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Jeunesse

Plus grosse manifestation lycéenne depuis le CPE à Tours

Tours : Plus de 3 000 lycéen.ne.s mobilisé.e.s contre la loi Vidal "gazé.e.s 5 fois pour certain.e.s."

C'est depuis janvier que les étudiant.e.s de l'université de Tours sont mobilisé.e.s au sein du collectif étudiant contre la loi Vidal présent sur Facebook et Twitter (@CollectifEtu37). La loi Vidal ou loi ORE est la concrétisation, et marque un saut supplémentaire, dans le long processus de privatisation de la fac et de sélection sociale au sein des universités où l'accès au savoir critique sera limité aux seules personnes pouvant se permettre de payer leurs études. Les personnes en bac pro et les personnes en situation de handicap sont également fortement dissuadées d'aller à la fac dans le cadre de l'application de cette loi.

Les membres de ce collectif ont entre autres organisé l’envahissement des CFVU de la fac qui avaient pour but de voter les attendus pour Parcoursup, la nouvelle plateforme d’inscription post-bac qui remplace APB. Aussi, il y a deux semaines, une assemblée générale qui a regroupé 350 personnes a décidé a une large majorité du blocage de trois jours reconductible des UFR de Lettres, Langues, Art, Sciences humaines et sociales. Le blocage n’a pas été reconduit au bout des trois jours et a été remplacé depuis mardi dernier par l’occupation illimitée, jour et nuit, de trois amphithéâtres de la fac afin d’organiser des cours alternatifs, des formations sur la loi, etc...

A Tours, ce sont les lycéen.ne.s qui sont majoritairement mobilisé.e.s. Jeudi dernier, ce sont quatre lycées qui ont bloqué (Grandmont, Vaucansson, Balzac, Paul-Louis Courier) avec plus ou moins de résistance de la part de l’administration. Les lycéen.ne.s ont décidé de se rejoindre tous.te.s au sein d’une grande manifestation, les lycéen.ne.s de Vaucansson et Grandmont ont donc envahi trois trams pour se rendre en centre-ville. Deux mille lycéen.ne.s ont manifesté dans les rues de Tours sans heurts. Hier cependant, alors que six lycées ont bloqué (Vaucansson, Paul-Louis Courier, Grandmont, Laloux, Bayet, Jean Monnet) et que 3000 lycéen.ne.s sont descendu.e.s dans la rue pour montrer leur protestation, iels ont dû faire face à une répression policière extrêmement violente.

La plus grosse manifestation lycéenne de Tours depuis le CPE a dû s’arrêter quand les lycéen.ne.s ont décidé d’aller débrailler un autre lycée. Nassé.e.s dans une rue, iels ont été gazé.e.s sans sommation, les CDI présent.e.s ont lancé des bombes désencerclantes, des bombes lacrymogènes et étaient muni.e.s de flash-ball (qui n’ont pas été utilisé cependant). Plusieurs brûlures ont pu être constaté.e.s et un mineur a été interpellé. Les CDI ont nassé et gazé les lycéen.ne.s dans une rue où une cour d’école maternelle était présente, un vendredi matin. Plus tard dans l’après-midi, des bombes lacrymogènes n’ayant pas encore explosé étaient encore présentes près de l’école maternelle. Suite à ce gazage, les étudiant.e.s et lycéen.ne.s présent.e.s se sont dispersé.e.s mais ont encore été gazé.e.s 5 fois pour certain.e.s. Une assemblée générale lycéenne de 300 personnes s’est déroulée suite à la manifestation à la fac des Tanneurs. La prochaine assemblée générale étudiante portera, quant à elle, sur les actions à venir dans le cadre de la mobilisation.

Une vidéo prise par une avocate :

Face à la répression policière et administrative (cours et partiels délocalisés, appel de la police), le noyau dur du mouvement ne fait que s’amplifier. Mobilisons-nous partout en France pour la suppression de la loi ORE et contre ce gouvernement qui prône la soumission de l’université aux grandes entreprises et un accès au savoir critique élitiste !

Collectif Etudiant contre la loi Vidal - Tours




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