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En grève !

Toulouse : Les travailleuses du nettoyage de l’Université du Mirail disent non à l’esclavage

Ce mardi 11 février, une cinquantaine d'agents de la société de nettoyage Arc en ciel se sont mis en grève spontanément, à l'Université du Mirail, pour protester contre leur conditions de travail.

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Pas de contrats , heures supplémentaires non payés , congés non payés et fausses cotisations pour l’assurance maladie , frais de transport non payés et abus verbaux. La société sous traitante, Arc en ciel , est chargée du nettoyage de l’université depuis deux ans, ce qui aggrave les situations de travail des agents. Avec une baisse drastique des effectifs, les agents se retrouvent avec des charges de travail insurmontables : deux heures pour nettoyer 6 amphithéâtres , c’est à dire 20 minutes par amphi, pour une seule personne.

Les grévistes, en colère , ont répandu du papier toilette et quelques poubelles à l’entrée de l’université, pour visibiliser leur contestation . Sur une pancarte on pouvait lire « non à l’esclavage » . Les précaires de l’université, également en grève Aujourd’hui, ont pu tenir leur piquets à leur côtes .

« On travaille sans être payés et on nous parle mal » expliquent les grévistes. Le premier responsable de la situation : M Bellaroussi est venu « discuter » avec un mépris inacceptable il a voulu intimider les grévistes en les recevant un à un et répondre aux conditions indignes au cas par cas. Selon les grévistes, il aurait procédé à des intimidations, affirmant qu’ils n’avaient pas le droit de se mettre en grève sans autorisation du patron, et aurait proféré des menaces de licenciement.

Spontanément ce matin , les agents de nettoyage se sont mis en grève pour réclamer d’être respectés quand ils et elles travaillent , le droit d’avoir des conditions de travails dignes. Face à une telle situation, les grévistes ont été reçus ce matin . Mais en réalité, la direction de l’établissement a recours à la sous-traitance, et finance donc ces patrons criminels. Car à quoi sert la sous traitance sinon à faire des profits en écrasant les travailleuses et les travailleurs, en déléguant des tâches qui sont essentielles au bon fonctionnement de l’université . Les premières victimes de ces décisions, celles et ceux qui nettoient tous les jours l’université, subissent mépris et exploitation. Tous les personnels et usagers de l’université qui bénéficient de ce travail invisible doivent exiger que cet agents de nettoyage soient titularisés, embauchés directement par l’université. Étudiants personnels et travailleurs de l’université, n’acceptons pas de tels traitements dans le sein de l’université, et même ailleurs !

Les petites mains invisibles de la faculté vont continuer le mouvement demain , et il faudra être nombreux pour les soutenir à la réunion avec la direction à 14h à l’arche .


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