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Monde

Daech a revendiqué l’attaque

Attentat de Barcelone. Vers un nouveau tour de vis sécuritaire

Ce jeudi 17 août, une fourgonnette a foncé sur la foule sur les Ramblas, à Barcelone. A l’heure ou nous écrivons ces lignes, le bilan est de 13 morts et 100 blessés. Daech a revendiqué l’attaque.

« Les auteurs de l’attaque de Barcelone sont des soldats de l’Etat islamique et ont mené une opération en réponse aux appels à cibler les Etats membres de la coalition ». C’est par ces quelques mots, diffusé sur l’organe de propagande AMAK, que Daech a revendiqué l’attentat de Barcelone. Ce jeudi 17 août, peu avant 17 heures, une fourgonnette a foncé sur la foule, au niveau des Ramblas, l’artère centrale de la capitale catalane. Les ramblas sont bien entendu une cible de choix. L’avenue se situe en plein centre ville et est fréquentée par de nombreux touristes, qui plus est en fin d’après midi. Le bilan est lourd : 13 morts et 100 blessés à l’heure ou nous écrivons ces lignes. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier dans l’État Espagnol depuis les attentats de Madrid en mars 2004. Dans la soirée, deux suspects ont été arrêtés. Selon les informations disponibles, le conducteur de la fourgonnette est toujours en fuite.

Vers une escalade sécuritaire

Très vite après le flot de réactions de solidarité, ce sont les questions de lutte contre le terrorisme qui ont pris le devant de la scène. « Le rêve, c’est un FBI à l’européenne » a ainsi déclaré Georges Fenech, président de la commission d’enquête sur les attentats 2015 de BFM TV avant d’ajouter qu’il serait nécessaire de « renforcer le programme Frontex ». Un amalgame direct entre terrorisme et réfugiés fuyant la guerre, et ce alors que les morts se comptent toujours en milliers en Méditerranée et que nombre d’ONG ont du renoncer à leurs missions de secours, à cause des embûches mises en place par différents Etats. Le comparatif avec les attentats du Bataclan, de Nice, Berlin et de toute les attaques ayant touché des villes européennes sert encore aujourd’hui de prétexte pour justifier l’escalade sécuritaire. « Nous avons encore une marge de manoeuvre » affirme ainsi Georges Fenech. Vendredi matin, une réunion extraordinaire se tiendra en Italie et l’ensemble des chefs d’Etats ont manifesté leur volonté pour renforcer la lutte antiterroriste.

Leurs guerres, nos morts

Les attentats de Barcelone, comme toutes les attaques contre les populations, doivent être condamnés en tant que telles. Il s’agit bel et bien les nôtres qui ont périt sur les Ramblas ce 17 août, comme à Paris, Berlin, ou quotidiennement dans l’ensemble du Moyen Orient. C’est pourquoi le défilé des pyromanes venu jouer les pompiers de service est particulièrement insupportable. D’autant que les solutions proposées consistent à souffler sur les braises, et ce alors que Daech est aujourd’hui totalement acculé, tant sur le terrain militaire qu’économique.

Sur le plan intérieur, avec un renforcement de la présence militaire et policière –alors que le système, au vue de la multiplication des attentats, apparaît toujours plus inefficace– et sur le plan extérieur, avec un renforcement des bombardements à venir, ce seront encore les nôtres qui seront ciblés. C’est pourquoi une solidarité internationaliste envers les victimes des attentats et de la guerre est indispensable, tout comme l’exigence de l’arrêt des bombardements au Moyen orient et en Afrique et de la levée immédiate des dispositifs sécuritaires et liberticides sont indispensable.




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