Politique

Chassés de Stalingrad, répoussés à Maurepas (78)

Maire et députés Les Républicains « entrent en désobéissance » pour interdire l’accès d’un gymnase municipal à un car de réfugiés

Publié le 5 novembre 2016

Nous relayons ci-dessous le communiqué que les militants du NPA 78 ont largement diffusé hier soir auprès de la presse des Yvelines. Ils y condamnent les agissements méprisables du maire et des 11 députés les Républicains de Maurepas (78) qui, ceints de leur écharpe tricolore, ont contraint à faire demi-tour un car rempli de réfugiés raflés à Stalingrad à Paris. En s’opposant de manière spectaculaire à leur installation en transit pour 15 jours, ils ont ainsi choisi de sacrifier le moindre reste d’humanité à l’égard de ces réfugiés ainsi ballotés au mépris du droit humain le plus élémentaire, au profit d’une propagande électoraliste honteuse.

Correspondants 78

Le vendredi 4 novembre a été un jour noir pour les réfugiés pourchassés de Stalingrad sur ordre du gouvernement et bloqués ensuite aux portes d’un gymnase municipal de Maurepas dans les Yvelines.

A Paris, c’est d’abord la gigantesque rafle de Stalingrad. Un quartier bouclé, un dispositif impressionnant, avec près de 100 cars, des scènes d’humiliation, des propos racistes de la part de certaines forces de l’ordre, des habitants ne pouvant ni se déplacer ni se rendre au centre médical fermé pour l’occasion. 


A Maurepas, à 8 heures du matin, ce sont 11 élus Les Républicains, décidés à « rentrer en désobéissance », qui bloquent un bus de réfugiés déplacés vers un gymnase municipal et le contraignent à faire demi-tour. Nul doute qu’à l’heure des primaires à droite cette attitude honteuse, exhalant de vieux relents xénophobes, ne relève que d’un sordide calcul électoraliste destiné à séduire aux confins de l’extrême droite.

Le maire LR, Grégory Garestier, pourtant préalablement prévenu, botte en touche en arguant de la gêne pour les habitants qui ne pourront pas utiliser le gymnase pendant 15 jours. Il s’est pourtant montré moins soucieux de leurs activités en fermant la piscine qui accueillait de nombreux usagers familiaux et scolaires depuis des années.

Il aura fallu l’intervention de 17 associations locales, comptant 1500 adhérents, pour que les réfugiés trouvent un toit dans une salle des fêtes. Ce qui n’est d’ailleurs qu’un pis-aller.

Le NPA condamne de telles pratiques xénophobes et inhumaines et appuie les actions des associations, organisations et habitants en lutte pour le droit des réfugiés à des conditions d’habitat et de vie décentes et à choisir librement leur destination.

04/11/16