Jeunesse

Communiqué du NPA Besançon en soutien à la mobilisation contre les restrictions budgétaires à la fac

Université de Franche-Comté en lutte : 500 personnes en AG et envahissement du conseil d’administration !

Publié le 28 novembre 2016

Nous relayons ci-dessous le communiqué du NPA Besançon.

Photo : AMEB Solidaires Etudiant-es

Soutien aux étudiant.es, enseignant.es et personnels de l’université de Franche-Comté contre les restrictions budgétaires !

La faculté de Lettre et Sciences humaines de Besançon se mobilise depuis le mardi 22 novembre, contre les risques de suppressions de formations (musicologie, LLCE italien, LLCE russe et l’option traitement appliqué des langues), le gel de nombreux postes et plus globalement des coupes budgétaires sans précédent. L’austérité qui touche tous les services publics frappent également les lieux de formations.

Le 22 novembre, suite à l’appel de l’AMEB solidaire étudiant.es, une assemblée générale de plus de 500 personnes décidait d’imposer un rapport de force en occupant le conseil d’administration de l’université de Franche-Comté. Ce lieu de prise de décisions de quelques-uns devait voter la « campagne d’emplois ».
L’assemblée s’est appropriée le hall du bâtiment de la présidence de l’université, faisant face aux forces de l’ordre, armées et menaçantes. La seule réponse trouvée par la présidence à la contestation fut la répression. Le président méprise ainsi ses étudiants, les insulte d’être « manipulé » et tente de se justifier par un enfumage autour des prises de décisions. Les flics présents ne sont pas là par hasard, le refus de dialogue était frappant. Malgré le nombre et la mobilisation, le CA a confirmé, à 2 voix près, le gel de nombreux postes préférant ainsi la logique de rendement à celle de la qualité de l’université.

La crise de 2008 s’éternise et la dette qui frappe les pays, est utilisée pour enchaîner les plans d’austérité. L’horizon pour la majorité de la population se résume à la réduction des salaires, le chômage, la précarité, la pauvreté et peu à peu à la privatisation des services publics. Les gouvernements de l’Union européenne recapitalisent les banques mais de l’argent pour la santé, l’école, les services publics il n’y en a pas. Rappelons que la priorité de Sarkozy était l’éducation, que celle de Hollande était aussi l’éducation… Qu’aujourd’hui, les Macrons, Juppé, Fillon se fixe aussi l’éducation comme priorité pour 2017… On aimerait mieux qu’ils se taisent ! Ainsi les universités sont totalement délaissées si celles ci ne profitent pas des financements privés. Les réformes libérales ont amené toutes les universités dans des situations financières désastreuses, la situation étant particulièrement intenable dans les établissements les plus petits qui sont les grands perdants de la course aux contrats. Une université sur quatre est en déficit et se trouve de fait placée sous la tutelle de l’Etat, ce qui en dit long sur la réalité de « l’autonomie » des universités tant vantée par les gouvernements.

Dans cette logique le NPA apporte son soutient à la mobilisation et refuse tout plan d’austérité. La question centrale est bien évidemment de sortir le pouvoir du patronat des universités, ce qui passe par la mise en place d’un financement 100 % public pour la recherche et l’enseignement supérieur. Dans une perspective émancipatrice, l’université doit assurer une formation de qualité où les meilleures conditions de travail sont réunies.

Signer la pétition « Sauvons la qualité et la pluridisciplinarité de la faculté des Lettres de Besançon ».