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Jeunesse

Blocage des E3C : 2 lycéens de Ravel déférés au TGI après plus de 24h de GAV

La répression a connu un saut qualitatif hier, avec la GAV de quatre lycéens du lycée Maurice Ravel pour avoir bloqué leurs E3C. Après avoir prolongé leur GAV, deux lycéens ont été libérés tandis que deux autres ont été déférés au TGI. Une attaque brutale contre la jeunesse mobilisée.

samedi 1er février

Mise à jour :

Nous venons d’apprendre que deux lycéens étaient déférés devant le parquet dont un qui passe au TGI à 14 h aujourd’hui. Nous restons pour le moment sans nouvelles du quatrième. Nous suivons cette affaire de près et continuerons à vous tenir au courant de son évolution sur nos différents réseaux sociaux.

La contestation n’en finit pas dans le pays. Après la grève historique de la RATP et de la SNCF, ce sont les lycéens qui se mobilisent contre la mise en place de des E3C, les épreuves anticipées du bac de la réforme Blanquer. Pour faire taire la protestation le gouvernement utilise son arme favorite : la répression.

4 lycéens en garde à vue, le pouvoir cherche à intimider

Nombreux sont ceux qui se sont levés tôt ce matin pour aller devant le commissariat du 20 ème arrondissement. En effet, depuis 25 heures 4 lycéens de 16 ans du lycée Ravel sont en garde à vue. Celle-ci vient d’ailleurs d’être renouvelée pour 3 d’entre eux. Quel crime ont-ils commis pour être traité ainsi ? Ils sont accusés d’avoir ... mis le feu à une poubelle ! (Photo du crime ci-dessous.)

Les lycéens qui ont déjà passé une nuit en garde à vue ont été interrogés hier sans avocats, pratique illégale et la police indique que débordée elle n’a pas pu regarder les caméras de vidéo surveillance. Illégalisme de la procédure et absence de preuves ne sont plus une protection pour la jeunesse qui se mobilise. Nombreux donc, parents, enseignants, camarades de classe, soutiens politique étaient présents ce matin pour exprimer colère et indignation contre cette répression féroce et aveugle.

Protestation/répression, le gouvernement s’enlise

Réforme des retraites, réforme du bac, réforme de la recherche autant d’éléments antisociaux et légitimement révoltants qui poussent les professeurs et élèves à prendre la relève de la contestation portée par les cheminots. Et le pouvoir toujours plus acculé, toujours plus isolé n’a qu’une solution : la répression. Le pouvoir est clair sur son message : "cheminots, étudiants, pompiers, professeurs, lycéens si vous relevez la tête nous frapperons physiquement ou judiciairement".

Dans cet article nous évoquions déjà la répression que subissent les lycéens et nous devons constater que le gouvernement continue sur ce terrain et ne compte rien céder quitte à enfermer des enfants. Cependant, au vu du monde devant le commissariat ce matin, le pouvoir doit comprendre que les manifestants ne comptent également pas lâcher. Et que la bataille entre un gouvernement illégitime et une population en lutte n’est pas terminée. Une grande fête de la grève et contre la répression aura d’ailleurs lieu ce samedi 1er février à Pantin signe que la résistance s’organise.




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