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Etude estime la capacité des écosystèmes à subvenir aux besoins humains remise en cause

Etude estime la capacité des écosystèmes à subvenir aux besoins humains remise en cause

Le capitalisme adore chiffrer, particulièrement ce qu’il n’a pas encore annexé. En 2014, l’économiste américain Roberto Costanza concluait un rapport ainsi : la valeur des services écologiques globaux s’élevait à 125000milliards de dollars par an. Traduction : l’eau pure, l’oxygène respirable, la faune, la flore, bref notre environnement qui rend notre vie possible… ou non. Or que fait le capitalisme ? Et bien il fait le plus d’argent possible, c’est à dire qu’il pollue, puisque c’est ainsi qu’ont gagne le plus grand profit. Résultats ? Selon les 23 scientifiques internationaux ayant traité statistiquement 2,38 millions de rapports sur l’état de la faune et la flore terrestres, la diversité des espèces a en effet baissé de 15,4 % sur plus de la moitié des terres. Pour être soutenable, la perte de biodiversité doit rester inférieure à 10 %, selon une étude publiée dans Science en 2015. Leur conclusion est donc la suivante : « Cette perte de biodiversité, si elle reste incontrôlée, sapera les efforts vers un développement durable de long terme ». Traduction : nous sommes en train de nous autodétruire, sans connaître exactement les conséquences de nos actes.

Putsch en Turquie. ‘Dans cet affrontement entre réactionnaires, le panorama s'assombrit pour le monde du travail et les Kurdes'

Putsch en Turquie. ‘Dans cet affrontement entre réactionnaires, le panorama s’assombrit pour le monde du travail et les Kurdes’

Le coup d’Etat raté de la nuit du 15 au 16 juillet a été au cœur de nombreuses discussions au cours de la journée de samedi, dans le cadre de l’Université d’été Internationaliste et révolutionnaire de Barcelone. Les camarades turcs et kurdes, militant au sein de l’Organisation Révolutionnaire Internationaliste (RIO) d’Allemagne ont été sollicités par nombre de participants pour analyser la situation. Révolution Permanente en a profité pour interviewer Baran Serhad, membre de la direction de RIO.

[VIDEO]Etats-Unis : « Virons les flics de nos syndicats ! »

[VIDEO]Etats-Unis : « Virons les flics de nos syndicats ! »

Après la fusillade de Dallas, l’administration d’Obama fait tout pour calmer et endiguer la reprise du mouvement Black Lives Matter qui a surgi à la suite de l’assassinat d’Alton Sterling et de Philando Castile par la police. Instrumentalisation du caractère « tragique » de l’événement, déviation du débat sur les promesses de restriction du port d’armes à feu que met en avant le parti démocrate en vue des prochaines présidentielles, intimidation et invitation à la « décence » après la fusillade… Julia Wallace, militante pour le quotidien marxiste révolutionnaire Left Voice, et employée des services à l’université de Los Angeles, en Californie, appelle les militants du #BLM à ne pas se laisser berner et à s’organiser pour virer la police hors des syndicats et construire une grève contre ce racisme d’Etat.

Victoire des postiers du 92 après 63 jours de grève

Victoire des postiers du 92 après 63 jours de grève

Voilà près de trois mois que les postiers du département des Haut-de-Seine sont en grève contre les réorganisations qui touchent les différents bureaux de poste et contre la précarité grandissante qui s’installe au sein des postiers, à coup de contrats courts, d’intérim et de contrats jeunes. Grâce à leur détermination et leur combat, les postiers du 92 ont réussi à arracher à la direction de la Poste l’acceptation de leurs revendications. Nous publions ici leur communiqué.

"Les émeutes raciales de Chicago. Juillet 1919." de Carl Sandburg

"Les émeutes raciales de Chicago. Juillet 1919." de Carl Sandburg

Alors que le mouvement #BlackLivesMatter reprend son cours aux Etats-Unis, à la chaleur du meurtre raciste d’Alton Sterling, assassiné par la police, et que la polémique qui oppose les tenants de l’ordre policier aux manifestants contre une police raciste est monté d’un cran avec la fusillade de Dallas, le livre de Carl Sandburg, « les émeutes raciales de Chicago » publié pour la première fois en juillet 1919 et qui vient de sortir en France aux Editions Anamosa est un guide de lecture essentiel, d’une brûlante actualité, pour quiconque souhaite saisir le phénomène #BlackLivesMatter à l’aune de son histoire. A ce titre nous publions ici la critique réalisée par Didier Epsztajn sur cet ouvrage.

Strasbourg : soutien à Burak Sayim et à tou-te-s les militant-e-s inculpé-e-s

Strasbourg : soutien à Burak Sayim et à tou-te-s les militant-e-s inculpé-e-s

Alors que le mouvement contre la loi Travail s’essouffle et que les directions syndicales ont décidé de régler leurs pendules sur la rentrée, actant une trêve sociale estivale, du côté des autorités, l’heure du retour de bâton a sonné. A Saint-Etienne, comme à Strasbourg et dans le reste de la France, les condamnations tombent à l’encontre des militants engagés contre la loi Travail et le gouvernement lors de ces derniers mois. Nous publions ici cette pétition signée par des dizaines d’intellectuels qui s’opposent à ce climat de répression qui s’abat à l’encontre des militants, et notamment du cas de Burak Sayim, jeune étudiant turc, militant au NPA, et actuellement poursuivi en justice après la manifestation contre la loi travail du 9 avril dernier.

[Vidéo] Marxisme et autonomes, un débat

[Vidéo] Marxisme et autonomes, un débat

Affaire Coupat, succès en librairie des écrits du Comité Invisible, appel aussi ridicules qu’inquiétants de Manuel Valls à dissoudre les groupes « d’ultragauche », avec la Loi Travail, au travers de ses modes d’action, mais aussi par les publications d’ouvrages théoriques, la gauche autonome a fait son grand retour sur la scène du mouvement social. Phénomène récent ? Pas vraiment. Au travers de cette formation réalisée par Loïc Guillaume dans le cadre des « Trois jours pour changer le monde », weekend de formation de la jeunesse du NPA, il s’agit de revenir sur l’histoire de ce mouvement, ses fondements théoriques et ses implications stratégiques. Mais aussi, et surtout, de mettre en lumière les divergences avec les courants marxistes révolutionnaires dont se revendiquent les militants trotskistes et les difficultés auxquelles fait face la gauche autonome pour envisager le renversement du système capitaliste.

Pour aller plus loin

L'antipolitique autonome et ses illusions

L’antipolitique autonome et ses illusions

Dans un texte du 24 janvier, très ancien à l’aune de la temporalité propre à la lutte des classes et ses accélérations, que trois gros mois de combat contre la loi Travail ont incarné, Julien Coupat et Eric Hazan proposaient une « invitation au voyage » en appelant à un « processus destituant » pour la période à venir, tout particulièrement contre la polarisation programmée autour du rituel pseudo-démocratique de la présidentielle de 2017. Coupat, en compagnie de Mathieu Burnel, est revenu récemment, le 13 juin dans une interview donnée à Mediapart, à l’aune cette fois de ce printemps, sur cette idée de « destitution ». Nous partons ici de ces textes pour discuter certains aspects des courants autonomes qui ont constitué jusqu’ici une des composantes de ce printemps de combat contre la loi travail, en particulier dans la jeunesse.

Un tournant majeur dans la situation politique française. Entretien avec Stathis Kouvélakis

Un tournant majeur dans la situation politique française. Entretien avec Stathis Kouvélakis

Stathis Kouvélakis est professeur de philosophie politique au King’s College à Londres, et membre d’Unité Populaire, le parti issu de la scission de Syriza l’été dernier. Dans son récent livre d’entretiens avec Alexis Cukier "La Grèce, Syriza et l’Europe néolibérale" (2015), il rappelait sa position « interne-externe » à la vie politique et militante française, où il a milité dans les années 80 d’abord dans le PCF, puis à la LCR, avant de participer aux débuts du NPA. Il répond ici aux questions de Révolution permanente sur le tournant actuel dans la situation politique française incarné par la mobilisation contre la loi travail.

Abolir le travail aliéné, ou abolir le travail tout court ?

Abolir le travail aliéné, ou abolir le travail tout court ?

Dans les manifestations lycéennes et étudiantes contre la loi travail, il n’est pas rare de rencontrer des pancartes qui prônent un refus du travail. Signe d’une jeunesse qui aurait perdu goût au travail, ou pire, nous disent la droite et les patrons, qui voudrait être assistée 24h/24 et seulement se tourner les pouces ? Ou bien parole d’une génération précarisée et humiliée, qui condamne les conditions aliénantes du travail qui existent déjà, et qu’on veut lui rendre pire encore, mais qui, loin de refuser tout court tout « travail », aspire surtout à une autre organisation et une autre destination du travail ? Parole résonnant avec toutes celles et ceux qui, de Nuit Debout en Nuit Debout, se rassemblent et expriment leurs aspirations voire leurs « rêves » d’une autre société ?

Grève générale. Pourquoi et comment ?

Grève générale. Pourquoi et comment ?

Un spectre hante la France… le spectre du « tous ensemble ». Chefs de grandes entreprises et membres du gouvernement ont régulièrement leur sommeil perturbé par la perspective cauchemardesque d’une mise en mouvement simultanée des différents secteurs du monde du travail et de la jeunesse. D’abord en 1968, lorsque travailleurs et étudiants ont été à deux doigts de « monter à l’assaut au ciel », puis à nouveau en 1986, 1995, 2006, 2010 ; la liste des moments qui ont vu naître des mobilisations pendant lesquelles les puissants ont été mis sur la défensive par la convergence dans la rue et par la grève de millions de travailleurs et de jeunes est longue. La vague de contestation suscitée par l’annonce de la Loi Travail et le mouvement en cours dans la jeunesse actualisent, à la veille du 31 mars, cette perspective.

 Derrière la loi Travail se cache-t-il le « modèle allemand » ?

Derrière la loi Travail se cache-t-il le « modèle allemand » ?

Tandis que le gouvernement et sa loi Travail tente de remettre en cause l’ensemble des acquis du mouvement ouvrier, fruit de dizaines d’années de lutte, il est bon de se rappeler le mois de mai 2013. Invité à l’anniversaire du SPD allemand, François Hollande, depuis 1 ans à l’Elysée, louait les réformes Schröder, celles qui auraient « sauvé la compétitivité allemande », et déclarait : « Le progrès, c’est aussi de faire des réformes courageuses pour préserver l’emploi et anticiper les mutations sociales et culturelles, comme l’a montré Gerhard Schröder. Elles ont permis à votre pays d’être aujourd’hui en avance sur d’autres. Ces décisions ne sont pas faciles à prendre, mais rien ne se construit de solide en ignorant le réel. ». Trois ans avant la fin de son second mandat, Gerhard Schröder, lui aussi avait lancé ces contre-réformes d’ampleur résultant en la liquidation de l’ensemble des acquis du mouvement ouvrier allemand. Ce dernier avait perdu de très peu les élections législatives de 2005. En y voyant de près, 13 ans après, le parallèle est frappant avec la loi Travail. On peut se demander si, aujourd’hui, à 15 mois d’une présidentielle qui s’annonce très compromise pour lui, Hollande nous ferait-il pas une Schröder ? Nous republions ci-dessous un article écrit en février 2014.

Point de vue

Les plus lus

« Mon père, intermittent du spectacle et handicapé, s'est immolé par le feu devant la caisse de retraite »

« Mon père, intermittent du spectacle et handicapé, s’est immolé par le feu devant la caisse de retraite »

Avant même que Coraline n’apprenne que son père, intermittent et handicapé, s’était immolé par le feu ce mercredi 27 avril à Marseille, les médias ont relayé, comme un simple fait-divers, cet acte hautement politique. 20 Minutes titrait ainsi : « Marseille : Il s’immole par le feu en pleine rue ». Pas un média n’a pris le risque de préciser qu’il s’agissait d’un intermittent, alors que les employeurs du secteur du spectacle s’apprêtaient à signer un accord avec les syndicats de la branche. On peut ainsi lire la directrice de la caisse de retraite expliquer qu’il s’agissait « d’un dossier de demande de retraite et d’allocation très classique (…). Il n’y a pas de retard ». On comprend surtout que l’immolation du père de Coraline aurait pu raviver la colère des intermittents mobilisés contre la réforme de leur régime d’allocation. Coraline nous a livré son témoignage qu’elle espère bien être largement entendu.

29 ans, morte asphyxiée sur la chaîne

29 ans, morte asphyxiée sur la chaîne

Encore une mort scandaleuse comme nous en avons tant dénoncé entre nos pages. Celle-ci se passe à la frontière belge, à Neuve-Église, dans l’usine de frites surgelées Clarebout Potatoes.

Melun. La police tire au flash-ball sur une fille de 11 ans

Melun. La police tire au flash-ball sur une fille de 11 ans

Ce mardi soir, aux alentours de 20 heures, des échauffourées entre un groupe d’une trentaine de personnes et les forces de l’ordre ont éclaté à Melun (Seine-et-Marne), dans le quartier de Montaigu. Une fille de 11 ans, accompagnée de sa sœur et qui rentrait de chez une amie, a été touchée par deux tirs de Flash-Ball.

Communiqué de soutien à l'étudiant de l'ENS violemment interpellé le 1er mai

Communiqué de soutien à l’étudiant de l’ENS violemment interpellé le 1er mai

Hier avait lieu la manifestation du 1er mai à l’occasion de la journée internationale des travailleurs et travailleuses. Cette journée de mobilisation prenait cette année une tournure particulière puisque depuis bientôt deux mois des centaines de milliers de personnes battent le pavé régulièrement dans toute la France pour exiger le retrait du projet de loi "Travail".

Témoignage de Tamara, l'étudiante mise à terre par un violent coup de pied de CRS

Témoignage de Tamara, l’étudiante mise à terre par un violent coup de pied de CRS

Tamara est cette étudiante en théâtre dont la photo a fait le tour des réseaux sociaux, après qu’elle ait été violemment mise à terre par le coup de pied d’un CRS lors de la manifestation du 14 avril à Paris. Alors qu’elle n’y participait pas elle-même, elle n’a pas échappé à la violence policière qui s’est à nouveau abattue sur les manifestants ce jour-là. Filmée, la scène a scandalisé les internautes. La photo du coup de pied spectaculaire a même fait l’objet de nombreux photomontages.

Pourquoi se suicide-t-on à l'ENS ?

Pourquoi se suicide-t-on à l’ENS ?

Dans un article intitulé « A Normale Sup’, le tabou du suicide des étudiants » le journal en ligne Streetpress essaye de rendre compte du phénomène complexe des suicides à l’Ecole Normale Supérieure. Pourtant, on reste sur notre faim lorsqu’il s’agit de comprendre les raisons profondes qui peuvent pousser des jeunes étudiants d’une école d’élite dont le futur est garanti à se tuer.

« Merci à ZARA d'avoir gâché ma vie »

« Merci à ZARA d’avoir gâché ma vie »

Corinne Bernard, caissière dans un magasin Zara du Luxembourg, avait 37 ans quand elle s’est suicidée, percutée par un train sur les voies de la gare de Thionville. Dans sa voiture, elle laisse un mot à la fois désespéré et accusateur dénonçant ceux qui l’ont poussée à rechercher la mort : « Merci à Zara d’avoir gâché ma vie ». Aujourd’hui ses parents portent plainte devant le TGI de Thionville.

Témoignage. Ils ont osé s'attaquer au défilé du 1er mai

Témoignage. Ils ont osé s’attaquer au défilé du 1er mai

En dehors de l’intox gouvernementale qui tourne en boucle sur Rance 2 (les jeunes sont des casseurs, la manif a été peu suivie, le pays aime la loi travail et ça ne dérange personne d’être obligé de travailler 60 heures par semaine, même si c’est illégal selon les règlementations européennes) la réalité est là : le gouvernement de François Hollande est le premier a avoir fait du défilé du 1er mai une souricière pour les travailleurs.

Témoignage. Lola, 16 ans, reçoit un tir de flashball et passe la nuit aux urgences.

Témoignage. Lola, 16 ans, reçoit un tir de flashball et passe la nuit aux urgences.

Lola est en première STL au lycée Marie Curie à Marseille. Ce 28 avril, elle manifestait aux côtés de ses camarades contre la loi travail. Une manifestation qui s’est terminée, à Marseille comme dans de nombreuses villes, par cette brutalité policière qui sévit depuis le 9 mars à l’encontre de la jeunesse mobilisée. Après avoir reçu en plein ventre ce qui s’apparente à un tir de flashball, Lola a passé la nuit aux urgences. Elle et sa mère ont souhaité témoigner de cette brutalité policière.

État d'urgence : un mois de prison ferme pour 35 minutes de retard

État d’urgence : un mois de prison ferme pour 35 minutes de retard

A Lyon, un jeune homme de 22 ans a été condamné à un mois de prison ferme pour s’être présenté avec 35 minutes de retard au commissariat du 5e arrondissement, où il était convoqué. Déjà assigné à résidence sous l’état d’urgence depuis le 16 novembre, le scandale continue, et c’est désormais en prison que l’homme est assigné pour 35 minutes de retard à un des trois pointages. Armes de guerres, violences policières, répression de la jeunesse, acharnement judiciaire, assignation à résidence sont quelques-unes des armes de l’appareil d’État et de sa police. La prison ferme pour panne de réveil vient maintenant compléter sa panoplie répressive.

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On ne nous empêchera pas, de manifester !