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Politique

Répression Gilets Jaunes

Un Gilet Jaune bras levé et isolé se prend un tir de flashball à bout portant

Manifestation violente, guerre civile, guerilla urbaine, insurrection, voilà les termes qui caractérisent les manifestations des gilets jaunes dans les médias et dans les bouches des représentants du gouvernement. Une vidéo mise sur les réseaux sociaux montre une autre réalité, la réalité des manifestants. Un Gilet Jaune, bras levé, isolé faisant face aux CRS, se prend un tir de flash ball quasiment à bout portant dans le ventre, les journalistes placés juste derrière lui prennent une grenade alors qu’ils sont clairement identifiés. D’où vient la violence ?

Sur les Champs Elysées, un homme, aucun signe d’hostilité, les bras levés bien en évidence au dessus de la tête, isolé, il ne représente aucune menace pour personne et pourtant les CRS n’hésitent pas et tirent au flash ball, un tir tendu au niveau du ventre. Dans la foulée, les forces de répression lance une grenade de désencerclement sur la presse placée à quelques mètres derrière le Gilet Jaune.

L’homme peut s’estimer heureux, il aurait reçu la balle en caoutchouc quelques centimètres plus haut, le résultat aurait pu être beaucoup plus funeste. Ces images montrent la réalité de la violence d’Etat. La répression ce n’est pas que contre les casseurs comme l’explique la police à longueur d’antenne sur les chaînes d’info mais ce sont l’ensemble des manifestants qui reçoivent balles de flashball, gaz, grenades et coups de matraque. La répression ne fait pas de distinction.

Dans la foulée, le fait que les journalistes soient ciblés par un tir de grenade de désencerclement n’est pas anodin. Les forces de répression nourrissent une haine contre ces journalistes de terrain qui prennent en vidéo ou en photo la véritable image de la répression policière. Plus tôt dans la journée, deux photoreporters du Parisien ont été blessés par des tirs de flash-ball à bout portant. L’un d’eux a reçu une balle en caoutchouc dans la nuque et a été évacué par les pompiers.




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