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"Désolée maman". Témoignage d’une étudiante de Rennes 2 partie manifester

Valentine Maman, je suis désolée, désolée de ne pas t'avoir écouté quand tu me disais de faire attention. J'y suis allée maman, je suis allée manifester pour mon avenir, pour mon travail et peut être même pour mes futurs enfants.

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Mais tout s’est emballé tu sais, on s’est mis à courir, le gaz piquait les yeux et brûlait les bronches... Et pourtant, malgré tout ce qu’ils utilisaient pour nous faire peur, j’ai décidé de rester, je me suis défendue, j’ai crié pour la liberté maman. Comme tu me l’as appris, je me suis battue pour mes droits en tant que femme et en tant qu’être humain. Et tu sais maman, eux ils ont oublié tout ça, je sais pas si je peux leur en vouloir... Dans leur prison dorée ils comprennent pas ce qui se passent ici, ils donnent des ordres et ne savent pas ce que l’on vit. C’est pour ça maman que je me bats, pour rendre la vue à ces gens là, c’est peut être encore possible ?

Pardonne moi maman, pardonne moi si jamais je ne fais pas assez attention et que je deviens le visage martyre d’une génération. Pardonne moi si jamais je pars à cause du grenade mal tombé ou du gaz trop inhalé, mais Maman je peux pas laisser faire. Il faut qu’on agisse, le monde se casse la gueule et nous avec. Et moi, moi je suis trop jeune pour laisser faire.

Alors avec les copains on est dans les rues, pour tout ceux qui peuvent pas l’être, pour tout ceux qui veulent un avenir, pour nos enfants, nos petits enfants et toutes les futurs générations mais aussi pour les vieux maman, pour rendre hommage à ceux qui se sont battus avant nous qui ont obtenus des droits que les autres crétins sont entrains de bafouer.

Alors voilà maman, si jamais je pars, je compte sur toi pour aller taper à toutes les portes, pour sonner chez tout les gens et leur dire ce qui se passe dehors, leur expliquer que la jeunesse se lève, qu’elle veut un monde meilleur, qu’on se laissera plus faire, qu’une nouvelle démocratie est attendu, voire même une nouvelle République. Parce qu’on en veut plus de ce monde de fou, c’est sûrement utopiste mais c’est un Rêve général.

Haut les cœurs mes amis, on se bat plus contre la loi El Khomri, mais pour l’avenir, pour la vie.


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