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Notre classe

Paranoïa actionnariale

Quand les patrons de Castorama se barricadent par peur des salariés

Scène surréaliste à Templemars, dans le Nord, près de Lille, vendredi : alors que l’entreprise menace de délocaliser près de 750 emplois en Pologne, les syndicats avaient appelés à un rassemblement devant l’entreprise. Face à cela, la direction s’est barricadée dans ses locaux.

Ils ont peur des salariés en colère.

Et pour cause : c’est 750 familles qui risquent d’être détruire par la délocalisation de leurs services.

Ils ont peur des salariés en colère.

Dans leur peur, ils se protègent derrière une justice à leur service : huissiers pour les constats de violences, avocats, numéros de la police, de la préfecture, du commissariat local.

Ils ont peur des salariés en colère.

Alors ils se barricadent, contrôlent les entrées toutes les heures, font venir des maîtres chiens, garent leurs voitures un peu plus loin, prévoient des vigiles en plus et de quoi résister en cas de siège.

Ils ont peur des salariés en colère.

Pour diviser leurs ennemis, ils mentent : ils disent que les syndicalistes vont brûler les voitures des salariés, qu’ils sont des casseurs, qu’ils sont infiltrés par l’extrême droite d’Hénin-Beaumont…

Ils ont peur des salariés en colère.

Parce que ce ne sont que des familles qui demandent à garder leur emplois, pendant ceux qui se barricadent touchent des dividendes et ont des voitures de fonction à 60 000 €.

Ils ont peur des salariés en colère.

Et c’est une première victoire : la peur change de camp quand ceux qui pensaient toujours gagner s’aperçoivent que le rapport de force est en leur défaveur.

Ils ont peur des salariés en colère.

Et ils ont raison.




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