissement, ont subi une attaque de l’extrême-droite. Celle-ci fait suite à une campagne réactionnaire sur les réseaux sociaux contre les militants écolos qui occupent ce local commercial, attribué en 2015 aux propriétaires du Petit Cambodge mais laissé inoccupé depuis. Une campagne relayée entre autres par LREM et l’extrême-droite.

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Crédit Photo : LP/B.H.

Hier, les occupants de l’Arche, squat écolo et solidaire situé rue Jean et Marie Moinon à Paris ont subi une attaque de l’extrême-droite. Dans un communiqué publié ce jour, les occupants racontent : « ce lundi 28 décembre nous avons été attaqués par des militants d’extrême-droite, apposant leurs slogans sur la façade de l’Arche, gazant l’intérieur des locaux et menaçant avec des battes de baseball. » Et pour cause, depuis plusieurs jours le lieu fait l’objet d’une véritable cabale sur les réseaux sociaux.

Etabli depuis novembre, à l’issue de l’action organisée par Youth For Climate Paris et Désobeissance Ecolo dans le quartier Sainte-Marthe [pour se réapproprier les lieux, cette occupation a été lancée par des militants écologistes pour protester contre la gentrification du quartier. Un collectif, l’Arche, s’est constitué pour maintenir l’occupation de ce local commercial, situé près de la place et en travaux depuis 5 ans. Depuis novembre, différentes associations ont investi le lieu pour s’organiser, tandis que différentes activités ont été mises en place comme le « stockage de vêtements » et d’objets à donner, « l’hébergement de personnes SDF » ou encore des repas fournis à « des personnes en difficultés » comme le rapportent les occupants dans leur communiqué.

Ces derniers jours, c’est la publication d’un communiqué des locataires du lieu qui a déclenché une véritable cabale réactionnaire sur les réseaux sociaux. En effet, le local laissé inoccupé depuis 5 ans est loué par les propriétaires du restaurant le Petit Cambodge, ciblé par les attentats de novembre 2015, qui s’étaient vus à l’époque offrir le lieu par la Siemp, un bailleur social de la Ville. Déjà propriétaires de deux établissements, les restaurateurs déplorent de ne pas pouvoir ouvrir ce nouveau restaurant. Leur communiqué publié sur les réseaux sociaux a rapidement été repris sur les réseaux sociaux par l’extrême-droite, fustigeant les squatteurs. Instrumentalisant la mémoire des attentats de novembre 2015, l’extrême-droite en a profité pour lancer une campagne plus large visant l’extrême-gauche et les squatteurs. Une campagne médiatique rappelant l’offensive menée en août dernier autour de l’affaire de Théoule-sur-Mer, en lien avec [l’occupation d’une maison appartenant à des retraités par un couple à la rue.

Comme à l’époque, où le gouvernement en avait profité pour durcir la loi sur les squatteurs, LREM s’est engouffré dans la brèche ouverte par l’extrême-droite. Sur Twitter, la Secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable Olivia Grégoire a ainsi fustigé un élu EELV du 14ème qui a pris la défense des occupants, en évoquant la gentryfication du quartier. De son côté, Ambroise Méjean, membre du bureau exécutif d’En Marche à exhorter à « virer » « vite » les occupants.

De leur côté, les occupants dénoncent l’offensive dont ils font l’objet et l’hypocrisie des politiques et locataires du local. « Ce local n’a jamais accueilli d’activités depuis sa construction en 2015 par la SIEMP, bailleur social de la Ville de Paris. Le Petit Cambodge est propriétaire du local mais il est resté fermé depuis son attribution en décembre 2015. Malgré les relances du conseil de quartier, les habitant.e.s ont toujours été sans réponse » expliquent-ils dans un communiqué.

 
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