Culture et Sport

Présidentielles de 2017

Philippe Poutou : "Pourquoi y aurait-il de l’argent pour sauver les banques et plus pour l’éducation et la culture ?"

Publié le 25 novembre 2016

Source

1°/ Quel est votre rapport à l’opéra ?

Je n’y suis allée qu’une fois dans ma vie lors d’une sortie scolaire lorsque j’étais collégien. Je n’y suis jamais retourné depuis. La grande majorité de mes collègues d’usine n’y sont jamais allés, l’opéra est un monde inconnu pour beaucoup d’ouvriers et d’ouvrières... Cela fait partie des formes de fractures socio-culturelles reproduites par notre société actuelle.

2°/ Quel est votre plus beau souvenir d’opéra ?

J’avoue ne pas me souvenir précisément de l’unique opéra que j’ai vu. Mais j’ai souvenir d’avoir été impressionné par l’orchestre imposant présent sur scène. Mes parents écoutaient le dimanche matin de la musique classique, mais pas spécialement de l’opéra : je trouvais ça beau même si je n’en écoute pas moi même aujourd’hui.

3°/ Quel événement lyrique attendez-vous avec impatience ?

Aucun en particulier, comme je vous l’ai déjà dit, je suis loin d’être un spécialiste de l’opéra !

4°/ Si vous étiez un personnage d’opéra, qui seriez-vous ?

Figaro serait un personnage que j’aimerais jouer.

5°/ Comment analysez-vous la place de l’opéra en France ?

C’est un art qui paraît souvent inaccessible à la plupart des membres des catégories populaires, pour différentes raisons : peu d’éducation à la musique lyrique, peu de lieux en France pour voir des opéras, cherté des tarifs pour beaucoup de représentations.

6°/ Quelles sont vos propositions pour accroître l’audience ainsi que la visibilité de l’opéra et développer la création ?

Ce serait bien que les comités d’entreprise proposent dans leur liste de spectacles des spectacles à l’opéra. Pour cela, il y aurait besoin que les militants syndicaux, les élus du personnel soient sensibilisés à l’opéra, à la musique classique. Car malheureusement on ne peut pas inventer, faire découvrir et partager ce qu’on ne connaît pas. Or cette culture est peu transmise par les grands médias.

D’une manière générale il faut que l’accès à la culture soit gratuit pour toutes et tous. Pour mener une telle politique culturelle, bien sûr contrairement à ce qu’on essaie de nous faire croire, l’argent est là, il doit être réparti entre tous au lieu d’être réservée à des nantis qui privatisent le bien commun. Pourquoi y aurait il de l’argent pour sauver les banques et plus pour l’éducation et la culture ?

Concernant la création, je suis opposé à toutes les baisses des subventions publiques au monde du spectacle vivant à cause de l’austérité.

7°/ Ôlyrix propose quotidiennement un Air du jour à faire découvrir à ses visiteurs, quel air souhaitez-vous proposer (peut-être tiré de votre opéra favori et avec vos interprètes de prédilection...) ?

Je n’avais pas d’idée précise, mais une amie qui est fan d’opéra et avec qui j’en ai discuté m’a fait découvrir cet extrait de la Bohème de Puccini : Si, mi chiamamo Mimi... c’est vraiment magnifique et émouvant.

Réponse au questionnaire d’Olyrix