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Politique

Mieux payé à la retraite qu’en activité !

La retraite dorée de Hollande à 20 000 euros par mois…

Holland avait dès son arrivée à l’Élysée fait baisser la rémunération du chef de l’État de 30%. Une baisse très symbolique suite à une hausse de près de 300% qu’avait fait voter Sarkozy en 2007. Monsieur le Président touche donc actuellement 12.696€ par mois mais quand en est-il de sa future retraite ? n(ONO)

20.000€ de retraite par mois. Rien que ça


Alors que les privilèges de cette caste politicienne s’affichent ouvertement au grand jour avec l’affaire des emplois fictifs et le PénélopeGate, il est tout particulièrement intéressant de se pencher sur les avantages de l’actuel président François Hollande, et notamment sur sa retraite particulièrement dorée. Un président qui touchera plus à la retraite qu’en activité ! Jean-Christophe Picard, le président d’Anticor, s’étonnait même : « c’est tout de même gênant qu’un président à la retraite touche plus qu’un président en activité. Dans les autres métiers, ça n’existe pas ».

Selon Marianne, la retraite d’un ex-président de la République s’élève à 20 000 euros brut par mois. « Une dotation instaurée par une loi datant de 1955 et qui atteint 65.000 euros annuels. Ajoutée aux 14.400 euros brut perçus chaque mois en tant que membre de droit du Conseil constitutionnel, ces chefs de l’État à la retraite peuvent prétendre à près de 20.000 euros par mois », affirme l’hebdomadaire. Plus précisément en net, selon Sylvie Hubac, ex-directrice de cabinet de François Hollande, « en supposant que François Hollande demande le moment venu la liquidation de toutes les pensions auxquelles il a droit », il aurait le droit à « une dotation mensuelle de 15.114 euros net ».

Le détail étant le suivant : 235 euros net au titre d’élu local, 545 euros au titre de ses activités dans l’enseignement (notamment à Sciences Po), 168 euros net pour sa retraite d’avocat (il a exercé un temps aux côtés du célèbre avocat Jean-Pierre Mignard), 6.208 euros de retraite parlementaire et 5.184 euros au titre d’ancien président de la République.

Une retraite présidentielle privilégiée


Toujours selon Marianne dans un article de 2014, depuis le 1er octobre 2014 suite à l’affaire Cahuzac la loi sur la transparence de la vie politique a été votée à la hâte, les fonctionnaires élus ou membres du gouvernement doivent se mettre en disponibilité vis à vis du régime de cotisation de la Cour des comptes – et non plus en détachement – comme leurs collègues désireux d’exercer dans le privé. Cette règle s’applique à toutes et tous sauf pour Monsieur le Président car sa situation « n’est expressément prévue par aucun texte » explique la Cour des comptes.

Malgré une présence à la Cour anecdotique depuis 1980, François Hollande utilise ce vide juridique permis au Chef de l’État pour continuer d’y cotiser où le régime est très favorable. En juin 2013, Alain Vidalies, alors ministre chargé des Relations avec le Parlement, assurait toutefois que « le président de la République […] se mettra en disponibilité ». Une promesse de plus non tenue.

Une autre promesse non tenue


Lors de la campagne de 2012 et de son mandat, François Holland exprimait le souhait de mettre un terme à la règle selon laquelle tout ancien président de la République est membre de droit du Conseil constitutionnel. Ce changement de la Constitution nous l’attendons encore bien que ce soit son 47ème engagement de campagne. Cependant, pour ne pas créer l’ire, le président s’est engagé à ne pas siéger avec les Sages et donc de renoncer aux 12.000€ d’indemnités afférentes. 2017 nous le dira !

Qui sont les assistés ?


Dans deux mois le président « socialiste » va donc rejoindre le club fermé des anciens présidents de la République composé de Nicolas Sarkozy, Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac. Le coût annuel que paie le contribuable pour la perfusion de ses trois présidents s’élève à 10,3 millions d’euros par an soit 286.000€ par mois par résident comprenant retraite, personnels et loyers des bureaux mis à disposition.

Vers une baisse des privilèges ? Vraiment ?


En octobre 2016, Hollande a tout de même réduit les privilèges des anciens présidents. Un décret qui ne prendra effet qu’en 2022. Le nombre de collaborateurs passera de 7 à 3, celui d’agents de service à disposition de 2 à 1 et les déplacements avec les réseaux SNCF et Air France devront être justifiés en lien avec l’activité d’ancien président. Les loyers des bureaux parisiens meublés et équipés et les véhicules et chauffeurs mis à disposition seront gardés toujours au frais du contribuable. Cette baisse des privilèges fera apparemment passer les ex-présidents de 286.000€ par mois à 223.000€. Quel train de vie… Plus que jamais, face à cette caste politicienne, il est nécessaire d’exiger des représentants élus sur des mandats clairs, révocables, et rémunérés de la même manière qu’un salarié du rang.




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