RévolutionPermanente

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Derniers articles

 Quand Facebook censure les victimes de violence conjugale. Le combat de la page « Paye Ton Couple »

Quand Facebook censure les victimes de violence conjugale. Le combat de la page « Paye Ton Couple »

Depuis plusieurs jours, Facebook s’obstine à bloquer puis débloquer la page « Paye Ton Couple », créée il y a un an pour recenser les « Témoignages de sexisme et de violence verbale dans toute relation amoureuse ou sexuelle, y compris au sein du couple » - sur le même modèle que le tumblr « Paye ta fac » dont nous avons parlé récemment http://www.revolutionpermanente.fr/Temoignages-sur-le-sexisme-a-l-universite-les-filles-de-toute-facon-vous-ne-finirez-pas-votre Que Facebook ne soit pas neutre, en censurant certains contenus plutôt que d’autres, n’est pas un fait nouveau. Facebook se fait déjà un malin plaisir à décider ce qui est censé être intéressant pour ses utilisateurs, à partir d’algorithmes savamment étudiés. Plus grave encore, les cas de censure de pages ou d’utilisateurs engagés contre les injustices sociales ou pour les droits des opprimés, sont récurrents, tandis que des pages de groupes d’extrême-droite ou incitant à la violence peuvent continuer à proférer leur haine. Rien d’étonnant donc, à ce que le réseau social s’en prenne à une page dénonçant les violences conjugales. Nous apportons notre soutien à la page « Paye ton couple » et saluons le travail mené par ses admins pour porter à la lumière du jour les témoignages de milliers de victimes du patriarcat, un combat que nous partageons et qui nous place résolument du même côté de la barricade. Nous relayons ci-dessous leur témoignage.

« Tintin au pays des soviets » : quand l'escroquerie colorisée remplace l'escroquerie en noir et blanc

« Tintin au pays des soviets » : quand l’escroquerie colorisée remplace l’escroquerie en noir et blanc

La société de droit belge (Casterman et Moulinsart SA), qui exploite commercialement l’œuvre d’Hergé a sorti, ce mercredi 11 janvier, la première version colorisée de « Tintin au pays des soviets ». Avant même que ne se ferme la honteuse exposition « Hergé » du Grand Palais http://www.revolutionpermanente.fr/Exposition-Herge-au-Grand-Palais-le-passe-nazi-et-antisemite-du-papa-de-Tintin-totalement-efface , on assiste à une offensive idéologique des médias français pour présenter comme un chef d’œuvre conservant toute son actualité, la grossière tentative d’Hergé de 1929 - 1930. Ce dernier, sur ordre de son maître à penser, le fasciste abbé Wallez, avait fait paraître dans le journal de la jeunesse, « Le petit vingtième », la première version de « Tintin au pays des soviets ». Violemment anti-communiste, celle-ci n’avait qu’un seul but : imputer les crimes du stalinisme, qui commençaient à être connus à l’étranger à la fin des années 20, au communisme.

De Castries. L'ami de Fillon riche à millions

De Castries. L’ami de Fillon riche à millions

Toucher 5,3 millions d’euros l’année de sa mise à la retraite ? C’est possible. Encore faut-il avoir les relations qu’il faut et une bonne position. C’est le cas du comte Henri de La Croix de Castries, Henri de Castries pour les intimes. L’ex-PDG d’AXA a annoncé son départ anticipé en mars 2016 pour se consacrer pleinement à la campagne de son ami François Fillon. Non sans avoir réalisé, au préalable, quelques transactions.

Marks & Spencer. Le ministère du travail autorise le licenciement d'un syndicaliste alors que la direction veut fermer 7 magasins

Marks & Spencer. Le ministère du travail autorise le licenciement d’un syndicaliste alors que la direction veut fermer 7 magasins

L’entreprise Marks & Spencer avait annoncé le 8 novembre dernier la fermeture d’une centaine de magasins à l’échelle mondiale, dont sept en France. Le même jour, le ministère du travail rouvrait le dossier pour licencier le délégué syndical Seci-Unsa Yasin Leguet - licenciement qui a d’ailleurs été confirmé par le ministère du Travail le 26 décembre. Une manière de faire comprendre à la direction de l’entreprise que ceux-ci peuvent licencier en toute impunité.

A Paris 7, pas d'vacances pour les licences de socio !

A Paris 7, pas d’vacances pour les licences de socio !

Après deux semaines d’examens, et de révisions s’étendant souvent sur une durée au moins deux fois plus longue, tous les étudiants de France bénéficient maintenant d’une période de vacances d’au moins une semaine. Tous ? Pas exactement.

Lignes de couleurs. Les artistes africains-américains de 1865 à nos jours

Lignes de couleurs. Les artistes africains-américains de 1865 à nos jours

Le Musée du Quai Branly propose une reconstruction de l’histoire l’art africain-américain de 1865 à nos jours, à partir des poteries et des céramiques de l’esclave David Drake, surnommé « Dave the potter », jusqu’aux « Black nudes » de Mickalene Thomas en passant par la « Harlem Renaissance » des années 1920, David Hammons, Jean-Michel Basquiat et bien d’autres. Jusqu’au 15 janvier.

Hidalgo frappe fort sur Hollande, Valls et Macron et réaffirme son soutien à Peillon

Hidalgo frappe fort sur Hollande, Valls et Macron et réaffirme son soutien à Peillon

Alors que l’échéance de la primaire à gauche se rapproche à grands pas, la campagne se transforme peu à peu en combat de coqs dans un panier de crabes où chacun essaie de placer ses pions. Anne Hidalgo, maire de Paris, ne déroge pas à la règle. Avec 2022 en ligne de mire, elle mise sur un candidat à la fois proche de ses idées, « un-peu-à-gauche-mais-pas-trop », mais qui n’incarne pas (complètement) l’échec du quinquennat Hollande : Vincent Peillon, ancien ministre de l’Education.

Elections, piège à cons ?

Elections, piège à cons ?

Dans son article du 20 décembre dernier intitulé "La farce électorale, c’est parti !", les camarades de l’OCML Voie Prolétarienne arrive à la conclusion du mot d’ordre général "boycottons les élections". L’objectif de cet article est d’ouvrir un débat avec les camarades, sur la présence des révolutionnaires aux élections qui nous semble, et particulièrement dans la situation actuelle, indispensable.

Pour aller plus loin

Coup de fil de Trump à Taïwan. Le futur président américain pousse la Chine dans les cordes

Coup de fil de Trump à Taïwan. Le futur président américain pousse la Chine dans les cordes

Donald Trump, qui devrait entrer en fonction début 2017, a décroché son téléphone pour parler directement avec la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, vendredi 2 décembre. Un coup de fil, cependant, qui est loin d’être anodin. Il s’agit d’une rupture complète avec les pratiques diplomatiques de Washington et avec la politique américaine vis-à-vis de l’Asie. Il s’agit également d’un message direct envoyé à Pékin et ses conséquences sont encore à évaluer.

Brève histoire de la Révolution cubaine (II). 59-61, les années décisives

Brève histoire de la Révolution cubaine (II). 59-61, les années décisives

Le Pacte ratifié par Castro à Caracas avec les représentants des principaux partis d’opposition à Batista en juillet 1958 ne prévoit que de timides réformes au niveau économique, notamment en direction des paysans pauvres. Sur le plan politique, l’ensemble des courants s’accordent sur la destitution du dictateur et de toute sa clique, mais à aucun moment il n’est question de tout chambouler. Pour ce qui est de l’armée, elle est même censée rester en place. Néanmoins, la pression des masses, d’un côté, et l’intransigeance des États-Unis, de l’autre, vont faire sauter les limites qui avaient été fixées. Après la première phase de la lutte antidictatoriale, c’est la « révolution par contrecoup », pour reprendre l’expression utilisée par Guevara pour définir le processus en œuvre après 1959.

Brève histoire de la Révolution cubaine (I)

Brève histoire de la Révolution cubaine (I)

« Vous pouvez me condamner, dit le jeune Fidel Castro à ses juges lors de son procès pour l’assaut manqué contre la caserne Moncada de Santiago de Cuba, le 26 juillet 1953, l’Histoire m’absoudra ». L’Histoire n’est pas un tribunal. Elle s’écrit, a posteriori, sur la base de faits objectifs, mais à partir d’un point de vue social. Subjectif. Tout dépend de l’angle d’attaque. Tout dépend de la classe à partir de laquelle on la raconte. Tout est affaire, par la suite, de casting, de montage, de mise en récit, comme dans un film. Les impérialistes ou les renégats de la révolution ont écrit l’histoire cubaine comme on le sait. Le castrisme, au pouvoir, a créé sa propre légende : d’abord à partir de l’épopée des guérilleros barbus de la Sierra Maestra, à l’aune, après 1968, du canon soviétique du socialisme qui n’avait de réel que le nom. Les masses, elles, qui ont écrit la révolution cubaine, en sont comme expropriées. Et pourtant, l’Histoire ne leur a pas donné tort : on a toujours raison de se révolter, contre les puissants, les possédants, les oppresseurs. Ce sont néanmoins ces masses, mobilisées et conscientes, qui sont les grandes absentes des reconstitutions historique qui ont refait florès, dans la presse et les médias, après la disparition du l’ancien chef de l’Etat cubain qui s’est éteint vendredi soir à La Havane. Raison de plus pour reconstruire, de notre point de vue, la trajectoire de la dernière révolution victorieuse du XX° siècle.

Il y a 60 ans, en Hongrie. Les jours où les travailleurs ont défié le stalinisme

Il y a 60 ans, en Hongrie. Les jours où les travailleurs ont défié le stalinisme

La Révolution des Conseils de 1956 en Hongrie est pour ainsi dire une « révolution oubliée ». Une révolution dont la mémoire a été « effacée », bannie. Et d’un certain point de vue c’est compréhensible. Elle n’arrangeait aucun des pouvoirs en place à l’époque (les puissances impérialistes et les bureaucraties staliniennes) ; et elle n’arrange pas les capitalistes aujourd’hui non plus. Car le contenu de la Révolution des Conseils était profondément subversif, révolutionnaire : une révolution ouvrière dans un pays soi-disant « socialiste » contre le pouvoir de la bureaucratie stalinienne locale et « soviétique » mais qui en même temps ne cherchait pas à s’allier aux puissances impérialistes et aux anciennes classes dominantes locales pour restaurer le capitalisme. Au contraire, les insurgés de la révolution hongroise se battaient pour construire un vrai socialisme, dégagé de la bureaucratie et de l’oppression nationale, où les ouvriers, les paysans et les masses opprimées soient les vrais maitres de leur destin et pouvoir.

[VIDEO] Marxisme et anti-racisme, un mariage malheureux ?

[VIDEO] Marxisme et anti-racisme, un mariage malheureux ?

« Le but d’une discussion sur race et classe est celui d’instituer une sorte de perméabilité entre des champs théoriques et également des contextes de lutte qui ont parfois eu historiquement tendance à s’éloigner et à s’opposer » Comment comprendre les conflits ponctuels qui ont pu surgir entre les tenants de la lutte de classe et les mouvement anti-racistes, ou encore les mouvements féministes ? Opposition d’autant plus paradoxale que, comme le dit Selma James dans Sex, Race and class (1975), quand on parle des Noir.e.s et des femmes, on parle également du travail et de l’exploitation. Faisant le constat que ce lien entre exploitation de classe et racialisation/genrisation de l’exploitation n’a pas toujours été reconnu par « la gauche universaliste aveugle » qui s’est souvent désintéressée des mobilisations qui ont pu émerger ces dernières années sur des questions raciales, comment faire en sorte que la gauche révolutionnaire renoue pleinement avec les luttes anti-racistes ? Quelles autonomie et indépendance des combats antiracistes par rapport aux organisations du mouvement ouvrier ?

C’est ainsi qu’a été lancée la discussion sur race et classe introduite par Jamila M. lors de l’Université d’été organisée par les quotidiens en ligne, Révolution Permanente (France),Izquierda Diario(Etat Espagnol) etKlasseGegenKlasse(Allemagne). Une discussion proposant « d’ouvrir une fenêtre » sur des questions souvent mises de côté par les marxistes révolutionnaires et de « faire rentrer de l’air ». Un souffle nouveau pour tenter de dépasser les oppositions actuelles qui clivent l’extrême-gauche et notre camp social, entre lutte de classe et lutte anti-raciste.

Point de vue

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Avant même que Coraline n’apprenne que son père, intermittent et handicapé, s’était immolé par le feu ce mercredi 27 avril à Marseille, les médias ont relayé, comme un simple fait-divers, cet acte hautement politique. 20 Minutes titrait ainsi : « Marseille : Il s’immole par le feu en pleine rue ». Pas un média n’a pris le risque de préciser qu’il s’agissait d’un intermittent, alors que les employeurs du secteur du spectacle s’apprêtaient à signer un accord avec les syndicats de la branche. On peut ainsi lire la directrice de la caisse de retraite expliquer qu’il s’agissait « d’un dossier de demande de retraite et d’allocation très classique (…). Il n’y a pas de retard ». On comprend surtout que l’immolation du père de Coraline aurait pu raviver la colère des intermittents mobilisés contre la réforme de leur régime d’allocation. Coraline nous a livré son témoignage qu’elle espère bien être largement entendu.

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Encore une mort scandaleuse comme nous en avons tant dénoncé entre nos pages. Celle-ci se passe à la frontière belge, à Neuve-Église, dans l’usine de frites surgelées Clarebout Potatoes.

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Ce mardi soir, aux alentours de 20 heures, des échauffourées entre un groupe d’une trentaine de personnes et les forces de l’ordre ont éclaté à Melun (Seine-et-Marne), dans le quartier de Montaigu. Une fille de 11 ans, accompagnée de sa sœur et qui rentrait de chez une amie, a été touchée par deux tirs de Flash-Ball.

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Communiqué de soutien à l’étudiant de l’ENS violemment interpellé le 1er mai

Hier avait lieu la manifestation du 1er mai à l’occasion de la journée internationale des travailleurs et travailleuses. Cette journée de mobilisation prenait cette année une tournure particulière puisque depuis bientôt deux mois des centaines de milliers de personnes battent le pavé régulièrement dans toute la France pour exiger le retrait du projet de loi "Travail".

Témoignage de Tamara, l'étudiante mise à terre par un violent coup de pied de CRS

Témoignage de Tamara, l’étudiante mise à terre par un violent coup de pied de CRS

Tamara est cette étudiante en théâtre dont la photo a fait le tour des réseaux sociaux, après qu’elle ait été violemment mise à terre par le coup de pied d’un CRS lors de la manifestation du 14 avril à Paris. Alors qu’elle n’y participait pas elle-même, elle n’a pas échappé à la violence policière qui s’est à nouveau abattue sur les manifestants ce jour-là. Filmée, la scène a scandalisé les internautes. La photo du coup de pied spectaculaire a même fait l’objet de nombreux photomontages.

Pourquoi se suicide-t-on à l'ENS ?

Pourquoi se suicide-t-on à l’ENS ?

Dans un article intitulé « A Normale Sup’, le tabou du suicide des étudiants » le journal en ligne Streetpress essaye de rendre compte du phénomène complexe des suicides à l’Ecole Normale Supérieure. Pourtant, on reste sur notre faim lorsqu’il s’agit de comprendre les raisons profondes qui peuvent pousser des jeunes étudiants d’une école d’élite dont le futur est garanti à se tuer.

« Merci à ZARA d'avoir gâché ma vie »

« Merci à ZARA d’avoir gâché ma vie »

Corinne Bernard, caissière dans un magasin Zara du Luxembourg, avait 37 ans quand elle s’est suicidée, percutée par un train sur les voies de la gare de Thionville. Dans sa voiture, elle laisse un mot à la fois désespéré et accusateur dénonçant ceux qui l’ont poussée à rechercher la mort : « Merci à Zara d’avoir gâché ma vie ». Aujourd’hui ses parents portent plainte devant le TGI de Thionville.

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En dehors de l’intox gouvernementale qui tourne en boucle sur Rance 2 (les jeunes sont des casseurs, la manif a été peu suivie, le pays aime la loi travail et ça ne dérange personne d’être obligé de travailler 60 heures par semaine, même si c’est illégal selon les règlementations européennes) la réalité est là : le gouvernement de François Hollande est le premier a avoir fait du défilé du 1er mai une souricière pour les travailleurs.

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Lola est en première STL au lycée Marie Curie à Marseille. Ce 28 avril, elle manifestait aux côtés de ses camarades contre la loi travail. Une manifestation qui s’est terminée, à Marseille comme dans de nombreuses villes, par cette brutalité policière qui sévit depuis le 9 mars à l’encontre de la jeunesse mobilisée. Après avoir reçu en plein ventre ce qui s’apparente à un tir de flashball, Lola a passé la nuit aux urgences. Elle et sa mère ont souhaité témoigner de cette brutalité policière.

État d'urgence : un mois de prison ferme pour 35 minutes de retard

État d’urgence : un mois de prison ferme pour 35 minutes de retard

A Lyon, un jeune homme de 22 ans a été condamné à un mois de prison ferme pour s’être présenté avec 35 minutes de retard au commissariat du 5e arrondissement, où il était convoqué. Déjà assigné à résidence sous l’état d’urgence depuis le 16 novembre, le scandale continue, et c’est désormais en prison que l’homme est assigné pour 35 minutes de retard à un des trois pointages. Armes de guerres, violences policières, répression de la jeunesse, acharnement judiciaire, assignation à résidence sont quelques-unes des armes de l’appareil d’État et de sa police. La prison ferme pour panne de réveil vient maintenant compléter sa panoplie répressive.

Photo de la semaine

Mort de F. Chérèque

Les classes possédantes en deuil. Illustration Damian