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Derniers articles

Montebourg. Entre Mélenchon et Varoufakis, mais résolument light

Montebourg. Entre Mélenchon et Varoufakis, mais résolument light

Avec la fin de l’été, tout le monde sort du bois, en vue des présidentielles du printemps prochain. A droite, sans que cela ne soit réellement une surprise, mais avec un coup de barre encore plus à tribord, c’est Sarkozy qui vient d’officialiser sa candidature aux primaires avec un nouvel opus, Tout pour la France. Du côté des anciens ministres de Hollande, Benoît Hamon a ouvert la danse, suivi de Cécile Duflot, pour les écolos, talonnés de près, ce dimanche, par Arnaud Montebourg. Le plus frondeur des frondeurs, qui, jusqu’à hier, était vice-président du conseil de surveillance de Habitat, devait annoncer des solutions absolument décapantes. Au final, le programme de « Projet France » est à la gauche ce qu’un canapé en faux-cuir est à un salon design.

Foxconn. Des ouvriers chinois meurent pour construire des iPhones

Foxconn. Des ouvriers chinois meurent pour construire des iPhones

76 heures par semaine, des rythmes de production infernaux : il ne fait pas bon travailler chez Foxconn, leader taïwanais spécialisé dans la fabrication de produits électroniques, surtout implanté en Chine. Pour les jeunes ruraux qui sont intégrés aux chaînes dans les usines du groupe, les conditions de travail sont inhumaines, poussant certains au suicide.

5 bonnes raisons pour ne pas acheter le dernier bouquin de Sarko

5 bonnes raisons pour ne pas acheter le dernier bouquin de Sarko

Depuis son retour politique en 2014, « pas forcément pour être candidat en 2017 », selon lui, on s’y attendait pourtant. C’est chose faite. L’ex-président (2007-2012) annonce sa candidature en publiant ce mercredi un livre-programme "Tout pour la France". Par les thèmes développés, Sarko compte bien marcher sur les plates-bandes du FN. Et poursuivre l’offensive sociale en cours. Voici 5 bonnes raisons (entre autres) pour ne pas prendre la peine d’acheter le dernier bouquin de Sarkozy (si tant est que certains étaient tentés…)

Burkini : depuis quand c'est à l'Etat de nous libérer ?

Burkini : depuis quand c’est à l’Etat de nous libérer ?

Si la grande majorité des affirmations et positions en faveur de l’interdiction du burkini sur les plages a été justifiée de façon honteuse, faisant le lien avec l’état d’urgence et la lutte contre le terrorisme, assimilant de fait la religion musulmane au terrorisme dans un contexte d’islamophobie grandissante, une autre partie des soutiens à cette interdiction s’est basée sur des arguments de matrice féministe. L’interdiction du burkini serait, d’après ces arguments, une manière de lutter pour les droits des femmes, et en l’occurrence, pour le droit à disposer de leur corps, à s’habiller comme elles le souhaitent et à s’émanciper de la domination patriarcale exercée par leur père, leur mari, leurs frères. Cette question rejoue les débats ayant eu lieu lors de la mise en place de la loi contre le port du voile à l’école en 2004, qui avait divisé et divise encore le mouvement féministe en France. Mais peut-on réellement lutter pour le droit des femmes à disposer de leur corps par une interdiction ? Peut-on lutter contre des normes imposées par les institutions religieuses par la répression étatique ? 

Gaziantep. Massacre lors d'un mariage kurde

Gaziantep. Massacre lors d’un mariage kurde

50 morts et plus de 70 blessés, c’est le bilan provisoire qui ressort de l’attentat commis à Gaziantep, dans le Sud-est de la Turquie, à la frontière du Rojava syrien, en pleine fête de mariage kurde. Il ne fait guère de doute que c’est Daech qui a perpétré l’attentat, mais derrière l’Etat islamique, l’Etat turc n’est jamais loin.

Crise du PS, primaire à gauche, Hamon et Montebourg en embuscade

Crise du PS, primaire à gauche, Hamon et Montebourg en embuscade

Après avoir remporté les élections en 2012, l’institution PS est aujourd’hui en crise profonde. Entre fonte des effectifs, rejet profond et guerre des chefs déjà en marche, l’élection de 2017 pourrait s’annoncer, sauf surprise des « frondeurs », comme une véritable déroute pour le parti gouvernemental.

Poésie. C'est un joli mot, « Camarade »

Poésie. C’est un joli mot, « Camarade »

C’est un joli mot « CAMARADE », Celui que Ferrat proclamait. Ici pas de nobles ou de grades, même les anciens sont tutoyés. Bien sûr, il y a des engueulades, car les caractères sont trempés. Mais si l’un de nous est malade, tout le groupe est préoccupé. Colleurs d’affiches par nuits froides, tractant avec les mains gelées. Pour leurs idées, pas d’incartade, rien ne pourra les arrêter. Il y a les soirées « embrassade », celles des victoires tant convoitées. Souvent suivi de jours maussades, si l’idéal est dévoyé. Mais de pouvoir en barricades, quand le chemin est parsemé, de mains serrés et d’accolades, il n’y a rien à regretter. C’est un joli mot « CAMARADE », tellement que Ferrat est plagié. Et quand je vois cette mascarade, je cherche à le réanimer.

Pour aller plus loin

L'antipolitique autonome et ses illusions

L’antipolitique autonome et ses illusions

Dans un texte du 24 janvier, très ancien à l’aune de la temporalité propre à la lutte des classes et ses accélérations, que trois gros mois de combat contre la loi Travail ont incarné, Julien Coupat et Eric Hazan proposaient une « invitation au voyage » en appelant à un « processus destituant » pour la période à venir, tout particulièrement contre la polarisation programmée autour du rituel pseudo-démocratique de la présidentielle de 2017. Coupat, en compagnie de Mathieu Burnel, est revenu récemment, le 13 juin dans une interview donnée à Mediapart, à l’aune cette fois de ce printemps, sur cette idée de « destitution ». Nous partons ici de ces textes pour discuter certains aspects des courants autonomes qui ont constitué jusqu’ici une des composantes de ce printemps de combat contre la loi travail, en particulier dans la jeunesse.

Un tournant majeur dans la situation politique française. Entretien avec Stathis Kouvélakis

Un tournant majeur dans la situation politique française. Entretien avec Stathis Kouvélakis

Stathis Kouvélakis est professeur de philosophie politique au King’s College à Londres, et membre d’Unité Populaire, le parti issu de la scission de Syriza l’été dernier. Dans son récent livre d’entretiens avec Alexis Cukier "La Grèce, Syriza et l’Europe néolibérale" (2015), il rappelait sa position « interne-externe » à la vie politique et militante française, où il a milité dans les années 80 d’abord dans le PCF, puis à la LCR, avant de participer aux débuts du NPA. Il répond ici aux questions de Révolution permanente sur le tournant actuel dans la situation politique française incarné par la mobilisation contre la loi travail.

Le nouveau cauchemar qui commence à inquiéter la bourgeoisie : l'anticapitalisme (debout)

Le nouveau cauchemar qui commence à inquiéter la bourgeoisie : l’anticapitalisme (debout)

Les néo-libéraux sont préoccupés. Le problème n’est pas tant que la perspective de la grève générale serait immédiatement à l’ordre du jour, mais il existe un faisceau de colères, qui vont, dans le cadre de cette troisième journée de grève contre la loi travail, de l’opposition à ladite loi qui devrait être examinée par les parlementaires à partir du 3 mai, jusqu’au ras-le-bol des intermittents menacés sur la question de leur régime d’assurance chômage, en passant par les agriculteurs écrasés par la pression des banques ou les artisans taxis face à Uber. Cette profusion de colères ressemble à s’y méprendre aux prolégomènes d’une étape pré-révolutionnaire.

Abolir le travail aliéné, ou abolir le travail tout court ?

Abolir le travail aliéné, ou abolir le travail tout court ?

Dans les manifestations lycéennes et étudiantes contre la loi travail, il n’est pas rare de rencontrer des pancartes qui prônent un refus du travail. Signe d’une jeunesse qui aurait perdu goût au travail, ou pire, nous disent la droite et les patrons, qui voudrait être assistée 24h/24 et seulement se tourner les pouces ? Ou bien parole d’une génération précarisée et humiliée, qui condamne les conditions aliénantes du travail qui existent déjà, et qu’on veut lui rendre pire encore, mais qui, loin de refuser tout court tout « travail », aspire surtout à une autre organisation et une autre destination du travail ? Parole résonnant avec toutes celles et ceux qui, de Nuit Debout en Nuit Debout, se rassemblent et expriment leurs aspirations voire leurs « rêves » d’une autre société ?

Grève générale. Pourquoi et comment ?

Grève générale. Pourquoi et comment ?

Un spectre hante la France… le spectre du « tous ensemble ». Chefs de grandes entreprises et membres du gouvernement ont régulièrement leur sommeil perturbé par la perspective cauchemardesque d’une mise en mouvement simultanée des différents secteurs du monde du travail et de la jeunesse. D’abord en 1968, lorsque travailleurs et étudiants ont été à deux doigts de « monter à l’assaut au ciel », puis à nouveau en 1986, 1995, 2006, 2010 ; la liste des moments qui ont vu naître des mobilisations pendant lesquelles les puissants ont été mis sur la défensive par la convergence dans la rue et par la grève de millions de travailleurs et de jeunes est longue. La vague de contestation suscitée par l’annonce de la Loi Travail et le mouvement en cours dans la jeunesse actualisent, à la veille du 31 mars, cette perspective.

 Derrière la loi Travail se cache-t-il le « modèle allemand » ?

Derrière la loi Travail se cache-t-il le « modèle allemand » ?

Tandis que le gouvernement et sa loi Travail tente de remettre en cause l’ensemble des acquis du mouvement ouvrier, fruit de dizaines d’années de lutte, il est bon de se rappeler le mois de mai 2013. Invité à l’anniversaire du SPD allemand, François Hollande, depuis 1 ans à l’Elysée, louait les réformes Schröder, celles qui auraient « sauvé la compétitivité allemande », et déclarait : « Le progrès, c’est aussi de faire des réformes courageuses pour préserver l’emploi et anticiper les mutations sociales et culturelles, comme l’a montré Gerhard Schröder. Elles ont permis à votre pays d’être aujourd’hui en avance sur d’autres. Ces décisions ne sont pas faciles à prendre, mais rien ne se construit de solide en ignorant le réel. ». Trois ans avant la fin de son second mandat, Gerhard Schröder, lui aussi avait lancé ces contre-réformes d’ampleur résultant en la liquidation de l’ensemble des acquis du mouvement ouvrier allemand. Ce dernier avait perdu de très peu les élections législatives de 2005. En y voyant de près, 13 ans après, le parallèle est frappant avec la loi Travail. On peut se demander si, aujourd’hui, à 15 mois d’une présidentielle qui s’annonce très compromise pour lui, Hollande nous ferait-il pas une Schröder ? Nous republions ci-dessous un article écrit en février 2014.

Point de vue

Les plus lus

« Mon père, intermittent du spectacle et handicapé, s'est immolé par le feu devant la caisse de retraite »

« Mon père, intermittent du spectacle et handicapé, s’est immolé par le feu devant la caisse de retraite »

Avant même que Coraline n’apprenne que son père, intermittent et handicapé, s’était immolé par le feu ce mercredi 27 avril à Marseille, les médias ont relayé, comme un simple fait-divers, cet acte hautement politique. 20 Minutes titrait ainsi : « Marseille : Il s’immole par le feu en pleine rue ». Pas un média n’a pris le risque de préciser qu’il s’agissait d’un intermittent, alors que les employeurs du secteur du spectacle s’apprêtaient à signer un accord avec les syndicats de la branche. On peut ainsi lire la directrice de la caisse de retraite expliquer qu’il s’agissait « d’un dossier de demande de retraite et d’allocation très classique (…). Il n’y a pas de retard ». On comprend surtout que l’immolation du père de Coraline aurait pu raviver la colère des intermittents mobilisés contre la réforme de leur régime d’allocation. Coraline nous a livré son témoignage qu’elle espère bien être largement entendu.

29 ans, morte asphyxiée sur la chaîne

29 ans, morte asphyxiée sur la chaîne

Encore une mort scandaleuse comme nous en avons tant dénoncé entre nos pages. Celle-ci se passe à la frontière belge, à Neuve-Église, dans l’usine de frites surgelées Clarebout Potatoes.

Melun. La police tire au flash-ball sur une fille de 11 ans

Melun. La police tire au flash-ball sur une fille de 11 ans

Ce mardi soir, aux alentours de 20 heures, des échauffourées entre un groupe d’une trentaine de personnes et les forces de l’ordre ont éclaté à Melun (Seine-et-Marne), dans le quartier de Montaigu. Une fille de 11 ans, accompagnée de sa sœur et qui rentrait de chez une amie, a été touchée par deux tirs de Flash-Ball.

Communiqué de soutien à l'étudiant de l'ENS violemment interpellé le 1er mai

Communiqué de soutien à l’étudiant de l’ENS violemment interpellé le 1er mai

Hier avait lieu la manifestation du 1er mai à l’occasion de la journée internationale des travailleurs et travailleuses. Cette journée de mobilisation prenait cette année une tournure particulière puisque depuis bientôt deux mois des centaines de milliers de personnes battent le pavé régulièrement dans toute la France pour exiger le retrait du projet de loi "Travail".

Témoignage de Tamara, l'étudiante mise à terre par un violent coup de pied de CRS

Témoignage de Tamara, l’étudiante mise à terre par un violent coup de pied de CRS

Tamara est cette étudiante en théâtre dont la photo a fait le tour des réseaux sociaux, après qu’elle ait été violemment mise à terre par le coup de pied d’un CRS lors de la manifestation du 14 avril à Paris. Alors qu’elle n’y participait pas elle-même, elle n’a pas échappé à la violence policière qui s’est à nouveau abattue sur les manifestants ce jour-là. Filmée, la scène a scandalisé les internautes. La photo du coup de pied spectaculaire a même fait l’objet de nombreux photomontages.

Pourquoi se suicide-t-on à l'ENS ?

Pourquoi se suicide-t-on à l’ENS ?

Dans un article intitulé « A Normale Sup’, le tabou du suicide des étudiants » le journal en ligne Streetpress essaye de rendre compte du phénomène complexe des suicides à l’Ecole Normale Supérieure. Pourtant, on reste sur notre faim lorsqu’il s’agit de comprendre les raisons profondes qui peuvent pousser des jeunes étudiants d’une école d’élite dont le futur est garanti à se tuer.

« Merci à ZARA d'avoir gâché ma vie »

« Merci à ZARA d’avoir gâché ma vie »

Corinne Bernard, caissière dans un magasin Zara du Luxembourg, avait 37 ans quand elle s’est suicidée, percutée par un train sur les voies de la gare de Thionville. Dans sa voiture, elle laisse un mot à la fois désespéré et accusateur dénonçant ceux qui l’ont poussée à rechercher la mort : « Merci à Zara d’avoir gâché ma vie ». Aujourd’hui ses parents portent plainte devant le TGI de Thionville.

Témoignage. Ils ont osé s'attaquer au défilé du 1er mai

Témoignage. Ils ont osé s’attaquer au défilé du 1er mai

En dehors de l’intox gouvernementale qui tourne en boucle sur Rance 2 (les jeunes sont des casseurs, la manif a été peu suivie, le pays aime la loi travail et ça ne dérange personne d’être obligé de travailler 60 heures par semaine, même si c’est illégal selon les règlementations européennes) la réalité est là : le gouvernement de François Hollande est le premier a avoir fait du défilé du 1er mai une souricière pour les travailleurs.

Témoignage. Lola, 16 ans, reçoit un tir de flashball et passe la nuit aux urgences.

Témoignage. Lola, 16 ans, reçoit un tir de flashball et passe la nuit aux urgences.

Lola est en première STL au lycée Marie Curie à Marseille. Ce 28 avril, elle manifestait aux côtés de ses camarades contre la loi travail. Une manifestation qui s’est terminée, à Marseille comme dans de nombreuses villes, par cette brutalité policière qui sévit depuis le 9 mars à l’encontre de la jeunesse mobilisée. Après avoir reçu en plein ventre ce qui s’apparente à un tir de flashball, Lola a passé la nuit aux urgences. Elle et sa mère ont souhaité témoigner de cette brutalité policière.

État d'urgence : un mois de prison ferme pour 35 minutes de retard

État d’urgence : un mois de prison ferme pour 35 minutes de retard

A Lyon, un jeune homme de 22 ans a été condamné à un mois de prison ferme pour s’être présenté avec 35 minutes de retard au commissariat du 5e arrondissement, où il était convoqué. Déjà assigné à résidence sous l’état d’urgence depuis le 16 novembre, le scandale continue, et c’est désormais en prison que l’homme est assigné pour 35 minutes de retard à un des trois pointages. Armes de guerres, violences policières, répression de la jeunesse, acharnement judiciaire, assignation à résidence sont quelques-unes des armes de l’appareil d’État et de sa police. La prison ferme pour panne de réveil vient maintenant compléter sa panoplie répressive.

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