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Politique

Violences policières. Des journalistes visés à bout portant par des tirs de flashball

Deux photographes du Parisien ont subi des tirs de flash-ball alors qu'ils couvraient la situation aux Champs-Elysées. Le premier a été touché à la nuque et le second au genou.

Une façon de masquer non seulement les images de répression, mais aussi de la manifestation elle-même. Afin de donner l’impression que « la mobilisation faiblit » comme le martèle le gouvernement.
Le premier, après avoir été visé à bout portant, à deux mètres de distance, a perdu connaissances quelques secondes avant d’être évacué à l’hôpital. L’impact est passé à travers le casque, comme on le constate sur la photo.

« J’étais sonné et je me suis retrouvé par terre, témoigne le journaliste au Parisien, je pensais avoir pris un pavé ». « Le flic m’a dit ‘excusez-moi, je visais quelqu’un d’autre’ », poursuit le journaliste...

« Viser quelqu’un d’autre », vraiment ? Car si un autre journaliste a déjà été évacué ce matin, comme le montre cette vidéo, nombre de journalistes se sont vus confisquer leur matériel de protection par des agents sans matricule.

En plus des attaques directes, contre les manifestants et les journalistes, les forces de l’ordre procèdent à des fouilles systématiques et saisissent la plupart des objets de protection, comme des masques par exemple, considérés comme des armes. Un manifestant s’est ainsi vu confisquer son drapeau breton... Une intimidation couplée à des interpellations massives qui visent à construire, dans les faits et dans le discours, l’image d’un gouvernement qui contrôle la situation, et d’une mobilisation qui faiblit. En réalité, les manifestants sont empêchés de manifester, harcelés de contrôles systématiques, nassés par les forces de l’ordre, tandis que les journalistes sont intimidés voire directement touchés par la répression.




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