RévolutionPermanente

Site d'information du Courant Communiste Révolutionnaire du NPA

Derniers articles

L'Angleterre de Daniel Blake. L'objectif de Fillon

L’Angleterre de Daniel Blake. L’objectif de Fillon

Dans son dernier film, Moi, Daniel Blake, Ken Loach met en scène l’histoire de la rencontre entre un vieux menuisier au chômage et une jeune mère célibataire, en prise avec la précarité, l’isolement et la brutalité du système d’aide sociale britannique. Derrière la fable dramatique, le réalisateur primé à Cannes dresse le tableau d’une Angleterre meurtrie par des années d’austérité, de chômage et de décomposition des formes d’organisations collectives. Un programme que le nouveau candidat de la droite revendique et se prépare à appliquer en France. Après la vision d’horreur réaliste dressée par le post facebook ayant fait le buzz dernièrement sur « la France de 2020 », un rapide regard de l’autre côté de la Manche, au pays de Daniel Blake, permet de préciser mieux encore ce que nous préparent les classes dominantes pour l’après 2017, entre Thatcher dont il se revendique plus par son énergie et sa volonté d’aller vite et le programme politique mixte d’un Schröder saupoudré d’un zeste de Cameron.

Qui est Bruno Le Roux, le nouveau premier flic de France ?

Qui est Bruno Le Roux, le nouveau premier flic de France ?

La continuité. Pour remplacer Bernard Cazeneuve, nommé à Matignon, François Hollande a choisi l’un de ses lieutenants les plus fidèles pour lui succéder place Beauvau. Bruno Le Roux, député de Seine-Saint-Denis, a été nommé « premier flic de France » ce mardi 6 décembre. Il occupait depuis le début du quinquennat un poste stratégique, celui de président du groupe PS à l’Assemblée. Pur produit du PS, et presque une caricature de soutien à Hollande, on peut être sûr d’une chose : la police reste en de bonne main. Retour sur les faits d’armes sécuritaires de Bruno Le Roux.

Bernard Cazeneuve à Matignon. Petit portrait de l'homme le plus sinistre de la République

Bernard Cazeneuve à Matignon. Petit portrait de l’homme le plus sinistre de la République

L’annonce de la candidature de Manuel Valls suite au désistement de François Hollande a engendré un remaniement ministériel pour les quelques mois qui vont suivre. Signe de la crise de régime que la Vème République traverse, la candidature du Premier ministre aux primaires de la gauche a contraint Hollande à un remaniement. C’est donc vers son homme de main du quinquennat qu’il s’est tout naturellement tourné : Bernard Cazeneuve. En effet, l’ancien ministre de l’intérieur, désormais s’est illustré ces cinq dernières années par son zèle au service du tournant bonapartiste du régime.

Vidéo-Replay. Revoir la Conférence "Trump à la Maison Blanche" animée par Révolution Permanente

Vidéo-Replay. Revoir la Conférence "Trump à la Maison Blanche" animée par Révolution Permanente 

Ce vendredi soir se tenait à la librairie Résistances la version « parisienne » de la conférence-débat « Trump à la Maison Blanche : Où vont les Etats-Unis ? Où va le monde ? » , organisée en simultané avec d’autres villes par Révolution Permanente. Près de 80 participants ont assisté à la conférence introduite par Juan Chingo, journaliste spécialisé en économie et politique internationale et Sean Matewan, correspondant à Paris du quotidien numérique Left Voice. Le débat était animé par Daniela Cobet, membre du Comité exécutif du NPA et et du comité de rédaction de Révolution Permanente.

Rouen. Un sans abri retrouvé mort depuis plus de 2 mois.

Rouen. Un sans abri retrouvé mort depuis plus de 2 mois.

Comme toujours, c’est dans la catégorie « faits divers » que l’on retrouve ce genre d’information, c’est dire l’importance qu’on lui accorde. Pire cette fois, le fait est jugé tellement « d’hiver », que la mort de celui qui dormait quotidiennement dehors est considérée à première vue comme étant « d’origine naturelle ». Succomber à l’une des formes d’exclusion sociale la plus extrême relèverait du normal. Le capitalisme est bel et bien la jungle du plus fort.

Une première victoire : après un mois de rétention, l'étudiant de Paris 8 enfin libre !

Une première victoire : après un mois de rétention, l’étudiant de Paris 8 enfin libre !

Depuis plus d’un mois désormais, Syll, étudiant en deuxième année de Philosophie à l’université de Paris 8 Vincennes-St-Denis était détenu au centre de rétention administrative de Vincennes. Menacé de se faire expulser du pays, il n’a pu contacter ses camarades de classe qu’après dix jours seulement. A l’initiative de RUSF Paris 8 et Solidaires-Etudiant.e.s Paris 8, un élan de soutien a pu se mettre en place directement.

Ayele licenciée pour avoir perdu son bébé : la CGT interpelle les ministres

Ayele licenciée pour avoir perdu son bébé : la CGT interpelle les ministres

Ayele a 33 ans. Elle est caissière. Le 8 juin 2016, à 4 mois et demi de grossesse, elle rompt la poche des eaux au travail en portant une pastèque sur le tapis de caisse. Un accident de travail, fatal pour son bébé. A peine un mois après son retour au travail, la direction la licencie sous prétexte d’erreurs de caisse. C’est dans ce contexte qu’une mobilisation a réuni 5000 personnes pour exiger sa réintégration, tandis qu’une pétition portant la même revendication a ensuite recueilli plus de 6 000 signatures sur Internet en l’espace de quelques jours. Pour continuer à faire pression alors même que la direction de l’enseigne s’est refusée à tout commentaire, la CGT a interpellé par courrier Laurence Rossignol, secrétaire d’Etat aux droits des femmes, et Myriam El Khomri, ministre du Travail. Dans son courrier, la CGT demande aux ministres de diligenter une enquête de l’Inspection du travail, sur la vidéosurveillance à l’œuvre au sein du magasin et les circonstances dans lesquelles l’ancienne caissière a perdu son bébé.

Pour aller plus loin

Coup de fil de Trump à Taïwan. Le futur président américain pousse la Chine dans les cordes

Coup de fil de Trump à Taïwan. Le futur président américain pousse la Chine dans les cordes

Donald Trump, qui devrait entrer en fonction début 2017, a décroché son téléphone pour parler directement avec la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, vendredi 2 décembre. Un coup de fil, cependant, qui est loin d’être anodin. Il s’agit d’une rupture complète avec les pratiques diplomatiques de Washington et avec la politique américaine vis-à-vis de l’Asie. Il s’agit également d’un message direct envoyé à Pékin et ses conséquences sont encore à évaluer.

Brève histoire de la Révolution cubaine (II). 59-61, les années décisives

Brève histoire de la Révolution cubaine (II). 59-61, les années décisives

Le Pacte ratifié par Castro à Caracas avec les représentants des principaux partis d’opposition à Batista en juillet 1958 ne prévoit que de timides réformes au niveau économique, notamment en direction des paysans pauvres. Sur le plan politique, l’ensemble des courants s’accordent sur la destitution du dictateur et de toute sa clique, mais à aucun moment il n’est question de tout chambouler. Pour ce qui est de l’armée, elle est même censée rester en place. Néanmoins, la pression des masses, d’un côté, et l’intransigeance des États-Unis, de l’autre, vont faire sauter les limites qui avaient été fixées. Après la première phase de la lutte antidictatoriale, c’est la « révolution par contrecoup », pour reprendre l’expression utilisée par Guevara pour définir le processus en œuvre après 1959.

Brève histoire de la Révolution cubaine (I)

Brève histoire de la Révolution cubaine (I)

« Vous pouvez me condamner, dit le jeune Fidel Castro à ses juges lors de son procès pour l’assaut manqué contre la caserne Moncada de Santiago de Cuba, le 26 juillet 1953, l’Histoire m’absoudra ». L’Histoire n’est pas un tribunal. Elle s’écrit, a posteriori, sur la base de faits objectifs, mais à partir d’un point de vue social. Subjectif. Tout dépend de l’angle d’attaque. Tout dépend de la classe à partir de laquelle on la raconte. Tout est affaire, par la suite, de casting, de montage, de mise en récit, comme dans un film. Les impérialistes ou les renégats de la révolution ont écrit l’histoire cubaine comme on le sait. Le castrisme, au pouvoir, a créé sa propre légende : d’abord à partir de l’épopée des guérilleros barbus de la Sierra Maestra, à l’aune, après 1968, du canon soviétique du socialisme qui n’avait de réel que le nom. Les masses, elles, qui ont écrit la révolution cubaine, en sont comme expropriées. Et pourtant, l’Histoire ne leur a pas donné tort : on a toujours raison de se révolter, contre les puissants, les possédants, les oppresseurs. Ce sont néanmoins ces masses, mobilisées et conscientes, qui sont les grandes absentes des reconstitutions historique qui ont refait florès, dans la presse et les médias, après la disparition du l’ancien chef de l’Etat cubain qui s’est éteint vendredi soir à La Havane. Raison de plus pour reconstruire, de notre point de vue, la trajectoire de la dernière révolution victorieuse du XX° siècle.

Il y a 60 ans, en Hongrie. Les jours où les travailleurs ont défié le stalinisme

Il y a 60 ans, en Hongrie. Les jours où les travailleurs ont défié le stalinisme

La Révolution des Conseils de 1956 en Hongrie est pour ainsi dire une « révolution oubliée ». Une révolution dont la mémoire a été « effacée », bannie. Et d’un certain point de vue c’est compréhensible. Elle n’arrangeait aucun des pouvoirs en place à l’époque (les puissances impérialistes et les bureaucraties staliniennes) ; et elle n’arrange pas les capitalistes aujourd’hui non plus. Car le contenu de la Révolution des Conseils était profondément subversif, révolutionnaire : une révolution ouvrière dans un pays soi-disant « socialiste » contre le pouvoir de la bureaucratie stalinienne locale et « soviétique » mais qui en même temps ne cherchait pas à s’allier aux puissances impérialistes et aux anciennes classes dominantes locales pour restaurer le capitalisme. Au contraire, les insurgés de la révolution hongroise se battaient pour construire un vrai socialisme, dégagé de la bureaucratie et de l’oppression nationale, où les ouvriers, les paysans et les masses opprimées soient les vrais maitres de leur destin et pouvoir.

[VIDEO] Marxisme et anti-racisme, un mariage malheureux ?

[VIDEO] Marxisme et anti-racisme, un mariage malheureux ?

« Le but d’une discussion sur race et classe est celui d’instituer une sorte de perméabilité entre des champs théoriques et également des contextes de lutte qui ont parfois eu historiquement tendance à s’éloigner et à s’opposer » Comment comprendre les conflits ponctuels qui ont pu surgir entre les tenants de la lutte de classe et les mouvement anti-racistes, ou encore les mouvements féministes ? Opposition d’autant plus paradoxale que, comme le dit Selma James dans Sex, Race and class (1975), quand on parle des Noir.e.s et des femmes, on parle également du travail et de l’exploitation. Faisant le constat que ce lien entre exploitation de classe et racialisation/genrisation de l’exploitation n’a pas toujours été reconnu par « la gauche universaliste aveugle » qui s’est souvent désintéressée des mobilisations qui ont pu émerger ces dernières années sur des questions raciales, comment faire en sorte que la gauche révolutionnaire renoue pleinement avec les luttes anti-racistes ? Quelles autonomie et indépendance des combats antiracistes par rapport aux organisations du mouvement ouvrier ?

C’est ainsi qu’a été lancée la discussion sur race et classe introduite par Jamila M. lors de l’Université d’été organisée par les quotidiens en ligne, Révolution Permanente (France),Izquierda Diario(Etat Espagnol) etKlasseGegenKlasse(Allemagne). Une discussion proposant « d’ouvrir une fenêtre » sur des questions souvent mises de côté par les marxistes révolutionnaires et de « faire rentrer de l’air ». Un souffle nouveau pour tenter de dépasser les oppositions actuelles qui clivent l’extrême-gauche et notre camp social, entre lutte de classe et lutte anti-raciste.

Point de vue

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« Mon père, intermittent du spectacle et handicapé, s'est immolé par le feu devant la caisse de retraite »

« Mon père, intermittent du spectacle et handicapé, s’est immolé par le feu devant la caisse de retraite »

Avant même que Coraline n’apprenne que son père, intermittent et handicapé, s’était immolé par le feu ce mercredi 27 avril à Marseille, les médias ont relayé, comme un simple fait-divers, cet acte hautement politique. 20 Minutes titrait ainsi : « Marseille : Il s’immole par le feu en pleine rue ». Pas un média n’a pris le risque de préciser qu’il s’agissait d’un intermittent, alors que les employeurs du secteur du spectacle s’apprêtaient à signer un accord avec les syndicats de la branche. On peut ainsi lire la directrice de la caisse de retraite expliquer qu’il s’agissait « d’un dossier de demande de retraite et d’allocation très classique (…). Il n’y a pas de retard ». On comprend surtout que l’immolation du père de Coraline aurait pu raviver la colère des intermittents mobilisés contre la réforme de leur régime d’allocation. Coraline nous a livré son témoignage qu’elle espère bien être largement entendu.

29 ans, morte asphyxiée sur la chaîne

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Encore une mort scandaleuse comme nous en avons tant dénoncé entre nos pages. Celle-ci se passe à la frontière belge, à Neuve-Église, dans l’usine de frites surgelées Clarebout Potatoes.

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Communiqué de soutien à l’étudiant de l’ENS violemment interpellé le 1er mai

Hier avait lieu la manifestation du 1er mai à l’occasion de la journée internationale des travailleurs et travailleuses. Cette journée de mobilisation prenait cette année une tournure particulière puisque depuis bientôt deux mois des centaines de milliers de personnes battent le pavé régulièrement dans toute la France pour exiger le retrait du projet de loi "Travail".

Témoignage de Tamara, l'étudiante mise à terre par un violent coup de pied de CRS

Témoignage de Tamara, l’étudiante mise à terre par un violent coup de pied de CRS

Tamara est cette étudiante en théâtre dont la photo a fait le tour des réseaux sociaux, après qu’elle ait été violemment mise à terre par le coup de pied d’un CRS lors de la manifestation du 14 avril à Paris. Alors qu’elle n’y participait pas elle-même, elle n’a pas échappé à la violence policière qui s’est à nouveau abattue sur les manifestants ce jour-là. Filmée, la scène a scandalisé les internautes. La photo du coup de pied spectaculaire a même fait l’objet de nombreux photomontages.

Pourquoi se suicide-t-on à l'ENS ?

Pourquoi se suicide-t-on à l’ENS ?

Dans un article intitulé « A Normale Sup’, le tabou du suicide des étudiants » le journal en ligne Streetpress essaye de rendre compte du phénomène complexe des suicides à l’Ecole Normale Supérieure. Pourtant, on reste sur notre faim lorsqu’il s’agit de comprendre les raisons profondes qui peuvent pousser des jeunes étudiants d’une école d’élite dont le futur est garanti à se tuer.

« Merci à ZARA d'avoir gâché ma vie »

« Merci à ZARA d’avoir gâché ma vie »

Corinne Bernard, caissière dans un magasin Zara du Luxembourg, avait 37 ans quand elle s’est suicidée, percutée par un train sur les voies de la gare de Thionville. Dans sa voiture, elle laisse un mot à la fois désespéré et accusateur dénonçant ceux qui l’ont poussée à rechercher la mort : « Merci à Zara d’avoir gâché ma vie ». Aujourd’hui ses parents portent plainte devant le TGI de Thionville.

Témoignage. Ils ont osé s'attaquer au défilé du 1er mai

Témoignage. Ils ont osé s’attaquer au défilé du 1er mai

En dehors de l’intox gouvernementale qui tourne en boucle sur Rance 2 (les jeunes sont des casseurs, la manif a été peu suivie, le pays aime la loi travail et ça ne dérange personne d’être obligé de travailler 60 heures par semaine, même si c’est illégal selon les règlementations européennes) la réalité est là : le gouvernement de François Hollande est le premier a avoir fait du défilé du 1er mai une souricière pour les travailleurs.

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Témoignage. Lola, 16 ans, reçoit un tir de flashball et passe la nuit aux urgences.

Lola est en première STL au lycée Marie Curie à Marseille. Ce 28 avril, elle manifestait aux côtés de ses camarades contre la loi travail. Une manifestation qui s’est terminée, à Marseille comme dans de nombreuses villes, par cette brutalité policière qui sévit depuis le 9 mars à l’encontre de la jeunesse mobilisée. Après avoir reçu en plein ventre ce qui s’apparente à un tir de flashball, Lola a passé la nuit aux urgences. Elle et sa mère ont souhaité témoigner de cette brutalité policière.

État d'urgence : un mois de prison ferme pour 35 minutes de retard

État d’urgence : un mois de prison ferme pour 35 minutes de retard

A Lyon, un jeune homme de 22 ans a été condamné à un mois de prison ferme pour s’être présenté avec 35 minutes de retard au commissariat du 5e arrondissement, où il était convoqué. Déjà assigné à résidence sous l’état d’urgence depuis le 16 novembre, le scandale continue, et c’est désormais en prison que l’homme est assigné pour 35 minutes de retard à un des trois pointages. Armes de guerres, violences policières, répression de la jeunesse, acharnement judiciaire, assignation à résidence sont quelques-unes des armes de l’appareil d’État et de sa police. La prison ferme pour panne de réveil vient maintenant compléter sa panoplie répressive.

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Sous Cazeneuve, la police n’a plus besoin de se justifier pour gazer, casser et mutiler. Illustration : Damian