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Politique

Erdogan assassin, Hollande complice !

En plein Paris, des milliers de manifestant(e)s défilent pour exiger « Vérité et justice pour Sakine, Fidan et Leyla ! »

Samedi 9 janvier 2017, 4 ans après l’assassinat de 3 militantes kurdes du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan), environ 5000 manifestant(e)s dont au moins 4500 kurdes, venu(e)s de différents pays d’Europe, ont manifesté de la gare du nord à la place de la République, pour exiger que toute la lumière soit faite sur ce triple meurtre. Ces assassinats, dont on connait l’exécutant, ont été commandités par les services secrets de l’état turc (MIT). Les principaux obstacles à l’éclatement de la vérité se nomment Hollande et Valls. Grosz

Les faits

Le 9 janvier 2013, dans les locaux du Centre d’Information du Kurdistan, situés rue La Fayette à Paris, le nervi Ömer Güney, citoyen turc, assassine froidement, d’une balle dans la tête, 3 militantes kurdes du PKK. Le 18 janvier, l’AFP annoncera l’interpellation par la police d’Ömer Güney.

Le 10 janvier, Manuel Valls, ministre de l’intérieur, se rend sur les lieux du crime et déclare : « L’enquête ne fait que commencer sous l’autorité du parquet : les services sont mobilisés pour faire toute la lumière sur cet acte tout à fait insupportable ». Le 12 janvier, Hollande verse une larme sur ce « crime horrible »

Le 12 janvier, 150.000 manifestants, venus de toute l’Europe, défilent à Paris contre ce crime d’état et exigent que toute la lumière soit faite sur les commanditaires du triple assassinat.

Le 16 janvier, à Diyarbakir, capitale du Kurdistan, des centaines de milliers de personnes accueillent les dépouilles des 3 militantes. Erdogan, après avoir proclamé qu’il s’agissait d’un « règlement de compte » au sein du mouvement kurde, accuse la Confrérie Gülen (islamistes infiltrés dans l’appareil d’état turc) d’avoir commis ces meurtres.

Le 13 aout 2015 : après deux ans et demi d’instruction, Ömer Güney est renvoyé devant la cour d’assises. Ses liens avec le MIT sont mentionnés dans l’ordonnance de renvoi. A cette époque, l’assassin présumé souffre d’une tumeur du cerveau à un stade très avancé et cette affection est connue de la justice. La date du procès d’assise est néanmoins fixée entre le 5 et le 16 décembre 2016 ! Sans aucune motivation, le procès est ensuite repoussé à la fin de janvier 2017……. Et que croyez-vous qui arriva ? Le 17 décembre 2016 Ömer Güney mourut. Les mouvements kurdes ne pouvant se satisfaire de cette fin et voulant remonter aux commanditaires des meurtres, ont demandé la levée du secret d’état pour que l’instruction puisse reprendre………refus de l’état français !

Hollande – Valls : une complicité totale

Comme le démontrent les faits, le gouvernement Hollande Valls, malgré ses engagements, n’a pas voulu se brouiller avec le gouvernement du dictateur Erdogan…. Surtout ne pas mettre en péril les accords sur l’accueil des migrants !

C’est pour cette raison que, dans la manifestation de samedi, le cortège syndical de Solidaires a scandé inlassablement « Erdogan assassin ! – Hollande complice ! », mais aussi « Libérez Öcalan ! ». Ce dernier, co-fondateur du PKK, est emprisonné dans les geôles de l’état turc depuis 18 ans, et subit un harcèlement quotidien, avec la bénédiction de l’état français et de l’Union Européenne qui, comme l’état turc, les USA et Israël, ont classé le PKK sur la liste des organisations terroristes. Ce slogan a valu au cortège de Solidaire des applaudissements chaleureux des manifestants kurdes.

On lâche rien !

Le NPA fait partie des organisations politiques (AL, PCF, MJCF, Ensemble, etc.) qui soutiennent la Coordination Nationale Solidarité Kurdistan (CNSK). Il faut, dans cette période propice aux bilans politiques, faire savoir largement que les Valls, Hollande et consorts couvrent, sur le plan international comme sur le plan national, les pires crimes contre les libertés démocratiques, à travers les violences policières ou la répression syndicale.




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