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Société

Un logement pour tous !

Barcelone : des logements « capsules » de 2,4 mètres carrés pour les précaires

Inspirés d’un modèle japonais, ces logements, qui coutent 200€ par mois, sont à destination des plus précaires. L’annonce de l’apparition de ces futurs logements n’a pas tardé à faire réagir.

"Un hôtel « capsule » japonais." Crédits photo : Mr. James Kelley

14 personnes en colocation dans un appartement de 100 mètres carrés, voilà la « solution » qu’a trouvé la société Haibu au problème de logements à Barcelone. Le 1er logement de ce type, qui contiendra 14 « chambres » de 1,29m de large, 2m de long et 1,20m de haut (où l’on ne peut donc même pas se tenir debout), a entraîné de vives critique de la part de la société Barcelonaise : la presse Barcelonaise s‘est emparée du sujet, alimentant les débats. Si la maire de Barcelone, Ada Colau, a remis la légalité du projet en cause, assurant qu’aucune licence ne serait délivrée pour ces logements, c’est essentiellement pour maintenir la rente de situation de riches propriétaires immobiliers sur le dos du monde du travail et les plus précaires.

L’entreprise Haibu, qui a déjà prévu la construction de 8 logements de ce type à Barcelone, persiste malgré tout, et défend son initiative, au motif que bien que ce ne soit pas un « logement digne », c’est toujours mieux que la rue. La logique publicitaire de l’entreprise consiste à se placer en possession d’une solution face à la précarité qui touche beaucoup de jeunes travailleurs Barcelonais, incapables de se loger dans une ville où le prix des loyers augmente sans cesse. Le directeur est allé jusqu’à affirmer, face à la condamnation de la maire, qu’il irait « se battre jusqu’au bout » pour que son projet voie le jour.

Défense des précaires… vraiment ?

Evidemment, de la part de promoteurs immobiliers, la construction de ces logements, indigne et invivable à moyen terme, ne vient pas d’une volonté altruiste, mais bien de celle de se servir de la situation de précarité des travailleurs Barcelonais pour faire du profit. Une situation à laquelle l’entreprise semble vouloir s’adapter, affirmant que « personne ne veut de salaires à 500€, et pourtant il y en a ». Le problème n’est pas seulement celui des logements qui coûteraient trop cher, mais bien la situation de précarité auxquelles sont soumis les travailleurs précaires, et spécialement les jeunes.




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