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Politique

Philippe dans le 93

‘J’en sors avec des idées plein la tête’. Echos du meeting de Poutou à St-Ouen

A la sortie du meeting, on n’est pas pressés de partir. On papote et on discute des dernières luttes, du discours de Philippe et de perspectives qui s’offrent à nous.

Ils sont nombreux à parler des interventions de la tribune, après le premier meeting de campagne de Poutou depuis la validation de sa candidature. Ce qu’ils en retiennent ? Pas mal de choses et, surtout, des idées pour se battre. C’est ce qu’ils disent en tout cas à RevolutionPermanente.fr

Dans le discours de Philippe, « c’est avant tout les idées simples qui m’ont plu. Le bon sens, l’évidence, l’idée simple et directe » pour se battre. C’est ce qui a touché Diego, jeune camarade chilien. « Dans mon pays, on sait ce que c’est le capitalisme dur. Je n’en veux pas », dit-il en partant après avoir laissé un numéro de téléphone, pour faire la campagne. Alexandre, opérateur de maintenance à la RATP, explique qu’il est là parce qu’il s’est fait une promesse : « j’ai décidé, il y a quelque temps, de ne plus mettre de bulletin dans une urne pour quelqu’un qui aurait été condamné, qui aurait volé. Alors comme ils sont tous dans ce cas-là, j’ai préféré venir voir du côté de ceux qui vont à l’usine ». Pierre, un copain intermittent avec qui il est venu, n’avait jamais entendu Poutou parler. Il n’a pas été étonné du discours, mais « agréablement surpris ».

« C’est le moment où il faut y croire ».

Elizabeth, militante cégétiste à la Sécu, savait quant à elle où elle se rendait. Son choix était fait à l’avance, « mais j’ai entraîné des copains militants de chez les cheminots et de la Sécu également. Sud ou CGT, on est tous et toutes militantes », dit-elle avant de sortir prendre l’air après deux heures de meeting, revigorée par ce qu’elle vient d’entendre.

Chez les jeunes, l’enthousiasme est au rendez-vous également. C’est ce que dit Karima, qui est venue avec une copine de lycée. « Tu penses qu’on va te dire pour ton journal que, Poutou, il déchire ? Mieux que ça, il cartonne ! On est trop enthousiastes. Dommage qu’on ne peut pas voter », dit-elle en s’esclaffant.
En « fin de cortège », alors que tout le monde ou presque est sorti de la salle, on croise encore des travailleurs de la FNAC. « Je suis venu par curiosité. Je vais aller voir Arthaud, également, dit Fred, de la FNAC Saint-Lazare. Cette idée qu’on défend notre camp social, qu’il faut ramener le rapport de force à nous, à tous les niveaux, y compris international, ça m’a beaucoup plu dans le discours de Philippe. J’en sors avec des idées plein la tête ».

A côté de lui il y a également Benjamin et Fasutine, deux ex-grévistes de la FNAC des Champs-Elysées. « On sort de soixante jours de grève. Ça a été pour nous une formation accélérée. Ici il y a des gens qui étaient sur le piquet et qui nous ont appuyés. On n’est pas là pour rendre la pareille, mais pour continuer à prendre des contacts avec plein de gens, du public comme du privé », raconte Benjamin. Le discours de Poutou l’aurait convaincu ? « Je n’étais pas politisé avant la grève. Et je n’étais pas dans l’ambiance de voter. D’ailleurs, je n’ai même pas de carte. Mais quitte à voter, c’est sûr, j’aurais voté pour lui », conclut Benjamin.
Faustine insiste également sur la grève, qui les « a fait avancer », elle et ses collègues. La situation ? « C’est la merde, le chantier est immense, mais ça fait plaisir d’entendre le discours de Poutou. Il y a du boulot, et il ne faudra pas que s’y mettre partiellement. Il faut prendre du recul, mais agir en même temps. Faire les deux choses en parallèle. C’est ce que j’essaye de faire depuis la grève. Le meeting avec Poutou, ça aide ! »

Propos recueillis par JPC




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