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Politique

En finir avec la ZAD ?

Notre-Dame-des-Landes. 1900 gendarmes déployés pour une nouvelle opération militaire

Ce jeudi 17 mai, dès 6h, près de 2 000 gendarmes ont été déployés sur la ZAD de Notre Dame des Landes, dans la continuité des opérations répressives extrêmement violentes de ces derniers mois. L'objectif du gouvernement est clair : mettre un terme à la mobilisation, alors que selon les gendarmes, 80 zadistes sont encore présents sur le site.

L’objectif du gouvernement est clair. L’opération répressive de ce 17 mai vise directement les lieux et personnes qui ont refusées de se plier aux démarches de législation proposées suite à l’abandon du projet d’aéroport à Notre Dame des Landes. Pour ce faire, 1900 gendarmes ont été déployés sur la zone dès 6h du matin, pour poursuivre l’évacuation et la destruction des habitations sur la ZAD. Un déploiement d’autant plus disproportionné alors que, selon les sources des gendarmes eux même, 80 zadistes sont encore présents sur place.

Alors que le dossier de Notre Dame des Landes est devenu, au fil des semaines, un véritable bourbier pour Macron, la surenchère répressive a toujours été le fil conducteur de la politique du gouvernement. Entre les arrestations en masse, les déploiement massifs de force de répression ou l’usage d’engins de guerre, c’est bien sous les bottes policières que Macron et ses ministres veulent écraser la mobilsation. L’objectif de ce 17 mai est ainsi limpide : Il s’agit de porter un coup décisif contre les occupants du site, déblayer le terrain et expulser les occupants restants, dans la violence, et ce sur plusieurs jours. Et si les médias minimisent grandement les méthodes violentes des policiers, la moindre trace « d’effets personnels » ou « d’armes » de résistance des zadistes est systèmatiquement mise en avant.

Les occupants de la ZAD ont déjà appelé à deux manifestations contre l’évacuation, ce samedi 19 mai à Nantes et dimanche 20 mai sur le site de Notre Dame des Landes. Dans le même temps, suite au texte « Comme à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, défendons d’autres manières d’habiter » signé par 60 000 personnes, une procédure de classification de la ZAD et de ses habitations au patrimoine mondial de l’Humanité a été lancée. Qu’on se le dise, le gouvernement n’en a pas fini avec Notre-Dame-des-Landes.




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