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Genres et Sexualités

Violences faites aux femmes

Féminicide. Marche en mémoire de Mariama, défenestrée par son compagnon à Montreuil

Poussée dans le vide par son conjoint après une violente dispute, Mariama, âgée de 32 ans, est décédée dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 décembre. Une marche en son hommage aura lieu mercredi 10 janvier à Montreuil. Mariama a été tuée parce que femme. Un cas qui s’ajoute à la longue liste de féminicides, un fléau en France et ailleurs.

Mariama K., la trentaine, mère d’une petite fille âgée de 2 ans, a trouvé la mort dans la nuit de vendredi à samedi après avoir chuté du 4e étage d’un immeuble de la cité de l’Amitié, dans le quartier Branly-Boissière, à Montreuil. Elle a été battue puis défenestrée du 4ème étage par son conjoint, après une violente dispute, la nuit du vendredi 29 au samedi 30 décembre.

En 2016, plus de quatre-vingt mille victimes ont déposé plainte pour coups et blessures volontaires de la part de leur conjoint ou ex-conjoint, selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). La Délégation aux victimes a recensé 157 homicides au sein d’un couple.

Ce ne sont pas seulement les coups du conjoint mais aussi, chaque jour, les violences verbales, les agressions sexuelles, les discriminations au travail qui exposent à la précarité et à plus de dépendance matérielle… Difficile alors pour nombre de femmes de s’échapper du domicile quand les disputes commencent et tournent mal.

Ce n’est pas un fait divers, il s’agit d’un féminicide

Ce meurtre met en lumière, une fois encore, le grave danger qui pèse sur les femmes victimes de violences conjugales, violences qui se produisent sans distinction sociale, de nationalité et d’âge.

Les féminicides sont l’expression la plus violente d’une société qui enseigne, défend, et distille l’idée qu’il existe une différence de nature et de valeur entre les hommes et les femmes, selon laquelle les hommes sont supérieurs.

Lutter contre les féminicides c’est commencer par lutter pour leur reconnaissance. Qu’il soit reconnu que Mariama, comme tant d’autres, a été tuée parce qu’elle était une femme.

Aux femmes, aux minorités de genre, à toutes les victimes de violences patriarcales, de prendre la tête d’un combat collectif pour qu’il n’y en ait #PasUneDeMoins.

Ce mercredi 10 janvier 2018 à 17h30 à l’appel de plusieurs organisations, aura lieu une marche pour rendre hommage à Mariama et dénoncer les violences faites aux femmes. Départ du numéro 118 de l’avenue du Président-Salvador-Allende, à Montreuil.

Crédits photo : M. FR- le parisien