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Monde

COP23

Allemagne. La jeunesse dans la rue contre le réchauffement climatique

Samedi dernier, à Bonn, 2 000 personnes ont manifesté pour protester contre la Conférence de la COP23, qui se tient en ce moment dans l’ancienne capitale allemande, et exiger des mesures immédiates contre le réchauffement climatique.

La manifestation est partie en début d’après-midi de la Münsterplatz, dans une ambiance combative. En tête, la jeunesse, avec le cortège du BJB, « Mouvement de la jeunesse à Bonn », constitué principalement de lycéen-ne-s et d’étudiant-e-s. D’autres organisations politiques de Bonn et Köln étaient présentes : « Jeunesse communiste », « Jeunesse internationale », « Green Revolution », le syndicat Ver.di-Jeunesse, ainsi que le parti d’extrême-gauche MLPD et ses organisations de jeunesse, Rebell et Rotfuchs.

Au-delà d’exiger la sortie du charbon, ce qui était le mot d’ordre de la grande manifestation de la semaine précédente, il s’agissait ici de dénoncer l’ensemble du système capitaliste, seul véritable responsable de la crise écologique. Un système qui détruit non seulement la planète, mais aussi la vie de milliards de personnes. Un système qui exploite et opprime, et que seule la convergence des luttes peut combattre : la jeunesse, les migrant-e-s, les femmes, et les travailleurs-ses doivent lutter main dans la main, dans une perspective révolutionnaire.

Lors du rassemblement qui précédait la manifestation, puis sur le « Lauti », les interventions des différentes organisations présentes se sont succédé en ce sens. La montée des eaux, les sécheresses et les inondations de plus en plus fréquentes, contraignent des millions de personnes à fuir et à chercher refuge dans l’Europe-Forteresse.

25 millions de personnes seraient déplacées chaque années pour causes de catastrophes naturelles. Or, ces mêmes pays impérialistes responsables du réchauffement climatique refusent leur entrée à ceux qui sont victimes de leurs politiques.

La banalisation du racisme et de la chasse aux migrants s’est exprimée récemment en Allemagne par l’entrée du parti d’extrême-droite AfD au Parlement, avec 13% des voix. Comme le soulignait une lycéenne membre du groupe féministe « Rote Zora », ce sont en outre les femmes qui sont les plus durement touchées par les conséquences du changement climatique. Dans les pays en voie de développement, elles s’occupent de 80% de la production agricole. La raréfaction des ressources naturelles allonge les trajets qu’elles doivent parcourir pour s’approvisionner en eau ou en bois, ce qui augmente leur temps de travail et précarise leurs conditions de vie. En raison des normes sociales qu’on leur inculque, leur capacité à réagir en cas de catastrophes naturelles est restreinte. Elles représentent également 60% des migrants et sont davantage vulnérables sur la route vers l’Europe, notamment largement exposées aux agressions sexuelles.

La seule réponse au réchauffement climatique est un changement immédiat et radical, qui doit sortir de la logique du profit. Seuls les travailleurs et les travailleuses, d’ici et d’ailleurs, - alliés à la jeunesse - ont le pouvoir de stopper la crise climatique, en organisation la production sur des bases démocratiques, en fonction des besoins de la population et respectant la nature.




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