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Jeunesse

La répression continue

Toulouse. Des milliers de lycéens face aux lacrymos des CRS

A Toulouse, la journée de mardi a été marquée par des blocages et des manifestations de lycéens qui se mobilisent depuis hier avec un mot d'ordre clair : Macron Démission !

Après la journée de mobilisation de lundi où des milliers de jeunes lycéens ont bloqué leurs établissements et ont manifesté contre les attaques gouvernementales qui les touche de plein fouet – réforme du bac, loi ORE – ainsi qu’en soutien au mouvement des gilets jaunes, une deuxième journée de mobilisation a été appelée ce mardi.

Dès 8h ce matin, plusieurs lycées de la ville ont été bloqués. La répression subie par les lycéens la veille avec des charges incessantes de grenades lacrymogènes et de grenades de désencerclement, faisant certains blessés, a révolté beaucoup de lycéens qui ont répondu plus massivement présents à la manifestation d’aujourd’hui.

Comme hier, les transports en commun ont été interrompus sur ordre de la préfecture,confirmant la volonté d’empêcher tout liens entre les lycéens et les étudiants de l’université du Mirail et les habitants des quartiers populaires du Mirail. En effet, c’est une logique consciente de la part des autorités afin que la situation ne s’embrase pas. Cependant, malgré cet obstacle, plusieurs étudiants ont répondu à l’appel des lycéens au rassemblement de ce mardi après-midi.

Cette manifestation, qui a été rejointe par des étudiants, des syndicalistes CGT mais aussi des gilets jaunes, appelée la veille au soir, a regroupé plusieurs milliers de personnes qui ont marché ensemble de Jean Jaurès à St Cyprien. Lors de la manifestation, plusieurs lycéens ont été interpellés par les flics. L’effectif de CRS et de la BAC, dépêché pour l’occasion, a bloqué à coup de lacrymo l’accès au centre-ville.

La colère était présente dans toutes les bouches. Les discours de défiance sont légions face au gouvernement qui donne comme seule réponse à la colère et au malaise social profond qui s’exprime, la violence et la répression. Une réponse qui, comme en témoignait la manifestation de ce mardi, ne récolte pour le moment pas l’effet recherché mais attise, au contraire, toujours plus la colère et la volonté de s’affronter à Macron et son gouvernement.




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