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Deux étudiants interdits de campus : toujours plus de répression à Nanterre !

Alors que l’université Paris X Nanterre a connu un épisode de mobilisation intense en décembre, avec plusieurs assemblées générales réunissant plusieurs milliers d’étudiants et un blocage de plusieurs semaines en réaction a l’augmentation des frais d’inscriptions pour les étudiants extra-européens, la présidence de l’université passe un nouveau cap dans la répression du mouvement en interdisant de campus deux étudiants mobilisés.

Mickaël et Victor ont ainsi reçu un arrêté signé de la main de Jean François Balaudé, président de l’Université, leurs interdisant l’accès aux locaux de celle-ci du 7 janvier au 5 février 2019 au motif d’avoir perturbé les partiels lors du vaste mouvement de blocage qui a secoué Nanterre en décembre.

Ces étudiants, qui n’ont fait qu’appliquer avec des centaines d’autres mobilisés les décisions de l’AG de Nanterre se retrouve aujourd’hui dans l’incapacité de se présenter à leurs propres partiels !

L’université, sous couvert d’empêcher toute nouvelle perturbation des partiels (alors même que la dernière AG a voté en faveur de la tenue de ceux-ci) essaie en réalité de mettre un terme à la mobilisation en cours en réprimant deux militants parmi les plus visibles de l’université.

La présence d’agents de sécurités privés accompagnés de chien lors des partiels de décembre pour empêcher tout débrayage, n’hésitant pas à se montrer violent envers les étudiants mobilisés et les professeurs acceptant le débrayage, montre cette volonté de briser le mouvement social en cours sur l’université. Plusieurs compagnies de CRS avaient d’ailleurs entouré l’université au plus fort du blocage de décembre.

Ces pratiques inacceptables sont dans la continuité politique de la présidence, qui avait déjà fait intervenir la police pour faire évacuer une assemblée générale lors du mouvement du printemps 2018 au cours duquel deux étudiants, dont une fois encore Victor, ont été embarqué et récemment condamné a de la prison avec sursis pour l’un et a 6 mois ferme pour l’autre.

Crédit photo : Le Parisien/Florence Hubin




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