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Politique

Qui est responsable ?

Immeubles effondrés à Marseille : 10 personnes portées disparues, l’insalubrité en cause.

Trois immeubles mitoyens se sont effondrés en plein centre de Marseille ce lundi 5 novembre dans une rue du quartier Noailles, l'un des plus pauvres du centre de Marseille : 10 personnes sont portées disparues. L'insalubrité des logements seraient directement en cause selon France 3 PACA.

Vers 10h les marins-pompiers avaient déployé 60 hommes et 18 véhicules sur place. Le bilan provisoire est de deux blessés légers parmi des passants dans la rue et les secours recherchent depuis ce lundi matin d’éventuelles victimes dans les décombres.

De ce que l’on sait, l’immeuble au niveau du numéro 63 de la rue était « fermé » suite à un arrêté de péril depuis une dizaine de jours. Celui au niveau du numéro 65 comptait 9 appartements potentiellement occupé. Un troisième immeuble s’est ensuite effondré lui aussi à la suite des deux autres. Ces logements sont à cette heure réduit à une montagne de gravas.

Le bilan pourrait être très lourd : selon des témoins sur place, une dizaine de personnes sont portés disparus dans les décombres.

C’est donc un drame de plus lié à l’insalubrité des logements dans des quartiers populaires. Selon un rapport remis au gouvernement en 2015, le logement indigne menace la santé et la sécurité de 100 000 habitants de Marseille. La vétusté de ces immeubles était connue de tous dans le quartier de Noailles et Marseille Habitat, bailleur social de l’immeuble du 63, devait y installer une micro-crèche après une série de travaux de rénovation et d’éradication de l’habitat insalubre. Malgré l’urgence, le site Marsactu évoquait en début d’année 2018 que le projet devrait attendre le prochain mandat, en mars 2020, la ville de Marseille confirmant alors cette information. Si l’on ne sait pas pour quel motif cette rénovation doit attendre 2020, il est fort à parier que la baisse des APL ne soit pas étrangère à l’affaire.

Pendant ce temps, du côté du quartier du Camas, des travails pilotés par Soleam (Société Locale d’Équipement et d’Aménagement de l’Aire Marseillaise) ont débuté cet été pour réhabiliter la Place Jean Jaurès et ainsi augmenter le standing du quartier, virer les pauvres, menaçant la vie sociale de ce côté-là de la cité phocéenne. Ces travaux sont estimés à 14 millions d’euros.

La ville de Marseille, l’une des plus inégalitaire du pays, continue donc de voir des écarts de revenus colossaux s’aggraver selon le quartier où l’on habite, se traduisant par des drames comme on en connaît aussi partout ailleurs dans les quartiers populaires de grandes villes.

Macron, au Forum Économique #ChooseFrance et devant 140 dirigeants de multinationales, a adressé à Marseille « l’affection et la solidarité de la Nation toute entière », faisant bien d’omettre que sa future loi ELAN ne sera-là que pour aggraver cette situation au bénéfice de la spéculation et des gros propriétaires.




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