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Notre classe

Seul la lutte paie !

La fête de la musique avec les grévistes de l’hôtel Campanile Tour Eiffel !

Ce 21 juin, les grévistes de l’hôtel Campanile Tour eiffel, en lutte depuis 38 jours, avaient organisé un repas solidaire pour organiser un moment festif et politique avec leurs proches et leurs soutiens. Une cinquantaine de personnes sont passées à leur fête de la musique de lutte !

Les grévistes de l’hôtel Campanile Tour Eiffel sont en grève illimitée depuis bientôt 40 jours. Une lutte quotidienne où il faut tenir le piquet de grève à l’hôtel, organiser la caisse de grève, guetter les manœuvres de la direction, supporter les pressions, rester solidaires, préparer des actions et penser un plan de bataille pour remporter la grève.

Pour rendre leur grève visible, rencontrer des grévistes d’autres secteurs, des militants et non militants, des syndiqués ou non syndiqués, les grévistes ont organisé un repas solidaire le jour de la fête de la musique. Plusieurs dizaines de personnes ont défilé toute la soirée pour venir apporter leur soutien moral et aussi financier aux grévistes. Etaient présents des proches, des amis, des militants, des syndicalistes CGT, des salariés d’autres secteurs de l’inspection du travail ou encore de la FNAC, des représentants d’associations et des étudiants.

Après des discussions informelles pendant l’apéro et le dîner, les salariés ont organisé un tour de prise de paroles. Cela a été l’occasion de revenir sur la grève depuis son commencement le 16 mai. Les grévistes ont raconté toute leur bataille, presque jour après jour, racontant avec détermination et humour le rapport de force quotidien avec la direction locale.

De son côté, la direction du groupe continue a tenir le discours selon lequel la grève pourrait durer des mois car l’hôtel Campanile Tour Eiffel est un hôtel avec une petite équipe, presque une aiguille dans une botte de foin. Pourtant, les grévistes leur font bel et bien perdre des dizaines de milliers d’euros par jour à une période très touristique. Les salariés se disent aujourd’hui que si « toucher au portefeuille » ne suffit pas, il va falloir trouver d’autres moyens d’interpeller la direction !

Les grévistes du Campanile ont compris qu’avoir des soutiens est central et qu’il fallait qu’ils et elles cherchent à se mettre en lien avec d’autres secteurs. Dans cette optique, les grévistes se rendent en délégation à chaque échéance militante : lundi ils étaient au rassemblement du front social devant l’assemblée nationale et mardi à la manifestation des inspecteurs du travail !

Les semaines à venir seront aussi chargées. Ils ont prévu de refaire un rassemblement, ce serait le cinquième, lors d’un CE du groupe Louvre Accor Hotel et d’autres surprises sont au programme !




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