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Notre classe

Le pouvoir d’achat, c’est pas pour tout le monde…

Macron avait promis que les patrons du CAC 40 crouleraient sous les milliards. C’est chose faite !

Une étude du cabinet Proxinvest révèle l'explosion des rémunérations des grands patrons français en 2017. Les PDG du CAC 40 ont touché en moyenne 5,1 millions d’euros, soit un bond de 14 %, sans compter les stock-options et primes en tout genre, comme par exemple les primes de performance et parachutes dorés récompensant leurs « prises de risques ». Alors qu’en 2016 les rémunérations des PDG vedettes avaient reculé de 9 %, elles sont nettement reparties à la hausse en 2017, grâce à l’embellie économique et la hausse des marchés boursiers, bien aidé par les réformes Macron en faveur des plus riches.

Le vol organisé par le système capitaliste est mortifère

Pour se représenter l’augmentation des salaires des patrons des grands groupes, il faut se figurer qu’ils touchent 240 fois le SMIC ou bien en une heure, l’équivalent d’un mois de salaire d’un intérimaire qui trime sur une ligne de montage de l’automobile. Les médias au service du capital nous parlent d’embellie économique, alors qu’en réalité, tous ces milliards sont le fruit de l’exploitation, des fermetures d’usines et des plans de licenciement. Ces milliards permettent aussi de développer des méthodes qui imposent des gains de productivité et un temps record. Aucun profit ne se fait sans que les entreprises en fassent un gain énorme, et que le droit d’entreprendre empiète sur celui des travailleurs. Pourtant, ce sont eux seuls qui peuvent faire tourner la société. Les travailleurs étant créateurs de plus-value, les salariés sont devenus l’objet de l’esclavage salarial : les dirigeants ne font que mettre en place un massacre des ouvriers et c’est cela que le système glorifie. Le nombre de suppressions d’emplois fait gonfler les actions en bourse et le rachat d’une entreprise ne se réalise qu’avec le licenciement de la moitié des salariés. Les patrons, ainsi victorieux, s’octroient des millions de primes.

Au-delà de ces sommes gigantesques attribuées aux dirigeants et aux patrons, notre plan d’action contre l’exploitation doit être à la hauteur. Pour cela, nous devons organiser la lutte avec des syndicats de lutte de classe et anti-bureaucratiques, afin de rompre le dialogue social qui n’est rien d’autre que la collaboration avec l’ennemi historique de la classe des travailleurs.

Crédits photos : BENOIT TESSIER / REUTERS




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