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Fonderies d’Ardennes Forge. 47 salariés obligés de rembourser leurs indemnités de licenciement alors qu’ils sont au RSA

© Archives Le 20 juillet 2017, la cour de cassation a confirmé une décision de la cour d’appel remettant en cause le versement d’indemnités de licenciements pour les ex-salariés de la fonderie d’Ardennes Forges. Sommés de rembourser des sommes qu’ils ont déjà dépensé alors qu’ils sont actuellement au RSA, beaucoup ne savent pas ce qu’ils vont faire.

Il y a neuf ans, l’usine de la fonderie d’Ardennes Forge fermait, laissant sur le carreau 47 salariés, en pleine crise économique des subprimes. Après une longue procédure de licenciement, ils obtiennent en 2010 leurs indemnités, entre 6 000 et 24 000 euros (celle ci étant calculée à l’ancienneté). Cependant, entre temps, la justice a condamné au pénal leur ex-patron pour travail dissimulé et escroquerie. Cette condamnation a donc remis en cause le versement des indemnités de licenciement et jeudi dernier, la Cour de cassation a sommé les 47 salariés de reverser des « trop-perçus ».

Cependant, sur les 47 salariés, trois quarts sont encore au chômage, neuf ans après la fermeture de la fonderie, et sont donc au RSA. Une situation que la Cour de Cassation n’a visiblement pas prise en compte pour rendre sa « justice »… Une justice qui pourrait pousser le Trésor public à saisir les derniers biens restant de chômeurs qui ont eu le malheur d’être employé par un patron véreux. Des chômeurs à qui ont a enlevé leur travail et leur source de revenu, et à qui ont enlève maintenant tous leurs biens. Cette « justice », au service du patronat, condamne ainsi une cinquantaine de famille, qui finiront peut être à la rue, pour des fautes qu’ils n’ont pas commises.




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