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Jeunesse

Sélection à l’université

Parcoursup : le SNESUP dénonce la prise en compte « du classement des lycées » pour choisir les candidat.e.s

Dans un communiqué du 8 mars dernier, le SNESUP-FSU, syndicat majoritaire des enseignants du supérieur, opposé à la loi « d’Orientation et de réussite des Etudiants » et à Parcoursup, annonçait le rejet à la majorité du Conseil Supérieur de l’Education des nouvelles modalités de sélection des bacheliers.

Il y contestait également le refus du ministère de « communiquer sur les algorithmes locaux » utilisés dans chaque université pour trier les candidats dans les filières en tensions.

« Le MESRI, [Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation], en accord avec l’amendement du gouvernement proposé à l’Assemblée Nationale, brandit le secret des délibérations du jury pour refuser de communiquer les algorithmes locaux qui trieraient les candidat.e.s dans les formations en tension. » dénonce le SNESUP-FSU dans son communiqué de presse du 8 mars dernier. « Ceci est d’autant plus inacceptable », continue-t-il, « qu’en ce moment même dans les universités des coefficients de pondération sont mis en œuvre pour tenir compte du classement des lycées ». Tout est dit. « On se demande bien quel est le sens du « o » dans la loi ORE ». Aucun projet d’orientation, sans aucun doute mais purement et simplement d’exclusion des lycéens issus des quartiers et des lycées les moins favorisés de l’université.

Contre la loi ORE et Parcoursup, lycéens, étudiants, dans la rue le 15 et 22 mars.




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