^

Notre classe

Salariés en lutte

Grève à l’Hippopotamus de paris dans le 10éme arrondissement

Dans le 10ème arrondissement de Paris, les salariés du restaurant Hippopotamus sont en grève depuis quelques jours et dénoncent la liquidation de l’entreprise ainsi que le rachat par un entrepreneur.

Les salariés de l’Hippopotamus de la porte St martin, dans le 10ème arrondissement à Paris, dénoncent la liquidation de l’entreprise. Depuis mardi 12 au matin, les salariés ont décidé à l’unanimité de se mettre en grève et d’occuper les locaux. Le syndicat CGT de l’entreprise et les salariés souhaitent obtenir gain de cause sur leurs revendications et ils le font savoir, banderoles devant leur lieu de travail et affiches recouvrant les vitres du restaurant.

Situation financière catastrophique induit par de mauvais choix de direction

Alors que l’entreprise FLO a un chiffre d’affaires conséquent chaque année, il souhaite vendre certains de ses restaurants pour renflouer les caisses de l’entreprise et surtout sa trésorerie au détriment de ses salariés, se souciant peu de leur sort après les différents rachats. On dénombre, aujourd’hui, une vingtaine de restaurants du secteur FLO en attente de cession. Une mauvaise gestion et de mauvais choix stratégiques de la direction ont fait chuter le chiffre d’affaires de plus de 60 millions d’euros et causé une situation grave pour les salariés qui ne savent pas à quelle sauce ils seront mangés. Une salariée et syndiquée de l’entreprise a notamment indiqué « on a subi des choix stratégiques grotesques : ils ont enlevé les produits qui marchaient bien de la carte, ont augmenté les prix, les clients ne comprennent plus ». Les actuels dirigeants du groupe Bertrand ont fait fondre la masse salariale tout en profitant de primes toujours plus importantes. Ainsi les effectifs sont passés de 2800 à 2300. Un plan social qui ne dit pas son nom !

Les salariés exigent dans leurs revendications actuelles la mise en place d’un reclassement au sein du groupe FLO ainsi que le transfert de tous les salariés quel que soit leur statut. Ils dénoncent également le fait qu’aucune enquête sur l’état psychologique des salariés n’a été faite. Selon eux, le Business Plan du nouvel acquéreur permettrait d’étudier les conditions de reprise et d’évaluer le nombre de salariés conservés suite au rachat. Ils ont aussi montré dans une vidéo les conditions de travail et l’état vieillissant du matériel.

La CGT critiquait dans un communiqué récent le CHSCT qui a pris une décision contraire au bien être des salariés en donnant l’accord à la cession des restaurants, tout en constatant l’état psychologique difficile des salariés. Les salariés occupent le restaurant, de jour comme de nuit, pour éviter que la direction ne ferme les locaux ou n’embauche une autre équipe pour faire un service sans les salariés.

Exigeons des réponses précises pour les salariés qui subissent des rachats sans concertation. Mais aussi l’ouverture des comptes pour que les salariés puissent mieux évaluer les stratégies mortifères qui ont fait baisser le chiffre d’affaires au point de devoir licencier aussi massivement depuis quelques années dans le groupe Bertrand. Les salariés ont le droit d’avoir des réponses et doivent sortir de cette situation précaire qui n’aboutira qu’a plus de souffrances psychologiques pour ces derniers. Alors que ces grands patrons continuent de se renflouer les comptes bancaires sur le dos des salariés, nous crions haut et fort « Nos vies, pas leurs profits ».




Mots-clés

Grève   /    Paris   /    Notre classe