Jeunesse

Université

Non au projet de réforme des masters !

Publié le 19 septembre 2016

Le 11 septembre, le ministre de l’Éducation Nationale a annoncé son intention d’allers vers « une loi en novembre, pour un master réformé à la rentrée 2017 ».

Pascal Morsu

Une nouvelle attaque contre le droit aux études

Le risque est donc grand que dès la prochaine rentrée, les étudiants voient la sélection à l’entrée des Masters s’aggraver drastiquement. Tout ceci se situe dans un contexte où 40 000 étudiants de plus sont entrés à l’Université sans que les moyens ne suivent.

La raison de cette nouvelle réforme est simple : la logique du LMD (licence-master-doctorat) mis en 2002, c’est de procéder à une sélection entre L3 et M1. Or en 2002, la résistance des étudiants, des enseignants avait rendu impossible de mettre en place ce barrage. Résultat : de nombreuses universités sélectionnent entre M1 et M2, ce qui est juridiquement impossible.

Pour sortir de cette situation, le ministère a donc adopté au printemps un décret autorisant 1300 masters à sélectionner entre M1 et M2. Mais pour le ministre comme pour la majorité des présidents d’Université, la solution définitive serait d’arriver à mettre enfin en place un barrage efficace à l’entrée en masters (à l’exception de quelques filières « parking »). Il reviendrait ainsi au divers conseils universitaires de mettre en place la nouvelle organisation l’imitant l’accès des étudiants aux masters.

Quelles revendications ? Quelles perspectives ?

Après le mouvement contre la loi El Khomri, le gouvernement veut « réformer » sans faire de vagues. Il a donc lancé des consultations avec les principales organisations universitaires, en premier lieu l’UNEF.

La direction de cette organisation a accepté le cadre fixé en énonçant une seule exigence : « au moins une proposition de master doit être faite à chaque étudiant dans l’établissement où il a obtenu sa licence ». Mais dans ce cas, il suffirait de créer de pseudo-formations ne débouchant pour rien pour satisfaire cette « exigence ». On voit que cette pseudo-revendication ne mène à rien.

Pour le NPA, une seule exigence permettrait de ne pas aggraver encore la situation des étudiants : le retrait pur et simple du projet de réforme des masters. Ce qui n’est pas séparable de celle d’un renforcement significatif des budgets alloués à l’Enseignement Supérieur.

En tout état de cause, ses militants dans les diverses organisations universitaires multiplient les interventions afin de permettre aux étudiants, aux enseignants de prendre connaissance du projet ministériel, de définir leurs revendications, de se coordonner et prendre les décisions qu’impose la situation.

Source : Site national du NPA