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Jeunesse

Pour une université ouverte à tou-te-s et des moyens à la hauteur des besoins

Toulouse le Mirail. Occupation de la présidence pour exiger l’inscription des étudiants sans fac

Ce matin à Toulouse, des étudiants du Mirail ont envahi le conseil d'administration de l'Université. Alors que le bâtiment est actuellement occupé, les étudiants exigent l'inscription de l'ensemble des sans fac de l'université.

Depuis la rentrée, les étudiant-e-s sans affectation s’accumulent à l’université du Mirail, l’ensemble des filières ayant fait remonter au rectorat des limites de capacités d’accueil pour la L1, ce à quoi s’ajoute la sélection en Master 1, mise en place depuis cette rentrée. À 9h ce matin devait se tenir un conseil d’administration de l’université du Mirail / Jean Jaurès. A l’initiative de l’UET, rejoint par une 40 aine d’étudiant-e-s du comité de mobilisation, des syndicats Solidaires ÉtudiantEs, Unef et UEC l’ont envahi et décidé d’occuper la salle, avec le soutien de syndicalistes personnels CGT, SudÉduc et FSU. Ils resteront dans la salle jusqu’à ce que 80 sans facs soient inscrits et à ce que la présidence s’engage à inscrire d’éventuelles autres demandes qui n’ont pas encore été recensées par les syndicats étudiants. Parmi les 80, plusieurs sont étrangers et se retrouvent en situation irrégulière faute d’une inscription, menacés d’être renvoyés dans leur pays d’origine. Ces étudiant-e-s « sans facs » comptent parmi les 4000 qui sont dans cette situation nationalement, sans compter toutes celles et ceux qui ont commencé des études dans des filières non choisies en attendant de se réorienter, et qui se trouveront à nouveau confrontés à la sélection l’année prochaine.

À 18h se tiendra une assemblée pour discuter des suites de la mobilisation. La présidence jette la responsabilité sur les composantes qui ne sont « pas prêtes à accueillir plus de monde ». Si celle-ci est réellement préoccupée par le manque de moyens, ne devrait-elle pas faire en sorte qu’un budget à la hauteur des besoins soit alloué à l’enseignement supérieur ? L’enjeu est donc maintenant pour les personnes mobilisées d’arriver à entrainer les personnels administratifs et enseignants des différents UFR, pour lesquels la solution à la pénibilité du travail et au sous-effectif n’est pas la sélection. Elle est au contraire l’action conjointe avec les étudiants pour débloquer des fonds et permettre que l’université soit ouverte à tout-e-s et tous, dans de bonnes conditions d’études et de travail. Un objectif loin d’être utopiste car comme le soulignait une syndicaliste CGT ce matin « de l’argent public on sait qu’il y en a, c’est juste qu’on en voit pas la couleur ». En effet, Macron n’a pas seulement baissé le budget de 331 millions d’euros pour la rentrée universitaire 2017, il s’est aussi attaqué à l’ISF, faisant un cadeau de plusieurs milliards d’euros aux plus riches du pays.




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