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Rassemblement à Blagnac pour défendre les emplois et l’industrie.

Le syndicat CGT, minoritaire dans l'aéro, a appelé ce jeudi 30 mars à un rassemblement devant le siège d'Airbus, à Blagnac, à côté de Toulouse.

Ils étaient une petite centaine à s’être rassemblés sur le rond point de l’impasse Santos Dumont qui fait face aux nouveaux bâtiments de la direction d’Airbus. Une trentaine de salariés de Nantes avaient fait exprès le déplacement, ainsi qu’une dizaine de salariés de Marignane. Sous le barnum, autour d’un barbecue, les salariés se sont réunis pour dénoncer la politique du groupe. L’équipement a été gentiment prêté par les ouvriers de Latécoère, dont trois étaient présents. Ils ont lutté l’automne dernier contre un plan social économique, mais ne l’ont malheureusement pas empêché. Les cégétistes ont dénoncé les choix de la direction qui sont guidés exclusivement pour augmenter les dividendes. En quatre ans, ils ont augmenté de 125% alors que le nombre de salariés a baissé de 7%.

Le groupe a annoncé de nombreuses suppressions de postes pour l’année à venir. La direction cible en premier lieu la recherche et technologie. Le site de Suresnes est menacé de fermeture d’ici Juin 2018. Les salariés de Suresnes, qui devaient initialement faire un rassemblement à Blagnac, se sont finalement mobilisés devant leur site. Tout comme à Saint-Nazaire même si quelques-uns avaient tout de même fait le déplacement.

La direction d’Airbus a annoncé la suppression d’environ 800 postes à Airbus Hélicoptère sur le site de Marignane. Le groupe a décidé de ne pas lancer de nouveau programme avant 2030, ce qui laisse sous-entendre que les suppressions de postes vont s’accentuer dans le futur alors même que le groupe enregistre plusieurs centaines de milliards d’euros de commande et que le carnet de commande est plein pour 15 ans.

La CGT exige des plans d’embauches pour faire face aux engagements du groupe, et que les intérimaires, au nombre de 3500, soient embauchés tout comme les sous-traitants qui travaillent déjà sur les sites Airbus. Au lieu de sacrifier la recherche et l’innovation, la CGT veut la relancer afin de « répondre aux défis environnementaux, énergétiques et sociaux » et ainsi créer de nombreux emplois liés à la découverte de ces nouvelles innovations. Pour ne pas être « rattrapé et dépassé par la concurrence », elle souhaite également le lancement de grands projets structurants et assurant l’avenir du groupe autour de successeurs de l’A320 ou de l’ATR90 etc..

En attendant, la CGT appelle à rester prêt à la mobilisation et appelle à un prochain rendez-vous, au salon du Bourget.




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