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Politique

Le scandale continue

Les liens troubles de Benalla et Crase avec un oligarque russe proche de la mafia

D’après une récente enquête de Médiapart, Vincent Crase, ancien collaborateur d’Emmanuel Macron et proche de Benalla aurait des liens, dont on ignore encore les motivations, avec un oligarque russe en lien avec la mafia.

L’information est révélée par Médiapart. Selon le quotidien, un acteur clé de l’affaire Bennalla serait lié à la mafia russe. Vincent Crase, ancien membre de la sécurité d’En Marche, était notamment présent sur la vidéo du 1er mai ou l’on voit Alexandre Benalla s’acharner sur un manifestant à terre. Cette affaire, qui avait conduit au licenciement de Benalla et Crase du service de sécurité du président, était le premier scandale à éclabousser Macron. Ce scandale avait conduit, suite à diverses enquêtes, à découvrir tout un tas d’autre affaires, passant de Benalla braquant un pistolet semi-automatique sur la tête d’une serveuse à l’obscur fonctionnement du service de sécurité d’En Marche. Cette nouvelle affaire, qui concerne en premier lieu Vincent Crase, pourrait également éclabousser Benalla.

Iskander Makhmudov, surnommé « le chinois » au sein de la pègre du fait de ses origines Ouzbeques, est un véritable magnat industriel en Russie. Propriétaire d’un capital de 7 milliard d’après Forbes, également proche de Poutine, celui-ci est accusé d’avoir des liens avec des groupes criminels dans de nombreux pays d’Europe, notamment dans l’état Espagnol. En lien très probablement avec le groupe mafieux russe Ismajlovskaya, l’un des plus dangereux du monde, celui-ci aurait fait transiter une somme d’une hauteur de 300 000 euros par la société « Mars », société dont Crase est le seul actionnaire. On ignore encore les raisons de ce virement, mais quoi qu’il en soit, avec le casier de Makhmudov, cela ne présage rien de bon.

Des liens indirects avec Alexandre Benalla

Il est clair que Vincent Crase et Alexandre Benalla était proche : ce dernier l’aurait pistonnée par deux fois, pour devenir réserviste à l’Élysée ainsi que dans le service de sécurité d’En Marche. Une proche amitié donc, qui aurait pu conduire Benalla à avoir lui aussi des liens avec cet « homme d’affaire ». En effet, Benalla admet avoir rencontré par deux fois l’intermédiaire de Makhmudov en France, mais cela se serait arrêté là selon les dires de l’intéressé, tout en restant flou sur les raisons de ces rencontres. Une affirmation démentie par plusieurs témoins, qui affirment l’avoir vu plusieurs fois en compagnie de cet homme notamment le 25 et 26 août au château Dordogne.

Les dessous de ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Benalla semblent donc loin d’être épuisés, et il est probable qu’on ne connaitra jamais tout sur les réseaux obscurs entretenus par cet ancien proche de Macron. Une affaire d’autant plus sensible que celle-ci avait opéré un tournant dans le quinquennat du président des riches et douché l’espoir du "nouveau monde" que celui-ci prétendait vouloir incarner. Un essoufflement de la Macronie dont le mouvement des gilets jaunes n’est que l’extension et qui pourrait bien se raviver à la faveur du vent de révélations toujours plus scandaleuses.




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Affaire Benalla   /    Politique