Notre classe

Les 19 et 20 octobre, faisons front !

Meeting à la Bourse du Travail. « Relaxe des 8 de Goodyear ! Contre la Loi Travail et la répression »

Publié le 13 octobre 2016

Environ 200 personnes ont répondu présentes au « Meeting pour la relaxe des 8 de Goodyear ! Contre la loi travail et la répression » organisé à la Bourse du Travail de Paris, et visant à préparer le rassemblement des 19 et 20 octobre à Amiens, jours du procès des huit salariés de Goodyear.

Manon Véret

La tribune, composée non seulement de syndicalistes combatifs dont Mickaël Wamen, mais aussi d’Amal Bentounsi et Assa Traoré, fait écho au meeting qu’avait organisé Paris 1 le 6 octobre dernier. Un représentant de Touche pas à ma ZEP et une hospitalière du CHRU de Lille, syndiquée à la CGT, ouvrent le tour de parole. Si les premières interventions pouvaient faire prendre au meeting une tournure strictement syndicale, c’est Romain Altmann, de la CGT Infocom, qui parle en premier du nécessaire lien à construire entre les différents secteurs touchés par la répression syndicale, les violences policières, le racisme et l’islamophobie, et cela en revendiquant le meeting « Faisons front » de Paris 1. En effet, il faisait déjà partie des intervenants à la tribune de ce précédent meeting.

Dans la continuité de cette intervention, Gaël Quirante, secrétaire de Sud PTT 92, parle de la nécessité d’être tous et toutes présent.es les 19 et 20 à Amiens, déjà pour répondre à la répression subie par le mouvement ouvrier ce printemps, mais aussi pour s’unir plus largement, avec les quartiers notamment.

Intervention de Michael Wamen :
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Suite aux interventions d’Amal Bentounsi et Assa Traoré revendiquant la convergence de ces différents secteurs, Mickaël Wamen des Goodyear fait de même que Gaël Quirante en soutenant le discours de ces dernières, et s’engage même à aider Assa Traoré dans la création de l’association Justice pour Adama. Il appelle finalement au rassemblement d’Amiens, pour la relaxe des Goodyear, en affichant clairement le lien à construire entre syndicalistes et quartiers populaires. Ce lien est d’autant plus important que la lutte contre les licenciements et le chômage qui est derrière toute la lutte des Goodyear est une lutte dont peuvent s’emparer les quartiers populaires, qui sont parmi les territoires les plus touchés par le chômage.