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Politique

Offensive jusqu'au bout !

CSG. Agnès Buzyn ne veut pas entendre parler d’aménagements pour les retraités précaires !

A l’occasion d’un entretien pour les Echos, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé est revenue sur la hausse de la CSG, et a présenté son plan Santé torpillant les hôpitaux. La promesse de prendre toujours plus aux retraités les plus précaires.

Crédit photo : PHOTO BAZIZ CHIBANE - VDNPQR

Des députés LREM avait proposé un amendement à propos de la hausse de la CSG, Agnès Buzyn dans un entretien pour les Echos a été très clair qu’il était pour elle hors de question de faire une hausse de la CSG progressive. En effet, alors que la colère gronde du côté des retraités, en témoigne les manifestations qui ont eu lieu, certains parlementaires LREM avaient jugé préférables de faire en sorte que la hausse de 1,7 points n’affectent pas les revenus inférieurs à 1600€ par mois, cela compensée par une augmentation pour ceux qui touchent plus de 3000€ par mois.
Ce rejet d’une CSG progressive qui permettrait de ne pas affecter les retraités les plus précaires, et de donner un air moins agressif à cette casse de nos acquis sociaux, a été expédié par la ministre qui estimait qu’« Il faut arrêter de créer des seuils, qui génèrent ensuite des débats sans fin et des incompréhensions. ». En effet, « cet amendement conduirait à opposer les retraités entre eux »..

Une position loin d’être consensuelle et qui marque un pas de plus dans les politiques anti-sociales du gouvernement affectant les plus précaires. Si la ministre se défend de compenser cette perte importante de revenus à travers d’autres réformes, il n’en est rien. Les 400 millions d’euros supplémentaires revendiqués pour les hôpitaux sont noyés dans les coupes budgétaires réalisés précédemment.

L’attaque va même plus loin et affecte de plein fouet les retraités, puisque la ministre prépare, en lien avec le rapporteur du budget de la Sécurité sociale, le déremboursement de certains actes médicaux : ceux pratiqués dans les hôpitaux où les opérations ne sont pas faites assez fréquemment, en dessous des seuils d’autorisation d’activité. En somme, une incapacité pour les plus pauvres de se faire soigner à proximité, et l’obligation de se déplacer pour pouvoir bénéficier de ses soins.

Ces nouvelles déclarations de la ministre ne font que renforcer l’offensive plus générale de Macron contre notre camp social. En plus de révéler une nouvelle fois des divisions au sein de la macronie entre une ministre qui veut faire passer ses réformes coûte que coûte, et une autre aile qui voudrait adoucir l’image, bien réelle, d’un gouvernement de la casse sociale.




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