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Politique

S. Doucen et le retour des affaires Ferrand

Révélations du « Canard » : Étudiante, la compagne de Ferrand était rémunérée par les Mutuelles de Bretagne

C’est le retour sous le feu des projecteurs de Richard Ferrand, ce marcheur infatigable ! Celui qui fut déjà extirpé du ministère à cause de son image ternie par les affaires, risque de se retrouver de nouveau dans l’œil du cyclone, avec un feuilletonnage de l’affaire digne de Fillon.

Cette fois-ci, il ressurgit dans les petits articles du palmipède, le Canard Enchainé, en tant que président du groupe LREM de l’Assemblée. Fraîchement choisi par le monarque jupitérien et évidemment élu par la suite de députés fanatiques (tous apparemment dénués d’esprit critique), comment ce sous fifre de Macron, directement sorti des lignes dirigeantes du Parti socialiste, a-t-il fait pour revenir sur le devant de la scène ? Et bien en enrichissant sa compagne, usant allègrement de sa position ainsi que de ses petits « arrangements financiers ».

Ferrand et Doucen, une histoire d’amour... de l’argent.

C’est en l’an 2000 et à 25 ans seulement, que Sandrine Doucen fait son entrée dans le monde des « affaires » et du pistonnage à outrance. Celle qui deviendra l’associée de Richard Ferrand dans les affaires des Mutuelles de Bretagne puis sa compagne en 2014, fut d’abord pistonnée par le nouveau président du groupe LREM. En ce temps, elle était étudiante en droit devant trouver un travail pour terminer son master. C’est alors aux désormais célèbres Mutuelles de Bretagnes qu’elle trouva un emploi de directrice du personnel auprès du directeur général de l’époque : son futur compagnon. Coup de foudre pendant un entretien d’embauche ou emploi pistonné pour préparer les futurs mauvais coups ? Qui sait...

Durant la même année, Sandrine Doucen décide de compléter ses revenus avec un petit job au château de Trévarez. Château appartenant au département du Finistère et géré par un comité d’animation. Comité d’animation, présidé par un conseiller général. Conseiller général qui n’est autre que Richard Ferrand ! De vraies âmes sœurs...
Cette romance en milieu bourgeois aura permis à l’étudiante d’alors d’empocher 80 000€ grâce à ses embauches peu légales permises par le nouveau président de LREM à l’Assemblée.

D’ex-protégée à nouvelle complice : de sacrés coups en couple.

Devenue avocate, elle n’en oubliera pas son histoire d’amour et de magouilles et se mettra alors à conseiller les Mutuelles de Bretagnes en 2008. Au moment même où l’actuel marcheur Ferrand mettait en place son propre emploi fictif et profitait de son nouveau poste de vice-président du conseil général du Finistère pour faire monter les Mutuelles. Quel heureux hasard ? Les deux amants semblent alors ne plus pouvoir se séparer et Sandrine Doucen prendra comme client de son cabinet, le conseil général du Finistère. Le crime du politicien bourgeois ayant comme complice sa compagne et ses connaissances juridiques, l’affaire semblait sacrément bien ficelée. Et ce n’était là que le début de l’histoire d’amour entre ces deux compères de l’arnaque...
En 2011, l’ingénieux Ferrand imagine une opération immobilière afin d’installer un centre de soins au cœur de Brest. L’innocente Doucen en profite pour se doter d’un patrimoine immobilier d’une valeur actuelle nette de 500 000 euros. Quand on aime, on ne compte pas.

De Fillon à Ferrand, les affaires sans fin des parlementaires

Les merveilleuses histoires du plus connu des valets de Macron, ne font que s’épaissir de plus en plus. Les marcheurs qui ne cessent de prôner une moralisation de la vie politique, viennent cependant d’élire à la tête de leur groupe un scélérat de haut niveau. Que ce soit l’emploi de son fils à l’Assemblée, les marchés pour la décoration du centre de soins concédés à son ex-femme Françoise Coustal ou les coups de piston pour Sandrine Doucen, Ferrand est à n’en pas douter un sérieux concurrent face à Fillon pour les affaires judiciaires de l’année. Mais il peut remercier pour cela, celle qui « est à ses côtés avec discrétion, avec dévouement » et qui l’a aidé à « construire son parcours », comme disait François à propos de Pénélope.
La République En Marche entend renouveler la politique, nous assistons surtout au renouvellement sans fin des mêmes affaires dans cette répugnante République.

Crédits photo : AFP/Fred Tanneau




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