Concernant la première des deux affaires, Netanyahu est impliqué dans affaires de pots-de vin. On relate de nombreux cas de cadeau qui lui auraient été faits (notamment des cigares de luxe dont ce dernier serait friands) atteignant des sommes supérieures à 200 000 euros. Des cadeaux offerts par différents riches hommes d’affaires dont les contreparties se trouvent être diverses telles que séjours de luxe, une loi d’exonération d’impôts en faveur des israéliens séjournant à l’étranger, des arrangements avec les autorités américaines pour l’octroi de visa, etc.
Pour ce qui est du second dossier à charge contre Netanyahu, il s’agit d’un accord secret entre Netanyahu et le propriétaire du quotidien Yediot Aharonot qui vise à mettre des bâtons dans les roues au quotidien rival de ce dernier. Ce qui, en contrepartie, permettrait à Netanyahu l’assurance d’avoir une bonne image dans le journal Yediot Aharonot et d’avoir un certain contrôle dans sa ligne éditoriale. Cela vient alors asseoir l’assise médiatique de Netanyahu afin de conforter sa politique sioniste et de bien le positionner aux élections législatives israéliennes.

Par ailleurs ce ne sont pas les seules affaires dans lesquelles il serait impliqué, la police israélienne continue ses investigations sur d’autres dossiers tels que l’achat de sous-marins à l’Allemagne ou sur la mise en cause de l’entourage proche de Netanyahu. Les suites judiciaires concernant ces affaires sont désormais entre les mains du procureur général, nommé à ce poste par Netanyahu lui-même et appartenant à son entourage proche et dont l’avis sera nécessairement influencé par ses liens qu’il entretient avec ce dernier. Notons qu’à de nombreuses reprises Netanyahu a été soupçonné sans jamais être inquiété.

Pendant ce temps, Ahed Tamimi qui, pour avoir simplement bousculé des soldats israéliens suréquipés, a été immédiatement mise en détention provisoire et subit de plein fouet la répression israélienne à travers douze chefs d’inculpation dans le cadre d’un procès tronqué. Lorsqu’il s’agit de palestiniens, la répression ne se fait pas attendre : c’est notamment le cas de plus de 300 mineurs palestiniens en détention qui n’ont d’autre choix que de subir la politique colonisatrice d’Israël.