Politique

Nouvelle journée d’actions et de mobilisations dans la ville rose

[Dernière minute] A Toulouse, 16 000 personnes battent le pavé contre la loi travail et le 49.3

Publié le 19 mai 2016

Ce19 mai, de nombreuses actions ont eu lieu et la manifestation a réuni près de 16000 personnes en lutte contre la loi Travail et le passage en force du gouvernement avec son arme secrète : le 49.3 !

Correspondants

Blocage de Toulouse

Très tôt ce matin, à l’appel de l’intersyndicale, près de 200 personnes ont bloqué l’aéroport de Toulouse Blagnac afin de paralyser des axes routiers très fréquentés. Presque au même moment, c’est le quartier St Cyprien qui était bloqué avec l’opération "ça ne passera pas" organisée par le collectif Y’a pas d’arrangements, qui réuni la CIP, le DAL et Nuit Debout, en collaboration avec des étudiants et des lycéens. Près d’une centaine de personnes ont répondu a ce deuxième appel matinal, réunis sous une banderole "Révolte générale. Non au 49,3 et son monde".

Les travailleurs sont entrés dans la danse

En fin de matinée avait lieu la seconde assemblée générale des cheminots en lutte. Elle faisait suite à l’appel à la grève reconductible émit hier et les travailleurs présents ont voté en majorité la continuité de la grève jusqu’a demain 10 heures.

A 14h30, ce sont près de 16000 personnes, dont une grosse majorité de travailleurs, qui ont défilé dans les rues, entre Compans Caffarelli et le grand rond avec notamment la CGT (UD, Télécom, ESR, Education...) , FO, SUD (Santé, Territoriaux, PTT...) , la FSU, la CIP, le NPA, LO, le PCF, les JC, OCML-VP, la CNT, AL ainsi que Nuit Debout et un cortège lycéens/étudiants. La manifestation s’est déroulée calmement, bien que la prefecture ait prévu, comme à son habitude, un arsenal massif de forces de repression avec plus d’une dizaine de camion de CRS (chiffre qui a plus que doublé à la fin de la manifestation), la BAC et les voltigeurs.

Le soir, rendez-vous est donné à 20h place du Capitole, pour une AG de convergence des luttes à Nuit Debout, où les travailleurs de différents secteurs pourront témoigner, se rencontrer et s’organiser, dans la perspective d’une grève générale et pour faire plier le gouvernement.