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Politique

« Rock star »

Meeting. A Rouen, une salle trop petite pour l’euphorie Poutou

Après le plateau du grand débat, Philippe Poutou est reparti sur les routes pour un public bien plus familier pour lui : des travailleurs et des jeunes venus en nombre à Rouen, pour « faire entendre notre camp ».

Il a presque fallu pousser les murs de la Halles aux Toiles de Rouen pour accueillir le meeting de Philippe Poutou. Salle comble, archi-comble, comme le montrent les photos, avec des personnes assises par terre entre les rangées de chaises. En 2012 déjà, la présence du candidat ouvrier en campagne avait réuni plus de 450 personnes, mais cinq ans plus tard, ce sont plus de 600 personnes qui se sont rassemblées dans cette même salle, preuve de l’écho grandissant d’une telle candidature. Au son du slogan « Aha-anticapitalistes », le Philippe Poutou a été acclamé à son arrivée, avec dans toutes les têtes ses interventions dévastatrices contre Fillon et Le Pen sur le plateau du grand débat. Un accueil digne d’une « rock star », selon le journaliste de Paris Normandie.

A la tribune, aux côtés de Philippe Poutou, le meeting est introduit par des représentants de la lutte de l’Hôpital psychiatrique du Rouvrais, qui avaient mené une grève exemplaire contre les coupes budgétaires, qui vont à l’encontre des conditions de travail et des besoins des patients. A leur suite, Marie-Hélène, militante du NPA poursuit en revenant sur la politique sécuritaire et répressive du gouvernement, en réponse à la « colère sociale » notamment celle qui s’est exprimée « contre la loi Travail et son monde », en terminant par un appel à faire converger les luttes : « Ni chair à patron, ni chair à matraque ! ». Puis Christine Poupin, porte-parole de la campagne et militante dans la région, est intervenue sur le contexte général, et notamment sur le profil internationaliste de la candidature Poutou, et son appel à construire un projet émancipateur, par les luttes collectives.

Dans chaque intervention, une même idée : il est temps de « faire entendre notre camp », comme l’a dit Philippe Poutou. Le faire entendre dans ses élections, pour ne pas laisser les porte-paroles des classes dominantes parler à notre place, et dans la rue, pour imposer nos intérêts, travailleurs, chômeurs, étudiants, lycéens, jeunes travailleurs... pour une autre société. En ce sens, le « buzz » du grand débat ne doit pas rester un buzz, mais doit devenir une impulsion pour construire une organisation militante...et le succès des meetings de campagne, à Rouen comme ailleurs, témoigne de la possibilité qu’il y a pour cela !




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