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Politique

Tout le monde ne connait pas la crise

Le patrimoine des français les plus aisés estimé à plus de 1000 milliards d’euros

Alors que l’impôt de solidarité sur la fortune s’est vu remplacé cette année par l’impôt sur la fortune immobilière, un rapport a montré que ces personnes imposables ont déclaré un patrimoine net de 1029 milliards d’euros. Une richesse représentant près de 10% du patrimoine total des français.

Crédit photo : Shutterstock

Tous égaux face à la crise ? Pas tellement. Depuis la crise de 2008, les plus fortunés ne semblent pas y être affectés. Ces derniers ont vu leur part du PIB atteindre 30% en 2018 contre 10% il y a dix ans. Preuve, s’il en fallait encore une, que les politiques menées ces dix dernières années n’ont fait que favoriser et fructifier les richesses des mieux dotés financièrement. Enfin, on compte aussi une augmentation du nombre de milliardaires cette dernière décennie renforçant l’idée d’une bonne santé chez les très riches.

Loin des dorures et de l’opulence, c’est une tout autre réalité qui s’offre à nous : c’est sur le dos des plus pauvres que se font les richesses, et les attaques sont nombreuses contre notre camp social. On estime en effet plus de 600 000 pauvres supplémentaires depuis cette dernière décennie en France, et dans le même temps une diminution des aides sociales et un appareil toujours plus répressif et présent parmi les chômeurs. Tout est bon pour paupériser et culpabiliser les plus précaires et leur faire porter la responsabilité de leur situation. De plus, nombreuses sont les coupes budgétaires lorsqu’il s’agit de dépenses publiques : là où le manque de moyens se fait déjà ressentir depuis un moment, comme la santé ou l’éducation, ce sont de nouvelles économies qui sont opérées dans ces secteurs. Il n’y a pas de hasard, quand les plus fortunés se portent bien, c’est sur nos vies que ce font leurs profits.

Enfin, ultime cadeau aux riches, le remplacement de l’ISF par l’IFI tend à faire une économie de centaines de milliers d’euros par an en moyenne aux plus fortunés, ce qui représente une perte de près de 3 milliards d’euros au budget de l’Etat. Un cadeau accompagnant celui pour les entreprises : une baisse des prélèvements obligatoires à hauteur de 18,8 milliards d’euros. C’est bien ici un choix idéologique que de positionner le budget en faveur des plus aisés et des entreprises lorsqu’il est question de réduire encore les dépenses publiques.




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