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Politique

Racisme décomplexé

Guyane : lors de son discours, un gendarme traite les habitants de... singes !

Le 21 avril, un chef d’escadron de la gendarmerie a, lors de son discours, traité les Guyanais de singes hurleurs, d'alcooliques et de paresseux.

Le gendarme était en Guyane pour une mission de trois mois. A la fin de sa mission il a donc prononcé un discours à Saint-Laurent-du-Maroni, deuxième commune la plus peuplée de Guyane, en présence de son escadron mais aussi du sous-préfet Yves Dareau. Ce texte avait pour but de faire un bilan de sa mission. Mais l’ensemble de son discours était empreint de dédain et de racisme, comme le montrent ces phrases : « Quelle faune exceptionnelle que tous ces singes hurleurs lançant autant de jurons que de parpaings pour marquer leur territoire, ces petits caïmans trempant jour et nuit dans l’alcool », ou bien « des paresseux très nombreux dans la région, dont la réactivité et l’envie de travailler n’ont d’égal que les résultats qu’ils obtiennent ». Un discours consternant, marqué par un racisme totalement décomplexé.
Le discours a été publié dans “La Gazette du 25/1”, un journal destiné aux gendarmes de l’escadron. Il a été, ensuite affiché pendant plusieurs jours dans le baraquement de l’escadron.. Et ce sans aucune réactions ni indignations. C’est la gendarmerie guyanaise qui a ensuite alerté les supérieurs du gendarme afin que ce dernier soit sanctionné. De retour en France, ce gendarme a dés lors été convoqué.
LCI et Le Monde ont récupéré une copie de son discours et l’ont publié. Nous le relayons ci dessous :

La Gendarmerie mais aussi le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb ont, ensuite, condamné fermement le discours du gendarme. Un comble lorsque l’on sait qu’à travers sa loi Asile et Immigration, le ministre de l’Intérieur entérine et intensifie la chasse aux migrants opérée par l’État français.
D’après le service de communication de la gendarmerie, le gendarme sera sanctionné d’un ...blâme. C’est-à-dire un avertissement qui sera inscrit dans le dossier du militaire. Bien que la gendarmerie qualifie ces paroles d’« intolérables », le caractère raciste des propos n’étant pas soulevé, le gendarme continuera son activité comme s’il ne s’était rien passé.




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