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Derniers articles

ZEP. Belle mobilisation de l'Education prioritaire

ZEP. Belle mobilisation de l’Education prioritaire

Une longue journée de mobilisation parisienne des lycées de l’éducation prioritaire avec montée sur la capitale de plusieurs délégations. Elle a commencé par une AG qui a fixé le cadre d’une Coordination nationale Touche pas ma ZEP et qui a fini devant les locaux du plateau du troisième débat de la primaire pour interpeller les candidats : les enseignant-e-s et personnels en lutte de l’Education prioritaire n’ont pas économisé leurs forces, jeudi, et ont fait mentir les prévisions d’une ministre qui promet du vent et continue à ne pas voir la réalité du mouvement en jouant la montre. Eux veulent du concret, et tout de suite !

Meeting Poutou à Evry. « Il faut préparer le troisième tour des présidentielles, dans la rue »

Meeting Poutou à Evry. « Il faut préparer le troisième tour des présidentielles, dans la rue »

Lundi dernier, Philippe Poutou s’est rendu dans la ville fief de Manuel Valls pour un meeting de campagne aux côtés de plusieurs syndicalistes du département : Ibrahima Dia (syndicaliste Sud-Santé), Angelique Grosmaire (syndicaliste à la Poste) et Florent Grimaldi (syndicaliste chez Renaud) sont venus défendre la candidature de Philippe Poutou dans la ville préfecture de l’Essonne. Une cinquantaine de personnes s’étaient déplacées pour rencontrer le candidat et débattre des thèmes abordés.

BN. Les salariés mobilisés contre la vente de leur usine

BN. Les salariés mobilisés contre la vente de leur usine

Suite aux déclarations du Figaro révélant que United Biscuits, maison mère de la Biscuiterie Nantaise (BN), et propriété du groupe turc Yildiz depuis 2014, était sur le point d’être vendue, la colère des salariés de l’usine de Vertou (44) s’est à nouveau faite entendre, deux mois après des premières agitations ayant secouées l’usine. Cette annonce a considérablement inquiété les salariés et les syndicats qui, dénonçant le « manque de loyauté et de transparence » de leur actionnaire qui ne donne aucune informations quant à cette possible vente de l’usine, ont réactivé le droit d’alerte et organisé, ce jeudi, une AG, appelant les employés à s’y rendre et à ne pas aller au travail. L’inquiétude de ces travailleurs porte, à juste titre, sur les conséquences sociales néfastes que la vente de l’usine pourrait avoir. En effet ce qui se cache derrière ce rachat, ce sont bien des plans de restructuration, avec licenciements et possibilités de délocalisations.

Non à la fusion des universités toulousaines !

Non à la fusion des universités toulousaines !

Nous relayons ci dessous la pétition en ligne à l’initiative de l’intersyndicale de l’Université du Mirail (FERC-Sup CGT, SNPREES-FO, SNASUB-FSU, SNESUP-FSU UT2J, SUD éduc, Solidaires étudiant-e-s, UET, UNEF) contre le projet de fusion des universités toulousaines.

Marseille. Le NPA avec les Moulins-Maurel contre les coups de bâton du gouvernement !

Marseille. Le NPA avec les Moulins-Maurel contre les coups de bâton du gouvernement !

À quelques semaines de rendre son tablier, le gouvernement PS-Medef vient de franchir un nouveau pas dans l’ignoble. Alors qu’une solution de reprise sérieuse se présente pour ces prochaines semaines, le préfet aux ordres de Hollande-Cazeneuve a envoyé ce matin les CRS évacuer l’usine des Moulins-Maurel à Marseille, une usine occupée depuis trois ans par les salariés qui refusent sa fermeture.

Jeudi, journée de mobilisation nationale de l'Education prioritaire

Jeudi, journée de mobilisation nationale de l’Education prioritaire

AG le matin, à Paris, puis manifestation depuis la Place de la Sorbonne en direction du ministère de l’Education : ni les débats socialistes, ni les fausses promesses de Najat Vallaud-Belkacem ni le froid semblent avoir raison de la colère des enseignants des ZEP qui vont manifester, jeudi, à 13h jusque sous les fenêtres de la ministre.

VIDEO. Les SDF réveillés par la police municipale à Strasbourg

VIDEO. Les SDF réveillés par la police municipale à Strasbourg

Tous les matins, la police municipale de Strasbourg réveille les personnes sans domicile fixe en voiture, empruntant un passage interdit aux véhicules. C’est ce que révèle cette vidéo publiée sur facebook par un militant associatif venant en aide aux SDF. 35 secondes éloquentes. Ceci alors même que les SDF se trouvent dans un espace à l’abris du vent en cette période de grand froid.

Culture de l'austérité. Liquidation de l'ARIAM et disparition du Festival d'île de France

Culture de l’austérité. Liquidation de l’ARIAM et disparition du Festival d’île de France

Le Festival d’île de France, qui existait depuis 40 ans, employait 8 salariés et de nombreux intermittents, est menacé de disparition pure et simple après que ses subventions se sont vues réduites de 68% par l’exécutif du conseil régional. A l’annonce de cette nouvelle mise à mort austéritaire, est venue s’ajouter une autre sous la forme d’une réduction drastique de la subvention de l’ARIAM (association régionale d’intervention et d’actions musicales), synonyme de disparition complète selon le communiqué des salariés de la structure.

Pour aller plus loin

Coup de fil de Trump à Taïwan. Le futur président américain pousse la Chine dans les cordes

Coup de fil de Trump à Taïwan. Le futur président américain pousse la Chine dans les cordes

Donald Trump, qui devrait entrer en fonction début 2017, a décroché son téléphone pour parler directement avec la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, vendredi 2 décembre. Un coup de fil, cependant, qui est loin d’être anodin. Il s’agit d’une rupture complète avec les pratiques diplomatiques de Washington et avec la politique américaine vis-à-vis de l’Asie. Il s’agit également d’un message direct envoyé à Pékin et ses conséquences sont encore à évaluer.

Brève histoire de la Révolution cubaine (II). 59-61, les années décisives

Brève histoire de la Révolution cubaine (II). 59-61, les années décisives

Le Pacte ratifié par Castro à Caracas avec les représentants des principaux partis d’opposition à Batista en juillet 1958 ne prévoit que de timides réformes au niveau économique, notamment en direction des paysans pauvres. Sur le plan politique, l’ensemble des courants s’accordent sur la destitution du dictateur et de toute sa clique, mais à aucun moment il n’est question de tout chambouler. Pour ce qui est de l’armée, elle est même censée rester en place. Néanmoins, la pression des masses, d’un côté, et l’intransigeance des États-Unis, de l’autre, vont faire sauter les limites qui avaient été fixées. Après la première phase de la lutte antidictatoriale, c’est la « révolution par contrecoup », pour reprendre l’expression utilisée par Guevara pour définir le processus en œuvre après 1959.

Brève histoire de la Révolution cubaine (I)

Brève histoire de la Révolution cubaine (I)

« Vous pouvez me condamner, dit le jeune Fidel Castro à ses juges lors de son procès pour l’assaut manqué contre la caserne Moncada de Santiago de Cuba, le 26 juillet 1953, l’Histoire m’absoudra ». L’Histoire n’est pas un tribunal. Elle s’écrit, a posteriori, sur la base de faits objectifs, mais à partir d’un point de vue social. Subjectif. Tout dépend de l’angle d’attaque. Tout dépend de la classe à partir de laquelle on la raconte. Tout est affaire, par la suite, de casting, de montage, de mise en récit, comme dans un film. Les impérialistes ou les renégats de la révolution ont écrit l’histoire cubaine comme on le sait. Le castrisme, au pouvoir, a créé sa propre légende : d’abord à partir de l’épopée des guérilleros barbus de la Sierra Maestra, à l’aune, après 1968, du canon soviétique du socialisme qui n’avait de réel que le nom. Les masses, elles, qui ont écrit la révolution cubaine, en sont comme expropriées. Et pourtant, l’Histoire ne leur a pas donné tort : on a toujours raison de se révolter, contre les puissants, les possédants, les oppresseurs. Ce sont néanmoins ces masses, mobilisées et conscientes, qui sont les grandes absentes des reconstitutions historique qui ont refait florès, dans la presse et les médias, après la disparition du l’ancien chef de l’Etat cubain qui s’est éteint vendredi soir à La Havane. Raison de plus pour reconstruire, de notre point de vue, la trajectoire de la dernière révolution victorieuse du XX° siècle.

Il y a 60 ans, en Hongrie. Les jours où les travailleurs ont défié le stalinisme

Il y a 60 ans, en Hongrie. Les jours où les travailleurs ont défié le stalinisme

La Révolution des Conseils de 1956 en Hongrie est pour ainsi dire une « révolution oubliée ». Une révolution dont la mémoire a été « effacée », bannie. Et d’un certain point de vue c’est compréhensible. Elle n’arrangeait aucun des pouvoirs en place à l’époque (les puissances impérialistes et les bureaucraties staliniennes) ; et elle n’arrange pas les capitalistes aujourd’hui non plus. Car le contenu de la Révolution des Conseils était profondément subversif, révolutionnaire : une révolution ouvrière dans un pays soi-disant « socialiste » contre le pouvoir de la bureaucratie stalinienne locale et « soviétique » mais qui en même temps ne cherchait pas à s’allier aux puissances impérialistes et aux anciennes classes dominantes locales pour restaurer le capitalisme. Au contraire, les insurgés de la révolution hongroise se battaient pour construire un vrai socialisme, dégagé de la bureaucratie et de l’oppression nationale, où les ouvriers, les paysans et les masses opprimées soient les vrais maitres de leur destin et pouvoir.

[VIDEO] Marxisme et anti-racisme, un mariage malheureux ?

[VIDEO] Marxisme et anti-racisme, un mariage malheureux ?

« Le but d’une discussion sur race et classe est celui d’instituer une sorte de perméabilité entre des champs théoriques et également des contextes de lutte qui ont parfois eu historiquement tendance à s’éloigner et à s’opposer » Comment comprendre les conflits ponctuels qui ont pu surgir entre les tenants de la lutte de classe et les mouvement anti-racistes, ou encore les mouvements féministes ? Opposition d’autant plus paradoxale que, comme le dit Selma James dans Sex, Race and class (1975), quand on parle des Noir.e.s et des femmes, on parle également du travail et de l’exploitation. Faisant le constat que ce lien entre exploitation de classe et racialisation/genrisation de l’exploitation n’a pas toujours été reconnu par « la gauche universaliste aveugle » qui s’est souvent désintéressée des mobilisations qui ont pu émerger ces dernières années sur des questions raciales, comment faire en sorte que la gauche révolutionnaire renoue pleinement avec les luttes anti-racistes ? Quelles autonomie et indépendance des combats antiracistes par rapport aux organisations du mouvement ouvrier ?

C’est ainsi qu’a été lancée la discussion sur race et classe introduite par Jamila M. lors de l’Université d’été organisée par les quotidiens en ligne, Révolution Permanente (France),Izquierda Diario(Etat Espagnol) etKlasseGegenKlasse(Allemagne). Une discussion proposant « d’ouvrir une fenêtre » sur des questions souvent mises de côté par les marxistes révolutionnaires et de « faire rentrer de l’air ». Un souffle nouveau pour tenter de dépasser les oppositions actuelles qui clivent l’extrême-gauche et notre camp social, entre lutte de classe et lutte anti-raciste.

Point de vue

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« Mon père, intermittent du spectacle et handicapé, s'est immolé par le feu devant la caisse de retraite »

« Mon père, intermittent du spectacle et handicapé, s’est immolé par le feu devant la caisse de retraite »

Avant même que Coraline n’apprenne que son père, intermittent et handicapé, s’était immolé par le feu ce mercredi 27 avril à Marseille, les médias ont relayé, comme un simple fait-divers, cet acte hautement politique. 20 Minutes titrait ainsi : « Marseille : Il s’immole par le feu en pleine rue ». Pas un média n’a pris le risque de préciser qu’il s’agissait d’un intermittent, alors que les employeurs du secteur du spectacle s’apprêtaient à signer un accord avec les syndicats de la branche. On peut ainsi lire la directrice de la caisse de retraite expliquer qu’il s’agissait « d’un dossier de demande de retraite et d’allocation très classique (…). Il n’y a pas de retard ». On comprend surtout que l’immolation du père de Coraline aurait pu raviver la colère des intermittents mobilisés contre la réforme de leur régime d’allocation. Coraline nous a livré son témoignage qu’elle espère bien être largement entendu.

29 ans, morte asphyxiée sur la chaîne

29 ans, morte asphyxiée sur la chaîne

Encore une mort scandaleuse comme nous en avons tant dénoncé entre nos pages. Celle-ci se passe à la frontière belge, à Neuve-Église, dans l’usine de frites surgelées Clarebout Potatoes.

Melun. La police tire au flash-ball sur une fille de 11 ans

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Ce mardi soir, aux alentours de 20 heures, des échauffourées entre un groupe d’une trentaine de personnes et les forces de l’ordre ont éclaté à Melun (Seine-et-Marne), dans le quartier de Montaigu. Une fille de 11 ans, accompagnée de sa sœur et qui rentrait de chez une amie, a été touchée par deux tirs de Flash-Ball.

Communiqué de soutien à l'étudiant de l'ENS violemment interpellé le 1er mai

Communiqué de soutien à l’étudiant de l’ENS violemment interpellé le 1er mai

Hier avait lieu la manifestation du 1er mai à l’occasion de la journée internationale des travailleurs et travailleuses. Cette journée de mobilisation prenait cette année une tournure particulière puisque depuis bientôt deux mois des centaines de milliers de personnes battent le pavé régulièrement dans toute la France pour exiger le retrait du projet de loi "Travail".

Témoignage de Tamara, l'étudiante mise à terre par un violent coup de pied de CRS

Témoignage de Tamara, l’étudiante mise à terre par un violent coup de pied de CRS

Tamara est cette étudiante en théâtre dont la photo a fait le tour des réseaux sociaux, après qu’elle ait été violemment mise à terre par le coup de pied d’un CRS lors de la manifestation du 14 avril à Paris. Alors qu’elle n’y participait pas elle-même, elle n’a pas échappé à la violence policière qui s’est à nouveau abattue sur les manifestants ce jour-là. Filmée, la scène a scandalisé les internautes. La photo du coup de pied spectaculaire a même fait l’objet de nombreux photomontages.

Pourquoi se suicide-t-on à l'ENS ?

Pourquoi se suicide-t-on à l’ENS ?

Dans un article intitulé « A Normale Sup’, le tabou du suicide des étudiants » le journal en ligne Streetpress essaye de rendre compte du phénomène complexe des suicides à l’Ecole Normale Supérieure. Pourtant, on reste sur notre faim lorsqu’il s’agit de comprendre les raisons profondes qui peuvent pousser des jeunes étudiants d’une école d’élite dont le futur est garanti à se tuer.

« Merci à ZARA d'avoir gâché ma vie »

« Merci à ZARA d’avoir gâché ma vie »

Corinne Bernard, caissière dans un magasin Zara du Luxembourg, avait 37 ans quand elle s’est suicidée, percutée par un train sur les voies de la gare de Thionville. Dans sa voiture, elle laisse un mot à la fois désespéré et accusateur dénonçant ceux qui l’ont poussée à rechercher la mort : « Merci à Zara d’avoir gâché ma vie ». Aujourd’hui ses parents portent plainte devant le TGI de Thionville.

Témoignage. Ils ont osé s'attaquer au défilé du 1er mai

Témoignage. Ils ont osé s’attaquer au défilé du 1er mai

En dehors de l’intox gouvernementale qui tourne en boucle sur Rance 2 (les jeunes sont des casseurs, la manif a été peu suivie, le pays aime la loi travail et ça ne dérange personne d’être obligé de travailler 60 heures par semaine, même si c’est illégal selon les règlementations européennes) la réalité est là : le gouvernement de François Hollande est le premier a avoir fait du défilé du 1er mai une souricière pour les travailleurs.

Témoignage. Lola, 16 ans, reçoit un tir de flashball et passe la nuit aux urgences.

Témoignage. Lola, 16 ans, reçoit un tir de flashball et passe la nuit aux urgences.

Lola est en première STL au lycée Marie Curie à Marseille. Ce 28 avril, elle manifestait aux côtés de ses camarades contre la loi travail. Une manifestation qui s’est terminée, à Marseille comme dans de nombreuses villes, par cette brutalité policière qui sévit depuis le 9 mars à l’encontre de la jeunesse mobilisée. Après avoir reçu en plein ventre ce qui s’apparente à un tir de flashball, Lola a passé la nuit aux urgences. Elle et sa mère ont souhaité témoigner de cette brutalité policière.

État d'urgence : un mois de prison ferme pour 35 minutes de retard

État d’urgence : un mois de prison ferme pour 35 minutes de retard

A Lyon, un jeune homme de 22 ans a été condamné à un mois de prison ferme pour s’être présenté avec 35 minutes de retard au commissariat du 5e arrondissement, où il était convoqué. Déjà assigné à résidence sous l’état d’urgence depuis le 16 novembre, le scandale continue, et c’est désormais en prison que l’homme est assigné pour 35 minutes de retard à un des trois pointages. Armes de guerres, violences policières, répression de la jeunesse, acharnement judiciaire, assignation à résidence sont quelques-unes des armes de l’appareil d’État et de sa police. La prison ferme pour panne de réveil vient maintenant compléter sa panoplie répressive.

Photo de la semaine

Mort de F. Chérèque

Les classes possédantes en deuil. Illustration Damian