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Politique

Après le colis piégé du FMI

Fusillade au lycée de Grasse : 8 blessés et un nouveau prétexte pour la politique sécuritaire de Fillon

Ce jeudi 16 mars, un élève du lycée de Grasse a ouvert le feu sur son proviseur avant de tirer sur son établissement à plusieurs reprises, faisant 8 blessés dont 3 par balles. Si la dénomination « attentat » a été retirée, la droite se sert déjà de l’attaque pour sa politique sécuritaire.

Attaque à l’arme à feu contre le lycée Alexis de Tocqueville

Durant la pause méridienne, un élève de Première L du lycée Alexis de Tocqueville, à Grasse (Alpes-Maritimes) a ouvert le feu dans l’enceinte de son établissement, visant particulièrement son proviseur et le bâtiment du lycée. D’après les dernières informations, huit personnes sont blessées, dont trois par balles ; les autres blessures sont dues au mouvement de foule qui a suivi la fusillade. Dès le départ, une Alerte attentat a été lancée, et le RAID s’est ainsi rendu directement sur place, renforçant l’idée d’un attentat dans la population. Si les rumeurs ont laissé entendre que deux élèves étaient concernés, un seul l’est en réalité. Il a été interpellé, en possession d’un fusil à pompe, d’armes de poing et de grenades. Les motivations qui l’ont poussé à passer à l’acte sont pour l’instant inconnues. Nice Matin évoque le fait que l’élève en question aurait été victime de harcèlement à l’école, « moqué par de nombreux camarades ».

EricCiotti (LR) met déjà en cause la sécurité dans l’établissement

Seulement trois heures après les coups de feu, alors que les élèves sont toujours confinés dans leur établissement, EricCiotti, président de la région PACA, a déjà mis en cause la sécurité dans l’établissement. « Demain matin je devais justement être au collège Jules Romain pour parler sécurité. C’est un établissement qui a été équipé de portique de sécurité. Je pense qu’aujourd’hui, ces portiques tournants sont indispensables, il faut que l’on aille vers des mesures plus coercitives pour mieux sécuriser nos enfants. Sur les 53 établissements du département, 10 conseils d’administration qui se sont réunisont donné un avis favorable. 25 se sont prononcés contre. Et 18 nous ont demandé le temps de la réflexion pour décider ». Alors que la campagne de François Fillon patine dans les affaires, cette fusillade, couplée à l’attentat au colis piégé au siège du FMI à Paris pourrait lui permettre de la redynamiser en relançant les thématiques sécuritaires et identitaires.




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