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Jeunesse

Ambiance électrique dans les amphis

Blocages, convergences avec les cheminots. Le point sur la situation dans les facs à la mi-journée

Ce 3 avril, premier jour de grève chez les cheminots, la jeunesse répond présent ! De Toulouse à Paris en passant par Bordeaux et Nice, les assemblées générales sont massives et les blocages se multiplient. Partout, les étudiants déferlent dans la rue avec les cheminots.

Les blocages se multiplient en île de France. Le Mirail reconduit une nouvelle fois le blocage à une écrasante majorité

Les premières informations disponibles ne laissent guère place au doute. Oui, les étudiants et personnels des Universités, mobilisés contre la sélection, ont répondus à l’appel du 3 avril.

A Paris 1 Tolbiac, ce sont 1800 personnes qui ont participés à l’assemblée générale ce matin. Dans une ambiance électrique, le blocage a été très largement reconduit, avec seulement 200 voix contre.

En île de France, d’autres universités ont accentuer la mobilisation. C’est ainsi que l’Université de Paris 8 Saint-Denis est également bloquée, tout comme Paris 4 Clignancourt. Une extension de la mobilisation qui donne d’autant plus de poids à la mobilisation du 3 avril, et plus largement à la lutte contre la sélection à la fac.

Ce phénomène d’amplification du mouvement ne se cantonne pas seulement à la capitale. C’est ainsi qu’au 14 universités bloqués partout dans le pays s’est ajouté la faculté de sciences de Nice. Un exemple parmi tant d’autres, puisque des assemblées générales massives se multiplient sur les campus un peu partout dans l’hexagone.

Du côté des « pointes avancés » de la mobilisation dans la jeunesse, la détermination semble elle aussi au rendez vous de ce 3 avril. L’Université du Mirail à Toulouse, ou les personnels et étudiants sont en lutte depuis plus de 3 mois contre le projet de fusion des universités toulousaines et la sélection, a reconduit une nouvelle fois le blocage à une écrasante majorité ce matin, dans une AG qui a, encore une fois, dépassé le millier de participants.

Un mot d’ordre commun dans les facs : Convergence avec les cheminots !

Dès la fin de l’AG de Paris 1 - Tolbiac, un cortège massif est parti rejoindre les cheminots, au son de « so-so-solidarité avec les cheminots ! ». Une convergence effective qui fait suite à la rencontre de la veille, ou des cheminots ont été invités pour prendre la parole dans Tolbiac occupé.

Ce cas de figure n’est pas exclusif à Tolbiac. En région parisienne comme en province, la convergence dans la rue des étudiants et des cheminots a une réalité massive. Bordeaux, Nantes, Montpellier..., les étudiants et personnels mobilisés rejoignents les cortèges cheminots, défendant un service public de qualité mais aussi l’ouverture de l’Université aux travailleurs et à leur enfant, déjà sous-représenté sur les campus, mais qui, avec la sélection, seront massivement et brutalement écarté de l’accès à l’enseignement supérieur.

A Toulouse, dans une assemblée générale qui a rassemblé plusieurs centaines de cheminots, une délégation des grévistes du Mirail été présente, insistant sur l’importance d’un mouvement d’ensemble et appelant à un meeting de convergence des luttes sur le campus le 10 avril prochain.

AG massives, convergences dans la rue avec les cheminots. A la mi-journée, les premiers échos des universités vont dans le sens d’un affrontement avec le gouvernement Macron. Un véritable coktail explosif, mélangeant des ingrédients qui ont fait les plus belles pages de la lutte des classes en France.




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