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Monde

Arrêts de travail, piquets et mobilisation de l’autre côté des Pyrénées.

8 Mars dans l’Etat espagnol : c’est la grève !

De l’autre côté des Pyrénées, les femmes sont appelées à rejoindre l’appel à la grève lancé par les syndicats combatifs et les organisations féministes et de gauche radicale. Et c’est par dizaines de milliers qu’elles sont au rendez-vous, dans tout l’Etat. Le bilan, à la mi-journée.

Au niveau de l’Etat espagnol, l’appel à la grève de 24h a été lancé par la CGT et la CNT et relayé par d’autres organisations au niveau des communautés autonomes. Les grandes centrales, l’UGT et Commissions Ouvrières n’ont, quant à elles, qu’appelé à des arrêts de travail de 11h30 à 13h30 et de 16h à 18h. Mais dès les premiers rayons du soleil, des dizaines de rassemblements étaient organisés devant les entreprises, les lieux de travail et d’étude, de même que des piquets volants dans les principales villes de l’Etat, avec des rendez-vous centraux donnés à midi et des manifestations en fin début de soirée.

En milieu de journée, ce 8 mars, LaIzquierdaDiario.es propose un premier tour d’horizon en images de quelques unes des mobilisations.

13h30

Barcelone : grande mobilisation étudiante

Beaucoup de monde au rendez-vous, à 13h, dans le centre de la capitale de la Catalogne. Des milliers d’étudiant.e.s ont débrayé dans les centres universitaires et les lycées. "Sense les dones no hi ha revolució !". “Sans les femmes, pas de révolution”, peut-on lire sur de nombreuses pancartes.

Saragosse, la jeunesse au rendez-vous

En Aragon, la mobilisation draine également beaucoup de jeunes et de très jeunes, avec des cortèges lycéens très fournis.

Madrid, contre les violences machistes

Rassemblement à midi, à Madrid, sur la Place du Callao, contre les violences faites aux femmes et pour leurs droits.

11h30

Grève de solidarité dans l’industrie automobile

En fin de matinée, des débrayages ont été organisés dans plusieurs grandes usines du pays, notamment dans l’automobile. C’est le cas, à SEAT Barcelone, sur un site employant majoritairement des hommes sur les chaines et qui ont décidé des arrêts de travail de deux heures par solidarité, de même que chez Nissan.

Débrayages d’amphis à Madrid

A l’Université Autonome de Madrid, les collectifs militants féministes, dont Pan y Rosas et Revoluciona Tu Universidad ont fait des tournées d’amphis et de cours pour faire débrayer l’université dont les salles se sont vidées au cours de la matinée.

11h

Travailleuses en grève dans les services à Vigo et à Saragosse

A l’appel de la CGT, des piquets sont organisés dans plusieurs secteurs, dont le commerce et les services publics. Des débrayages et des piquets mobiles sont mis en place à Vigo, en Galice, devant le Musée O Marco, et à Saragosse, sur plusieurs centres commerciaux.

9h

Barrages à Valence

A Valence, aux premières heures de la matinée, des groupes de travailleuses et d’étudiantes ont réalisé plusieurs barrages dans le centre de la ville, bloquant une partie du trafic.

8h30

Répression policière à Barcelone et à Burgos

En Catalogne, ce sont les Mossos qui interviennent pour empêcher qu’un piquet ne se forme sur Gran Vía, dans le centre de la ville. A Burgos, la Police Nationale est intervenue contre des travailleuses des transports et leurs collègues qui bloquaient un dépôt.

8h

Piquets mobiles à Madrid, manifestation devant le Hilton de Barcelone des travailleuses du collectif Las Kellys

Des piquets mobiles sont organisés dans le centre de Madrid pour dénoncer l’exploitation dans les grandes chaînes du commerce dont le Corte Inglés, ou chez KutxaBank. Le trafic est interrompu sur Gran Vía, l’une des artères centrales de la capitale, et dans plusieurs quartiers de la périphérie.

A Barcelone, ce sont les travailleuses du secteur hôtelier, Las Kellys, en lutte depuis plusieurs mois contre la sous-traitance et pour que les syndicats qui négocient la convention collective de secteur prennent en compte leurs revendications, qui se sont données rendez-vous devant le Hilton, bloqué.

6h55

Pour bien commencer

Manifestations de bon matin à Barcelone et à Madrid au cri de « la nuit est à nous ». Dans les gares, plusieurs piquets d’usagères et de travailleuses et de travailleurs. Les transports en commun sont perturbés dans les principales villes, avec un service minimum instauré à Barcelone et des lignes à grande vitesse au départ de Madrid également à l’arrêt en raison de l’appel à la grève.

Correspondances de l’Etat espagnol de LaIzquierdaDiario, trad. CT.




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