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Derniers articles

[Dernière Minute] La mobilisation s'amplifie : 20 000 personnes à Toulouse

[Dernière Minute] La mobilisation s’amplifie : 20 000 personnes à Toulouse

Ce matin, une série de blocages a paralysé la ville rose. Près d’un millier de personnes étaient réparties sur pas moins de 5 points stratégiques, créant jusqu’à 56 kilomètres de bouchons aux abords de Toulouse. Ces actions réussies étaient annonciatrices d’une manifestation qui l’était tout autant. Les forces de l’ordre étaient cependant présentes en nombre, et la répression était au rendez-vous en fin de manifestation.

[VIDEO] Loi travail. Un manifestant à terre frappé par la police, à Caen

[VIDEO] Loi travail. Un manifestant à terre frappé par la police, à Caen

Alors que la mobilisation s’intensifie à Caen, avec 5 000 personnes dans la rue ce jeudi, un manifestant a été frappé à terre par plusieurs policiers. C’est vers 13h15, en fin de manifestation, qu’un jeune homme a été roué de coups de matraque et de pied par un policier, alors qu’il se trouvait à terre, au niveau de la cité Gardin.

[Direct] Au Havre, le blocage des ponts de Normandie et de Tancarville donne le ton de la journée

[Direct] Au Havre, le blocage des ponts de Normandie et de Tancarville donne le ton de la journée

Après les 20 000 manifestants, la semaine dernière, ce sont près de 30 000 personnes qui ont défilés dans la rue pour s’opposer résolument et massivement face à la loi Travail, marquant un nouveau saut dans la mobilisation. La journée a commencé fort au Havre ce matin, celle qui est en train de s’inscrire dans le paysage hexagonal comme la capitale de la grève et des piquets. De nombreux secteurs de travailleurs s’étaient donné rendez-vous à 5h30 sur la place d’armes à Harfleur, pour décider de la poursuite du mouvement. Raffineurs, travailleurs de la pétrochimie, de la sidérurgie, du tabac (Imperial Tobacco), cheminots, de Renault, de Lafarge, de foire Lagadec, travailleurs des ports, de l’entreprise de pétrochimie Omnova, de l’éducation nationale, du secteur social, retraités... à plusieurs centaines, dans une ambiance détonante de convergence des luttes, ils ont ainsi décidé d’aller bloquer le pont de Tancarville et le Pont de Normandie, deux axes principaux d’accès à la ville. Sur tous les ronds-points alentours, les restes de pneus brûlés et le charbon des palettes témoignaient de l’effervescence dans laquelle se trouve la classe ouvrière havraise depuis le 9 mars. Les camionnettes de la gendarmerie étaient elles aussi au rendez-vous, "plus nombreuses que d’habitude" selon une syndicaliste rencontrée sur place. Cela n’aura pas empêché la réussite de l’opération de blocage, devant les péages des deux ponts.

Pour aller plus loin

Un tournant majeur dans la situation politique française. Entretien avec Stathis Kouvélakis

Un tournant majeur dans la situation politique française. Entretien avec Stathis Kouvélakis

Stathis Kouvélakis est professeur de philosophie politique au King’s College à Londres, et membre d’Unité Populaire, le parti issu de la scission de Syriza l’été dernier. Dans son récent livre d’entretiens avec Alexis Cukier "La Grèce, Syriza et l’Europe néolibérale" (2015), il rappelait sa position « interne-externe » à la vie politique et militante française, où il a milité dans les années 80 d’abord dans le PCF, puis à la LCR, avant de participer aux débuts du NPA. Il répond ici aux questions de Révolution permanente sur le tournant actuel dans la situation politique française incarné par la mobilisation contre la loi travail.

Abolir le travail aliéné, ou abolir le travail tout court ?

Abolir le travail aliéné, ou abolir le travail tout court ?

Dans les manifestations lycéennes et étudiantes contre la loi travail, il n’est pas rare de rencontrer des pancartes qui prônent un refus du travail. Signe d’une jeunesse qui aurait perdu goût au travail, ou pire, nous disent la droite et les patrons, qui voudrait être assistée 24h/24 et seulement se tourner les pouces ? Ou bien parole d’une génération précarisée et humiliée, qui condamne les conditions aliénantes du travail qui existent déjà, et qu’on veut lui rendre pire encore, mais qui, loin de refuser tout court tout « travail », aspire surtout à une autre organisation et une autre destination du travail ? Parole résonnant avec toutes celles et ceux qui, de Nuit Debout en Nuit Debout, se rassemblent et expriment leurs aspirations voire leurs « rêves » d’une autre société ?

Grève générale. Pourquoi et comment ?

Grève générale. Pourquoi et comment ?

Un spectre hante la France… le spectre du « tous ensemble ». Chefs de grandes entreprises et membres du gouvernement ont régulièrement leur sommeil perturbé par la perspective cauchemardesque d’une mise en mouvement simultanée des différents secteurs du monde du travail et de la jeunesse. D’abord en 1968, lorsque travailleurs et étudiants ont été à deux doigts de « monter à l’assaut au ciel », puis à nouveau en 1986, 1995, 2006, 2010 ; la liste des moments qui ont vu naître des mobilisations pendant lesquelles les puissants ont été mis sur la défensive par la convergence dans la rue et par la grève de millions de travailleurs et de jeunes est longue. La vague de contestation suscitée par l’annonce de la Loi Travail et le mouvement en cours dans la jeunesse actualisent, à la veille du 31 mars, cette perspective.

 Derrière la loi Travail se cache-t-il le « modèle allemand » ?

Derrière la loi Travail se cache-t-il le « modèle allemand » ?

Tandis que le gouvernement et sa loi Travail tente de remettre en cause l’ensemble des acquis du mouvement ouvrier, fruit de dizaines d’années de lutte, il est bon de se rappeler le mois de mai 2013. Invité à l’anniversaire du SPD allemand, François Hollande, depuis 1 ans à l’Elysée, louait les réformes Schröder, celles qui auraient « sauvé la compétitivité allemande », et déclarait : « Le progrès, c’est aussi de faire des réformes courageuses pour préserver l’emploi et anticiper les mutations sociales et culturelles, comme l’a montré Gerhard Schröder. Elles ont permis à votre pays d’être aujourd’hui en avance sur d’autres. Ces décisions ne sont pas faciles à prendre, mais rien ne se construit de solide en ignorant le réel. ». Trois ans avant la fin de son second mandat, Gerhard Schröder, lui aussi avait lancé ces contre-réformes d’ampleur résultant en la liquidation de l’ensemble des acquis du mouvement ouvrier allemand. Ce dernier avait perdu de très peu les élections législatives de 2005. En y voyant de près, 13 ans après, le parallèle est frappant avec la loi Travail. On peut se demander si, aujourd’hui, à 15 mois d’une présidentielle qui s’annonce très compromise pour lui, Hollande nous ferait-il pas une Schröder ? Nous republions ci-dessous un article écrit en février 2014.

Interview. « Faire de la politique pour dialoguer avec des milliers de jeunes, construire une jeunesse révolutionnaire »

Interview. « Faire de la politique pour dialoguer avec des milliers de jeunes, construire une jeunesse révolutionnaire »

Ce weekend aura lieu la Conférence nationale de la jeunesse du NPA, en présence de délégué.e.s issu.e.s des quatre coins du pays. Dans cette interview, Marina Garrisi et Guillaume Loic, membres du Courant Communiste Révolutionnaire (CCR) dont la plateforme est arrivée en tête au sein des assemblées électives locales, reviennent sur le contenu des discussions et les enjeux de cette conférence.

Point de vue

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« Mon père, intermittent du spectacle et handicapé, s'est immolé par le feu devant la caisse de retraite »

« Mon père, intermittent du spectacle et handicapé, s’est immolé par le feu devant la caisse de retraite »

Avant même que Coraline n’apprenne que son père, intermittent et handicapé, s’était immolé par le feu ce mercredi 27 avril à Marseille, les médias ont relayé, comme un simple fait-divers, cet acte hautement politique. 20 Minutes titrait ainsi : « Marseille : Il s’immole par le feu en pleine rue ». Pas un média n’a pris le risque de préciser qu’il s’agissait d’un intermittent, alors que les employeurs du secteur du spectacle s’apprêtaient à signer un accord avec les syndicats de la branche. On peut ainsi lire la directrice de la caisse de retraite expliquer qu’il s’agissait « d’un dossier de demande de retraite et d’allocation très classique (…). Il n’y a pas de retard ». On comprend surtout que l’immolation du père de Coraline aurait pu raviver la colère des intermittents mobilisés contre la réforme de leur régime d’allocation. Coraline nous a livré son témoignage qu’elle espère bien être largement entendu.

29 ans, morte asphyxiée sur la chaîne

29 ans, morte asphyxiée sur la chaîne

Encore une mort scandaleuse comme nous en avons tant dénoncé entre nos pages. Celle-ci se passe à la frontière belge, à Neuve-Église, dans l’usine de frites surgelées Clarebout Potatoes.

Melun. La police tire au flash-ball sur une fille de 11 ans

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Ce mardi soir, aux alentours de 20 heures, des échauffourées entre un groupe d’une trentaine de personnes et les forces de l’ordre ont éclaté à Melun (Seine-et-Marne), dans le quartier de Montaigu. Une fille de 11 ans, accompagnée de sa sœur et qui rentrait de chez une amie, a été touchée par deux tirs de Flash-Ball.

Communiqué de soutien à l'étudiant de l'ENS violemment interpellé le 1er mai

Communiqué de soutien à l’étudiant de l’ENS violemment interpellé le 1er mai

Hier avait lieu la manifestation du 1er mai à l’occasion de la journée internationale des travailleurs et travailleuses. Cette journée de mobilisation prenait cette année une tournure particulière puisque depuis bientôt deux mois des centaines de milliers de personnes battent le pavé régulièrement dans toute la France pour exiger le retrait du projet de loi "Travail".

Témoignage de Tamara, l'étudiante mise à terre par un violent coup de pied de CRS

Témoignage de Tamara, l’étudiante mise à terre par un violent coup de pied de CRS

Tamara est cette étudiante en théâtre dont la photo a fait le tour des réseaux sociaux, après qu’elle ait été violemment mise à terre par le coup de pied d’un CRS lors de la manifestation du 14 avril à Paris. Alors qu’elle n’y participait pas elle-même, elle n’a pas échappé à la violence policière qui s’est à nouveau abattue sur les manifestants ce jour-là. Filmée, la scène a scandalisé les internautes. La photo du coup de pied spectaculaire a même fait l’objet de nombreux photomontages.

Pourquoi se suicide-t-on à l'ENS ?

Pourquoi se suicide-t-on à l’ENS ?

Dans un article intitulé « A Normale Sup’, le tabou du suicide des étudiants » le journal en ligne Streetpress essaye de rendre compte du phénomène complexe des suicides à l’Ecole Normale Supérieure. Pourtant, on reste sur notre faim lorsqu’il s’agit de comprendre les raisons profondes qui peuvent pousser des jeunes étudiants d’une école d’élite dont le futur est garanti à se tuer.

« Merci à ZARA d'avoir gâché ma vie »

« Merci à ZARA d’avoir gâché ma vie »

Corinne Bernard, caissière dans un magasin Zara du Luxembourg, avait 37 ans quand elle s’est suicidée, percutée par un train sur les voies de la gare de Thionville. Dans sa voiture, elle laisse un mot à la fois désespéré et accusateur dénonçant ceux qui l’ont poussée à rechercher la mort : « Merci à Zara d’avoir gâché ma vie ». Aujourd’hui ses parents portent plainte devant le TGI de Thionville.

Témoignage. Ils ont osé s'attaquer au défilé du 1er mai

Témoignage. Ils ont osé s’attaquer au défilé du 1er mai

En dehors de l’intox gouvernementale qui tourne en boucle sur Rance 2 (les jeunes sont des casseurs, la manif a été peu suivie, le pays aime la loi travail et ça ne dérange personne d’être obligé de travailler 60 heures par semaine, même si c’est illégal selon les règlementations européennes) la réalité est là : le gouvernement de François Hollande est le premier a avoir fait du défilé du 1er mai une souricière pour les travailleurs.

Témoignage. Lola, 16 ans, reçoit un tir de flashball et passe la nuit aux urgences.

Témoignage. Lola, 16 ans, reçoit un tir de flashball et passe la nuit aux urgences.

Lola est en première STL au lycée Marie Curie à Marseille. Ce 28 avril, elle manifestait aux côtés de ses camarades contre la loi travail. Une manifestation qui s’est terminée, à Marseille comme dans de nombreuses villes, par cette brutalité policière qui sévit depuis le 9 mars à l’encontre de la jeunesse mobilisée. Après avoir reçu en plein ventre ce qui s’apparente à un tir de flashball, Lola a passé la nuit aux urgences. Elle et sa mère ont souhaité témoigner de cette brutalité policière.

État d'urgence : un mois de prison ferme pour 35 minutes de retard

État d’urgence : un mois de prison ferme pour 35 minutes de retard

A Lyon, un jeune homme de 22 ans a été condamné à un mois de prison ferme pour s’être présenté avec 35 minutes de retard au commissariat du 5e arrondissement, où il était convoqué. Déjà assigné à résidence sous l’état d’urgence depuis le 16 novembre, le scandale continue, et c’est désormais en prison que l’homme est assigné pour 35 minutes de retard à un des trois pointages. Armes de guerres, violences policières, répression de la jeunesse, acharnement judiciaire, assignation à résidence sont quelques-unes des armes de l’appareil d’État et de sa police. La prison ferme pour panne de réveil vient maintenant compléter sa panoplie répressive.

Photo de la semaine

La force des travailleurs, c’est...

...la grève ! Toutes les raffineries du pays à l’arrêt.